Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 822 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Quelque profonde que puisse être votre connaissance de la philosophie abstruse, c’est comme un fragment de cheveu dans l’immensité de… Lire


  • Nouvelle Galerie : art ancien et art classique

    La Vénus de Hohle Fels (-40 000 ans) – Ivoire de mammouth
    Jan Vermeer Van Delft : Le Verre de Vin (1658-1662)

    Les puristes seront horrifiés par ce rapprochement historique iconoclaste mais ce n’en est pas un ! Comme Amavero est surtout centré sur l’art contemporain et un peu sur l’art moderne, nous ne pensons pas publier beaucoup d’œuvres des autres époques. Néanmoins, de temps en temps, telle sculpture ancienne ou tel tableau classique nous paraissent dignes d’intérêt, dans notre simple vision d’amateur bénévole! Voilà pourquoi nous leur avons réservé une petite place et, comme ils ne seront sans doute pas nombreux, nous les avons mis ensemble pour ne pas vous perdre dans les méandres d’une galerie trop compliquée.

    Comme pour les autres galeries, vous pouvez feuilleter de deux manières :

    (*) La Vénus de Hohle Fels (découverte en septembre 2008) – statuette – 59,7 × 34,6 mm – 33,3 g – ivoire de mammouth – paléolithique supérieur (- 40 000 ans), style aurignacien


  • La plus belle citation sur l’art

    Robert Filliou – Research in Child Language (1971)

     

    L’art est
    ce qui rend
    la vie
    plus belle
    que l’art ❞

    Texte et œuvre de Robert Filliou
    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne

    Merci à Valérie Sizaret


  • meringue

    Camille Pissarro – Dieppe, bassin Duquesne, Marée basse, soleil, matin (1902)

    tout est indice ici
    on imagine l’activité de pêche
    sans bien la voir
    les nuages sont posés
    dans le ciel
    comme des meringues
    à l’envers
    on suppose que les bateaux
    ne sont pas encore rentrés
    c’est le calme
    avant la tempête
    de la criée et de la foule
    au loin les cheminées fument
    symboles d’une ville industrieuse

    Texte de Luc Fayard inspiré par le tableau Dieppe, bassin Duquesne, Marée basse, soleil, matin, de Camille Pissarro (1902)


  • élégie de la joie

    Isabelle Mestchersky – Gris de Payne (2025)

    où est la joie
    celle qui éclate
    en feu d’artifice
    embrasant la journée
    celle qui transmue un être
    en source de beauté
    et son visage en astre
    rayonnant autour de lui

    mais l’ai-je jamais connu
    ce fol instant de libération
    je ne me souviens plus
    de cette illumination

    rarement un seul mot
    aura suscité
    tant de verbes positifs
    et rebondissants
    la joie qui jaillit
    débordante
    autant de sons gais
    et vibrants
    quand elle chante
    carillonnante
    autant de fluidité
    ruisselante
    elle inonde parfois

    la joie s’entend de loin
    pas moyen d’y échapper
    elle fait du bruit
    explosant soudain
    de mille feux crépitants

    couleurs et contrastes
    la joie est le verbe du monde

    et moi je l’ai perdue
    il y a longtemps

    pour la sentir
    vous parcourir
    tout votre être
    comme une flèche qui
    tombée du ciel
    vous relierait à la terre
    il aurait fallu
    impossible alchimie
    savoir garder intacte
    son âme d’enfant

    le miracle n’a pas eu lieu
    et depuis
    je vois la vie en gris

    Texte de Luc Fayard, illustré par Gris de Payne, d’Isabelle Mestchersky


  • régate

    Béatrice Aliamus – Bateaux

    l’eau clapote
    sous les coques
    le vent gémit
    dans les voiles
    les poulies grincent
    sous l’effort
    il faudra virer
    la bouée là-bas
    changer d’amure
    partir au près serré
    qu’importe la victoire
    quand on vit au rythme
    des chants de la mer
    et que la lumière du ciel
    aspire le souffle marin

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Bateaux de Béatrice Aliamus



Art et Poésie : dernières publications

  • André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

    André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

  • Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

    Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

  • Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

    Les souvenirs sont des rubans de salves de clairière
    les banderoles du vent à Noël sur la terre

    Les forêts ont leurs feuillures secrètes
    leurs nids de miel de hiboux du bal
    et leurs anneaux de chiffon d’émail de lumière
    pour habiller les fées

