cultivons l''espoir d'un cycle des saisons déraillé pour que jusqu’à la fin des temps le monde stagne en hiver sous des montagnes de stalagmites bannissant enfin les affres de l’inclinaison loin de ce printemps au sourire hypocrite ses germes d’insolence ignorant la souffrance tout doit rester gelé bloqué en cul-de-sac mieux vaut la beauté congelée cachée invisible même que les frétillements imbéciles de ces vernales futiles à quoi bon ce bourgeon-ci ce chaton-là nous faire croire assourdissantes bêtises que tout recommence mythe millénaire du renouveau comme si tout n’était pas déjà bouclé mille fois la mauvaise herbe qui pointe la feuille qui s’enhardit le vert qui nappe la terre autant de cellules cancéreuses qui s'épanouissent autant d’indices vite oubliés au moins le chêne blanc aime tellement l’hiver qu’il porte sa feuille morte le plus longtemps possible ailleurs que de vanités dans l’énergie gaspillée de ces renaissances éternellement revécues coassements rauques papillons énervés butineuses à ultraviolet agitations futiles de la surface des choses comme si la vie voulait ravaler sa façade alors qu’elle ne fait que se répéter pièce de théâtre outrée aux comédiens lassés au printemps prochain pas de sacre le miracle n'aura pas lieu la laideur sera toujours laide la misère sera toujours sale il n’y a pas de saisons il n’y a que des leurres de bonheur Texte de Luc Fayard

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Poésie/première publie mon poème « sortilège »

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Guillaume Apollinaire : Il pleut (1916)

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Le pop art dans tous ses états : Sea, Pop and Sun (Villa Carmignac, été 2026)

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En matière de modestie, je ne crains personne.Olivier Weil-Hébert, paraphrasant Alfred Capus : « Il n’a qu’une qualité : il est modeste. Et… Lire

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Art et Poésie : dernières publications

À pas lents et suivis du chien de la maison, Nous refaisons la route à présent trop connue. Un pâle automne saigne au fond de l’avenue, Et des femmes en deuil passent à l’horizon. Comme dans un préau d’hospice ou de prison, L’air est calme et d’une tristesse contenue ; Et chaque feuille d’or tombe, l’heure venue, Ainsi qu’un souvenir, lente, sur le gazon. Le Silence entre nous marche… Cœurs de mensonges, Chacun, las du voyage, et mûr pour d’autres songes, Rêve égoïstement de retourner au port. Mais les bois ont, ce soir, tant de mélancolie Que notre cœur s’émeut à son tour et s’oublie À parler du passé, sous le ciel qui s’endort, Doucement, à mi-voix, comme d’un enfant mort… Au jardin de l’infante, Mercure de France, 1921 source du texte : Wikisource

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Albert Samain : Automne (1893)

Anonyme (-1400) — Statue d'un Dieu du temps, Méditerranée, Levant, fin de l'âge du bronze (-1400)art-ancien-classique

Anonyme (-1400) : Statue d’un Dieu du temps, Méditerranée, Levant, fin de l’âge du bronze (-1400)

Philip Guston — Late April II (1961)art-contemporain

Philip Guston : Late April II (1961)

     Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye, Et s’est vestu de brouderie, De soleil luyant, cler et beau.      Il n’y a beste, ne oyseau, Qu’en son jargon ne chante ou crie : Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye.      Riviere, fontaine et ruisseau Portent, en livrée jolie, Gouttes d’argent d’orfavrerie, Chascun s’abille de nouveau :      Le temps a laissié son manteau. Poésies complètes, Ernest Flammarion, 1915 source du texte : Wikisource

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Charles d’Orléans : Le temps a laissié son manteau (1440)

Peder-Severin Krøyer — Garçons se baignant à Skagen, soirée d’été (1899)art-moderne

Peder-Severin Krøyer : Garçons se baignant à Skagen, soirée d’été (1899)

Anonyme (-725) — Déesse Menhit (-725)art-ancien-classique

Anonyme (-725) : Déesse Menhit (-725)

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La Gazette d'Amavero n°30
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