Adam (Jingjing en chinois) : Stèle nestorienne, texte de l’inscription

5. Kao-tsoûng contiuua l’œuvre de ses prédécesseurs ;
De plus, il fit fortifier et restaurer les demeures de la pureté.
Les palais de la Concorde apparurent brillants d’un nouvel éclat ;
Lequel éclat s’étendit dans toutes les directions et remplit tout l’empire.

6. La véritable doctrine fut publiquement annoncée et prèchée au grand jour ;
Des chefs de la loi ( des évêques ) furent créés pour la rendre plus respectable.
Les populations jouirent du bonheur et delà tranquillité;
Et tous les êtres furent exempts de calamités et de misères.

7. Lorsque Hioûen-tsoùng (*) lut proclamé Empereur,
Il sut se consacrer à la pratique de la droiture et de la vérité;
Ses inscriptions impériales répandirent au loin leur éclat,
Et la beauté de la composition de l’écriture céleste refléta  la lumière du jour.

8. Les effigies impériales brillaient de l’éclat des pierres précieuses ;
Dans tout l’empire on les avait en haute vénération.
Chacun remplissait ses devoirs avec joie et dans toute leur étendue,
Et les peuples se reposaient heureux dans leur félicité.

9. Vint ensuite l’Empereur Sou-lsoûng;
Une majesté céleste semblait diriger son char impérial.
Le soleil de sa sainteté répandait au loin sa splendeur,
Et le vent de la félicité balayait les ténèbres.

10. Le bonheur revint aux demeures impériales ;
L’air pestilentiel qui les remplissait en fut chassé pour toujours.
Sou-lsoûng arrêta les passions irritées et pacifia le peuple.
Il créa aussi la tranquillité actuelle de notre empire.

11. Taï-tsoûng, l’Einpereur filial et juste,
Par sa vertu réunit le ciel et la terre.
Ses bienfaits répandus abondamment rendirent les po­ pulations prospères.
Les biens et les richesses fructifièrent admirablement.

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(*) L’empereur Hioùen-tsoüng commença à régner l’année 847 de notre ère. Ce fut à la suite d’une conspiration découverte contre la personne de l’empereur que l’eunuque Kao Li-sse,dont il est parlé dans notre Inscription (p. 22-23), fut élevé au poste éminent de général d’armée, qu’il conserva jusqu’à sa mort. — On attribue à l’empereur Hioùen-tsoüng la fondation de la célèbre académie des Han-lin, qu’il composa des quarante plus habiles docteurs ou lettrés de l’empire. Il visita la demeure où naquit le philosophe Khouny- tseu, et il lui donna le titre de roi illustre des lettres. Cela ne l’empêcha pas de favoriser et d’honorer aussi publiquement Lao-tseu et Bouddha, ainsi que la religion chrétienne, comme il est dit dans l’inscription.
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12. Les parfums de l’encens lui servaient à récompenser les bonnes œuvres (*).
Sa charité lui faisait faire beaucoup d’aumônes.
La vallée du soleil levant apparut dans toute sa majesté,
Et les ombres creuses de lalune cessèrent de l’obscurcir67.

13. Kién-tchoûng (Te-tsoûng) étant arrivé au pouvoir suprême (**),
S’est appliqué à cultiver la brillante vertu.
Par sa valeur guerrière et sa prudence, il a pacifié les quatre mers ;
Et par sa culture intellectuelle il a exercé son influence dans toutes les régions du monde.

14. La lumière de son intelligenc a pénètré dans les replis les plus secrets du cœur de l’homme;
Et, comme un miroir, elle réfléchit les formes des choses.
Tous les points de l’univers68 sont comme illuminés par sa clarté,
Et les barbares de tous les côtés l’ont pris pour modèle.

15. 11 n’y a que la doctrine qui soit vaste et étendue !
Elle répond seule à tous les secrets de la pensée.
Forcés de lui donner un nom, nous l’appelons parole, verbe !
C’est le profond, l’insondable UN-TROIS .

16. Le souverain a seul le pouvoir d’agir et de faire !
Les ministres ne peuvent qu’exécuter ce qu’il a prescrit.
Elle est érigée, la grande inscription sur pierre !
Ce sont les louanges d’une suprême félicité.

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(*) Cet empereur reçut le pouvoir souverain (762) dans un moment où il était encore vivement disputé par les rebelles qui avaient pris la capitale occidentale de l’empire (Si-ngan-fou) ; mais il finit cependant pr les détruire avec le secours des troupes étrangères des états occidentaux de l’Asie, surtout des Ouigours
(**) En 779 de notre ère. L’année suivante, 780, il fit faire le dénombrement de la population de l’empire; on comp­ tait 67 ,000 officiers et soldats. Les im- pôts s’élevaient à 231 735 000 fr.
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(NDLR : Le texte original de la traduction passe du vers 16 au vers 2(, sans explication)

25. Celte inscription a été érigée la deuxième année kién-tchoùng des grands Thàng (en 781 de notre ère), l’année sidérale étant dans le signe du printemps (69) , 7e jour du mois taï-thsou (le 1er de l’année chinoise (70), jour férié du graud Yao-san (Hosanna) ”.

En ce moment le chef de la Loi est le prêtre Ning-ehou, chargé de l’enseignement des populations chrétiennes dans les contrées de l’Orient.

L’inscription a été écrite sur pierre et gravée en creux par Liu Sieoù-yen, secrétaire surnuméraire du Conseil, et précédemment surintendant militaire à Taï tcheoû(*) (province actuelle de Tchè-kiàng).

L’Examinateur assistant, Président du tribunal des Rites; le Prêtre ou Bonze, chef des Temples et Églises, décoré par l’Empereur de la robe de pourpre mélangée » de noir et nommée kiâ-chà (ou Ni-li **). »

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(•) Au lieu d’être à la tin de l’inscription, cette phrase, dans l’édition de Wang-tchang, est placée en tête, se­lon l’habitude chinoise.
(**) Cette dernière phrase est placée au bas de l’inscription, à droite, après les souscriptions en caractères estranghélo, que nous reproduisons ci-après. C’est une approbation de l’inscription, donnée par le ministre compétent.
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