Un poème écrit pour une œuvre d’art (ou illustré par elle). Auteur(e)s et artistes choisis par le conseil artistique de l’association. Galerie enrichie chaque semaine. Proposez-nous vos textes ou œuvres: contactez-nous .
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infime
(Jean-Ignace-Isidore-Gérard Grandville — La Lune peinte par elle-même (1844))
sur la route
écraser de son pas
l’ombre couchée
des frondaisons
trouées de lumière
dans les prés
envier le papillon
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Guillaume Apollinaire : Il pleut (1916)
(Guillaume Apollinaire — Il pleut (1916))
Des filets verticaux de lettres dactylographiées ruissellent obliquement sur la page blanche à la manière de gouttes d'eau. Guillaume Apollinaire
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Re Chab : Le jardin propice (2020)
(Jacques Hemery — Mont Ventoux (2020))
Une forme montagneuse blanche se détache sur un ciel gris-bleu balayé de larges touches, évoquant le mont Ventoux enneigé. Jacques
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Azzahra : Un calme assis
(Alain Dettinger — Sans titre (1970))
Un calme assis s’est collé au mur de la chambre pleine de brume
Je l'entends, il me surveille tel un
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Agnès Thomas : Il y a différentes façons de voir le monde (2026)
(Jill Lemann – Anémones de Saint-Yves (2022) – acrylique et aquarelle sur papier)
Dans un pichet en céramique aux motifs bleus, des anémones blanches, bleu sombre et vert tendre ouvrent leurs larges corolles
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renaissance
(Olivier de Coux — Formatage 341, Jardin des Arts (2007))
albâtre l’âme fuit
barbare l’esprit luit
ce qui se cache est beau
ce qui s’expose est laid
la parole est
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pays rêvé (Hommage à David Hockney)
(David Hockney – Apple Tree (2019))
Un pommier chargé de pommes vertes se dresse au bord d'une rivière, sa ramure éclatante se détachant sur un ciel
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l’homme qui pleure
(Lars Lerin — La Côte norvégienne (1954) – aquarelle)
l’homme qui pleure
ignore comment
l’infini déborde
au-delà des larmes
sans voix il ne peut crier
seuls les hurlements
surgis
[…] -

matin de l’ange
(Luc Fayard – Vue de la fenêtre le matin (2026) – photo)
le matin
quand je me lave les dents
devant la fenêtre ouverte
le chêne me salue
de sa voix grave
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