    Tu m’appelais par mon nom
    et plantais des œillets d’azyme aux boutonnières des naufragés
    Tu m’appelais par mes désirs
    par toute chaude caresse pulvérisée au sol
    par la pelisse de groseille de plomb des colloques de midi

    Tu m’appelais par ma fièvre
    par le violon de noix de mes pulsations
    par le grillon d’arcade de chaque torche de néant

    Tu m’appelais par ma voix
    par l’arrogant brassard de tulipe de harpe de ton fidèle amour
    du premier cri de mousseline de rameau d’amour
    qui crépite dans l’âtre
    Les souvenirs sont des échasses de moelle de silence
    Le soleil promène le monde dans sa cage de roseau
    Les enfants le guident

    *

    Maçon d’eau d’air d’ombre
    je l’ai reconnu à sa carrure
    aux tunnels de ses mains profondes
    transparentes par endroits
    comme des taches de jour sur l’onde

    Ses couteaux mûrissent dans mes sentiers
    Ils tournent dans l’air comme des étoiles
    et deviennent flèches de ma nuit quand je dors

    Maçon de neige de laine de leurre
    l’envers d’une chevelure brouillée de clairons
    je l’ai reconnu à sa cruauté
    à la moisson de scalp de ses orgies de pou
    Il riait de ma frayeur
    Tailleur de griffes de sphinx il régnait
    Je l’ai reconnu à la leçon des hauts mâts de vertige du porche
    que nous franchirons côte à côte
    quand tu m’auras secouru

    Tu reviendras le jour où les grenouilles les grives
    émanciperont l’air de l’herbe où tu t’étends
    Tu reviendras avec ta promesse de colombe
    heureuse d’avoir accepté la mort pour renaître
    Je l’ai reconnu montreur de croix de joue
    ton visage contre le mien

    La voix d’encre (1949) in Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988, nrf/Poésie/Gallimard , 1959, 1975, 1990, 1981, 1987, 2003
    Pour ceux qui veulent essayer de décrypter la poésie de Jabès, voici une analyse du texte par l’IA Gemini que je trouve intéressante.

    Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

  • Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

    Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

  • Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

    Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

  • Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

    Je ne suis pas de votre race. Je suis du clan Mongol qui apportera une vérité monstrueuse : l’authenticité de la vie, la connaissance du rythme, et qui ravagera toujours vos maisons statiques du temps et de l’espace, localisées en une série de petites cases. Mon étalon est plus sauvage que vos engrenages poussifs, son sabot de corne plus dangereux que vos roues de fer. Entourez-moi des cent milles baïonnettes de la lumière occidentale, car malheur à vous si je sors du noir de ma caverne et si je me mets à chasser vos bruits. Que sur mes berges vos pontonniers ne réveillent jamais mon tympan endolori, car je ferais siffler sur vous le vent incurvé comme un cimeterre. Je suis impassible comme un tyran. Mes yeux sont deux tambours. Tremblez si je sors de vos murs comme de la tente d’Attila, masqué, effroyablement agrandi, revêtu de la seule cagoule, comme mes compagnons du bagne à l’heure de la promenade, et si avec mes mains d’étrangleur, mes mains rouges par le froid, je force le ventre aigrelet de votre civilisation!

    (1887-1961). Moravagine, Éditions Grasset, 1926 Littérature et Poésie

    Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

  • Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

    Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

  • Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

    Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

  • Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

    Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

  • Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

    12.ΧΙΙ.82

    vivre

    vivre en dépit des nuits.

    10.I.83

    Retournant les phrases dans la bouche, l’une après l’autre avant de confier quoi que ce soir au papier.

    – peur de la folie de l’égocentrisme. de tout.

    -vient le moment de mettre de la crème sur les mains. je souhaite.intensement que ne meure pas le parfum de mimosa

    puis, me couche.

    et souhaite continuer à tenir ce journal pour y confier de pareilles choses irrépétables, incompréhensibles: simples.

    légère mais réelle folie, cependant peu dangereuse (pour la vie civile); mais réelle.

    était-ce la peine de faire toute cette psychanalyse pour me voir fondre comme du beurre au soleil et mourir de peur

    (non)

    11.I.83

    assister, incrédule au temps.

    Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

  • Joy Harjo : Weapons (Armes)

    Joy Harjo : Weapons (Armes)

  • La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

    La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025