Adam (Jingjing en chinois) : Stèle nestorienne, texte de l’inscription

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(*) Cette courte notice du Tà-thsin, ou de la Syrie, comprenant la Judée, a été considérée par quelques critiques comme une preuve de l’inauthenticité de l’inscription, le pays décrit étant un pays imaginaire, et n’ayant aucun rapport avec celui de la Syrie ou de la Judée. C’est là une grande erreur. Les caractères principaux de la région syrienne esquissés par les écrivains chinois, parurent, sans doute, aux yeux des rédacteurs syriens de l’inscription, assez exactement décrits, pour ne pas se croire obligés d’en tracer d’autres, surtout s’adressant à des Chinois pour lesquels la notice indigène était suffisante et préférable, comme étant déjà consacrée par l’usage. Car ce n’était pas la géographie que les missionnaires syriens allaient enseigner aux Chinois, mais bien une doctrine religieuse nouvelle qui n’avait rien à démêler avec la géographie. Toutefois, la mer de Corail, située au midi, est évidemment la mer Rouge; la contrée des anachorètes, située à l’ouest, rappelle les solitudes de la Thébaïde ; les parfums qui raniment la vie , l’encens d’Arabie, etc.
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répandait ainsi dans les dix grandes voies de communication de l’Empire (39), le royaume s’enrichissait et recouvrait sa prospérité primitive. Les temples (chrétiens) remplirent toutes les villes, et des familles en grand nombre trouvèrent le bonheur dans la religion illustre.

16. Dans les années du saint calendrier (ching-li, 698-699), les sectateurs de Bouddha, usant de leur pouvoir, établirent leur prépondérance (*) dans la capitale de l’Est (où résidait un prince qui avait changé le nom de la dy­ nastie des Thang en celui de Tchêou (40). A la fin de l’année du Ciel antérieur (sien-thien, 713), des lettrés d’ordre inférieur tournèrent en grande dérision (la religion nouvelle) et cherchèrent par tous les moyens à la déprécier dans le pays de l’ancienne capitale des Tcheou (41). Mais il y eut alors des hommes éminents, comme le chef des prêtres, Lo-han, le grand et vertueux Ki-lie (42) avec d’autres nobles personnages originaires de la région (occidentale) de l’or (43) , tous prêtres d’un rang élevé, et étrangers aux choses mondaines, qui s’unirent pour rompre la trame ténébreuse, et relier de concert le nœud rompu (de la foi nouvelle).

17. L’Empereur Hiouen-tsoung (713-755), très-pénétré des bonnes doctrines religieuses, ordonna aux princes de Ning-kouë et autres lieux, en tout cinq princes de sang royal (44), d’aller visiter la demeure de la félicité. Des autels furent élevés; le faite de l’Eglise (litt. de la Loi), qui menaçait ruine, fut relevé et consolidé. Les pierres de la

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(*) Littéralement : « S’élevèrenl hardiment au-dessus des autres pur l’influence de leurs discours ».L.’édi- Iion de Wang tchang porte, au lieu du caractère khèou, « bouche », le signe quadrilatère, qui repré­ sente, dans les textes chinois (note, page 11), les caractères effacés ou inconnus; et nous avions d’abord pensé que ce signe avait été placé dans cette édition, au lieu de celui de la croix . Mais le fac-similé de la Bibliothèque impériale, que nous avons consulté depuis, porte très lisiblement le caractère khèou, « bouche ».
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Loi qui, avec le temps, s’étaient dérangées, furent de nouveau mises eu place et réparées.

18. Au commencement de l’année des joyaux célestes (thien-pao : 742), l’Empereur ordonna au général en chef, Kao-Li-ssé (45) , de faire transporter les Effigies de cinq personnages de haute sainteté (les cinq Empereurs de la dynastie des Thang, dont le règne avait précédé le sien) dans l’intérieur des Églises chrétiennes, et de les y placer dans un endroit convenable ; de leur faire don de cent pièces de fines étoffes de soie; de leur offrir en même temps dès peintures exécutées avec beaucoup d’intelligence et de bonheur. Quoique les barbes impériales fussent absentes, les arcs et les épées pouvaient être comme touchés avec la main ; et lorsque le soleil les frappait de ses rayons écla­ tants, les visages célestes semblaient être à un pied de vous.

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