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je veux ton rire
je veux ton rire
claquant comme un fouet
galet rebondissant
sur l’eau des avatars
de nos multiples viesje veux des embrassades
à la régalade
tapant fort sur l’épaule
pour vérifier au passage
qu’on est encore vivantje veux ton soleil
créateur d’ombre
en lignes de fuite
sur l’horizon courbe
de nos questionsje veux ton sourire
escaladant les montagnes
sautant de pic en pic
pour venir en bout de course
me donner sa lumièreje veux que nos doigts se croisent
paumes pressées
souffle coupé
pour que nos cœurs joints
dessinent des nuagesje veux tout donner
ne rien regretter
pour qu’on écrive
sur nos tombes
ils auront aiméTexte de Luc Fayard ; voir la version illustrée
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belle journée pour les arts en partage
sous la baguette magique
des bonnes fées des arts
les musiciens musiquèrent
la soprano soprana
le poète … rima
et c’est alors que
sous la houlette de
Valérie la fée cheffe
les artistes artistèrent
dans un grand ballet de crayons
et de pinceaux multicolores
elles bourdonnaient comme une ruche
le scenario était bien ficelé
d’abord le découpage en 16 pièces
d’une photo issue elle-même
d’une mise en scène élaborée
par l’ineffable Jeff Wall
puis chacune avec son rectangle A3
porté contre son cœur
comme un carton de prière
ou de manifestation
se mit à dessiner crayonner peindre
son petit bout d’univers
– ça crissait dans tous les coins –
fin du premier acte
on se mit alors
à échanger son rectangle
avec ceux de ses voisines
et ce fut un trafic mémorable
de traits et couleurs en tout genre
enfin dans un silence théâtral
les morceaux furent assemblés
soudés par un scotch bleu
sur l’envers du décor
et donnant tout son sens
à ce travail collectif
l’on se remit à l’ouvrage
pour adoucir les transitions
d’un rectangle à l’autre
et faire oublier les plis
grande règle de la vietout le monde souriait
ce fut une belle journée
pour les artistes pas tristes
et les arts pas bizarres
Voir la version illustrée -
azur et or
la vie dehors
chemins obscurs
d’azur et or
je n’en ai cured’abord se taire
sentir en moi
ce qui se terre
à tout émoialors rêver
d’encore écrire
l’âme bravée
par le sourirel’exaltation
du cœur dédié
aux vibrations
du monde entier>goûter la paix
le soir venu
dans le drapé
des sens à nuet oublier
les anciens jours
pour tout rayer
hormis l’amour
Texte de Luc Fayard,.
Voir la mise en scène, illustrée par 14 œuvres d’artistes contemporains, dans Galerie Amavero
