Cosa aspetti sull’uscio della mia casa? È l’alba sono sola e ho paura Cosa cerchi nel vuoto delle mie stanze? Sono sola e gli specchi ho rivoltato. Qu’attends-tu sur le seuil de ma maison ? C’est l’aube je suis seule et j’ai peur Que cherches-tu dans le vide des pièces que j’habite ? Je suis seule et j’ai retourné les miroirs. […] Non ricordo l’inizio del discorso ricordo che improvviso il temporale confuse le tue ciglia i miei pensieri Je ne me souviens pas de ce que nous disions je me souviens que brusquement l’orage a confondu tes yeux et mes pensées […] La sera ripensa il giorno assomma le ore di luce. Cerca di ordibare l’insensato cadere dei colori la chiave d’una vita che dura solo dodici ore. Le soir revient sur le jour rassemble les heures de lumière. Cherche à ordonner la chute insensée des couleurs la clef d’une vie qui dure rien de plus que douze heures. […] Ancestrale, poèmes ; traduits par Nathalie Castagné, éditions du Tripode, 2021 Goliarda Sapienza (1924-1996) source : onarretetout dans main tenant
Goliarda Sapienza : Ancestrale (2021) – extraits
art-moderneKároly Ferenczy – Gitane endormie (1915)
Il était surtout écœuré de l’entendre dire « Mon rat », « Mon chien », « Mon chat », « Mon bijou », « Mon oiseau bleu », « Mon trésor », et de la voir s’offrir à lui chaque fois avec une petite comédie de pudeur enfantine, de petits mouvements de crainte qu’elle jugeait gentils, et de petits jeux de pensionnaire dépravée. Elle demandait : « À qui cette bouche-là ? » Et quand il ne répondait pas tout de suite : « C’est à moi », elle insistait jusqu’à le faire pâlir d’énervement. Elle aurait dû sentir, lui semblait-il, qu’il faut, en amour, un tact, une adresse, une prudence et une justesse extrêmes, que s’étant donnée à lui, elle mûre, mère de famille, femme du monde, elle devait se livrer gravement, avec une sorte d’emportement contenu, sévère, avec des larmes peut-être, mais avec les larmes de Didon, non plus avec celles de Juliette. Bel Ami (1885) Guy de Maupassant (1850-1893) source : Mounia Lupin, Association des vrais amis de Flaubert et Maupassant, sur fb
Guy de Maupassant : « Il était surtout écœuré… » extrait de « Bel Ami » (1885)
art-ancien-classiqueJoseph Mallord William Turner – Storm at Sea (1822–1883)
art-contemporainOtto B. de Kat – Interior with white wicker chair (1984)
Il bouge un miroir où s’ouvrent des paupières c’est l’absence sur l’eau de ton visage la ballade de son sourire où l’aube t’envoie née du tremblement d’une étoile qui mourut de revoir le jour Ton corps se voit dans le noir moins d’ombre est dans la nuit que dans mes yeux où tu te lèves toi de mon nom où tu te caches toi de ta voix tout ce qu’on a su de ton cœur et plus vivante pour le soleil que pour les jours Éclair où se poursuit la ronde du matin c’est l’hirondelle elle est blanche Noir passant qu’en sais-tu Si son ombre l’attache à la rose des neiges Où jamais le jour ne se pose depuis qu’il a vu naître et en mourir l’amour La Connaissance du Soir, 1947 (Gallimard) souce : Anne Dumas, Pages oubliées, sur fb
Joë Bousquet : Clairière
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