Amavero, site associatif indépendant d’art et de poésie, publie de nombreux auteurs (voir Index des Auteurs).
Parmi eux, Luc Fayard, fondateur de l’association et curateur du site.
Voici tous ses poèmes, textes seuls et illustrés, publiés par Amavero (543 à ce jour).


il pleure
(Eugène Carrière – Paul Verlaine (1890))
il pleure souvent dans mon coeur quels yeux quel visage quel front et dans les couleurs quelle audace […]
la vieille
elle compte plus de rides sur sa peau cuivrée que d’années dans son corps voûté toujours elle baisse les yeux et fronce le nez sans sourire et sans le faire exprès le […]

bonheur fuyant
(John Martin – The Plains of Heaven (1851))
je vois le bonheur fuyant devant mon cœur sans un cri fantomatique zombie calme serpent ondulant je le […]

fouiller la surface
(Lionel LeMoine-Fitzgerald – Dugald (1918))
j’écris pour fouiller la surface indicible des choses et des gens dans la sphère de l’invisible au-delà des […]
malgré tout
l’automne est là malgré tout malgré la folie des hommes la fin des embrassades et des câlins furtifs malgré le regard méfiant planétaire l’automne est venu sans se presser les feuilles du […]
en bord d'éternité
quand je serai parti de mon âme ma vie je me vois volontiers assis sur un nuage causant aux trépassés gisants de tous les âges pendant que vous muets souffrirez pleutres mous […]
jaune et rouille
nappes de vignes aux multiples teintes tirées d'une palette jaune et rouille pénétrant les sens à vif treilles dignes gémissantes du poids du temps dépouillées de leurs apprêts les voici comme elles sont fatalement […]
pensée errante
ma pensée part errante avide d’assouvir ses lubies d’asservir sa chimère aberrante elle vaque intrigante toujours prête à servir son ardeur pour gravir toute pente insouciante vif un son vient percer mon […]
la pierre grise est la plate statue
la pierre grise est la plate statue portant en sacrifice un scorpion mort là-bas l’enfant joueur sourit encore ses bras arrondis cerclant l’arbre nu tu rencontreras ainsi tant de vies qui s’exposeront […]
mille sources
c’était un juillet bleu comme en connaît peu au plateau des milles sources pays trompeur en apparence charmeur qui cache des tourbières fourbes dans ses bouquets d’herbes et de fougères malheur au […]
je voudrais écrire
je voudrais écrire les plus belles pages du monde que le monde lirait en pleurant un peu mes pages seraient pleines de tristesse et de beauté le beau est toujours triste quand […]
l'homme nu
les lumières jaillirent de la nuitcrépitant comme un feu d’artifice lanceur de fausses étoiles vers le dôme du monde je vis la folie des hommesle passé reconstruit le présent occultéle futur antérieur non advenul’espace […]
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