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Allais (Alphonse) : Complainte amoureuse

Oui, dès l’instant que je vous vis,
(suite…)
Beauté féroce, vous me plûtes ;
De l’amour qu’en vos yeux je pris,
Sur-le-champ vous vous aperçûtes ;
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes ! -
Stéphane Bouquet : Les Amours suivantes (extrait)
Je ne sais pas si c’est l’amour
(suite…)
mais c’est comme un grand feu qui brûle
dans la nuit, et qui éclaire tout,
et qui fait mal, et qui console. -
Carson (Anne) : The Glass Essay (trois extraits)
(suite…)I can hear little clicks inside my dream.
Night drips its silver tap
down the back.J’entends de petits clics dans mon rêve.
La nuit laisse couler son robinet d’argent
dans mon dos. -
Angelou (Maya) : Still I Rise (Pourtant je m’élève)
(suite…)You may write me down in history
With your bitter, twisted lies
You may trod me in the very dirt
But still, like dust, I’ll rise.Vous pouvez me rabaisser pour l’histoire
Avec vos mensonges amers et tordus,
Vous pouvez me traîner dans la boue
Mais comme la poussière, je m’élève encore, -
Artaud (Antonin) : Le navire mystique
Il se sera perdu le navire archaïque
(suite…)
Aux mers où baigneront mes rêves éperdus,
Et ses immenses mâts se seront confondus
Dans les brouillards d’un ciel de Bible et de Cantiques.

