Autres Textes et Poèmes choisis

  • Anonyme : Petit cours de français

    Balcon: soirée nulle
    Cramponner : douleur nasale
    Gaspacho : flatulence froide
    Les poubelles : les moutons aussi
    Pinailleur: mari infidèle
    Pudeur : quant tu as perdu ta montre
    Théologie : mais café au travail

    Piqué sur internet, mais où?…

  • Vonnegut (Kurt) : Pratiquez n’importe quel art (2006)

    Image créée par IA

    En 2006, un professeur d’anglais de lycée a demandé à ses élèves d’écrire à un auteur célèbre pour lui demander conseil. Kurt Vonnegut fut le seul à répondre – et sa réponse est magnifique :

    « Cher Lycée Xavier, et Mme Lockwood, et Messieurs Perin, McFeely, Batten, Maurer et Congiusta : Je vous remercie pour vos lettres amicales. Vous savez vraiment comment remonter le moral d’un vieux de 84 ans dans ses dernières années.

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  • Thomas (Dylan) : Dans mon métier, mon art morose / In My Craft, Or Sullent Art

    Dans mon métier, mon art morose
    exercé dans la nuit silencieuse
    quand la lune seule fait rage
    quand les amants sont étendus

    In my craft or sullen art
    Exercised in the still night
    When only the moon rages
    And the lovers lie abed

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  • Matisse (Henri) : Lettre à Richard Dupierreux, critique d'art

    Cher Monsieur Dupierreux, 

    La bêtise est un spectacle fort affligeant mais la colère d’un imbécile a quelque chose de réconfortant. Aussi je tiens à vous remercier pour les quelques lignes que vous avez consacrées à mon exposition.Tout le monde m’assure que vous n’êtes qu’une vieille pompe à merde et que vous ne méritez pas la moindre attention. Il va sans dire que je n’en crois rien et vous prie de croire cher monsieur Dupierreux en mes sentiments les meilleurs.

    Henri Matisse. Lettre à Richard Dupierreu, critique d’art au journal Le Soir, Bruxelles

  • Haddad (Malek) : Je rêve à l'imparfait

    Je rêve à l’Imparfait
    Au restaurant la lampe
    Est toujours allumée
    Dans la ville où la pierre a choisi de vieillir
    Il n’y a plus
    Qu’une fumée
    Et l’incassable souvenir

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