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écrin de rivière
mon amour
je te vois
comme un fier
écrin de rivière
où tu brillerais
de mille éclats
car tu serais tout
l’eau la rive
la barque et le pont
l’aval et l’amontsur l’eau tu serais
ces rides décoiffées
par le vent fripon
qui polissent en passant
les galets ronds
trébuchant
sur le fondtu serais
cette eau rieuse
à boire
goulûment
onde rafraichissante
où désaltéré
je pourrais enfin
plonger longuement
en apnéeTexte de Luc Fayard illustré par Bords de Rivière (1905), d’André Derain

