Il bouge un miroir où s’ouvrent des paupières
c’est l’absence sur l’eau de ton visage
la ballade de son sourire où l’aube t’envoie
née du tremblement d’une étoile qui mourut de
revoir le jour
Ton corps se voit dans le noir
moins d’ombre est dans la nuit
que dans mes yeux où tu te lèves
toi de mon nom où tu te caches
toi de ta voix tout ce qu’on a su de ton cœur
et plus vivante pour le soleil que pour les jours
Éclair où se poursuit la ronde du matin
c’est l’hirondelle elle est blanche
Noir passant qu’en sais-tu
Si son ombre l’attache à la rose des neiges
Où jamais le jour ne se pose
depuis qu’il a vu naître et en mourir l’amour
La Connaissance du Soir, 1947 (Gallimard)
souce : Anne Dumas, Pages oubliées, sur fb


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