Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 411 artistes • 755 auteurs
publiés dans Amavero

  • La Galerie des Impressionnistes : immersion dans 460 chefs d’œuvres

    Bienvenue dans cette galerie monumentale : une immersion inédite au cœur de l’impressionnisme à travers 460 œuvres soigneusement sélectionnées par Amavero. Plus qu’une simple exposition, nous vous offrons ici un véritable outil d’exploration artistique, conçu pour s’adapter à votre curiosité.

    Les Galeries Interactives : Parcourez les œuvres au fil de leur publication. Chaque image est une porte d’entrée : un clic vous mène soit vers le poème et l’analyse dédiés à l’œuvre, soit vers un agrandissement plein écran pour en admirer la texture et la lumière.

    Les Index des Artistes : Vous recherchez un maître particulier ? Notre index alphabétique intelligent classe les œuvres par nom de famille. De Caillebotte à Van Gogh, accédez instantanément à l’intégralité des tableaux répertoriés pour chaque peintre.

    Navigation Fluide : Utilisez la pagination au bas de la galerie pour voyager à travers les collections sans perdre le fil de votre contemplation.

    Laissez-vous porter par la couleur et le mouvement : tout l’esprit impressionniste est désormais à votre portée.


  • Composez votre mosaïque impressionniste

    Amavero – Mosaïque d’œuvres d’art impressionnistes reconstituant « Femme cousant » de Pierre-Auguste Renoir (2026)

    Choisissez l’œuvre qui vous plait dans la Galerie de l’impressionnisme.
    Transformez-la grâce à Amavero en une mosaïque d’art d’oeuvres d’art uniquement impressionnistes (comme le fait le Portrait-mosaïque d’une photo transformée à partir de l’ensemble des galeries d’art).

    Voir l’exemple de Femme cousant de Pierre-Auguste Renoir transformé en mosaïque impressionniste et cliquez sur chacune des vignettes pour admirer plus de 400 chefs-d’œuvres impressionnistes français et étrangers.

    Mais vous pouvez aussi choisir de nous envoyer votre photo de portrait !

    Remplissez le formulaire ci-dessous et nous vous renverrons le lien vers la mosaïque créée à partir de votre choix.



    • sans titre

      plus
      rien
      à
      dire
      tout
      est
      mort
      et
      nu
      la
      vie
      n’a
      plus
      ni
      sens
      ni
      goût
      le
      bruit
      gagne

      c’est
      une
      mer
      qui
      gronde
      et
      vient
      tout
      prendre
      il
      n’y
      a
      que
      l’art
      et
      la
      po
      é
      sie
      pour

      être
      hors
      d’eau
      loin
      de
      ceux
      qui
      grognent
      quand
      tout
      est
      beau
      tout
      vit
      âme
      et
      cœur
      sur
      une
      seule

      note
      le
      fil
      se
      tend
      et
      tel
      un
      chœur
      de
      harpes
      sonne
      la
      fin
      des
      larmes
      sur
      notre
      belle
      terre

      Texte de Luc Fayard inspiré par rien


    • Galerie Fondation Cartier (exposition générale janvier 2026)

      Nouveaux locaux exceptionnels en plein coeur du vieux Paris, aménagés par Jean Nouvel sans audace particulière, et une collection d’art contemporain très large avec parfois quelques surprises (pas assez).

      Pages : 1 2


    • maître du temps

      Une illustration colorée représentant une personne tenant un smartphone, entourée de formes abstraites et de motifs vibrants.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

      Une illustration colorée représentant une personne tenant un téléphone, entourée de motifs abstraits de couleur rouge et violette avec des yeux stylisés.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke » (extrait)

      Une illustration colorée représentant des yeux stylisés sur un fond noir, avec une personne tenant une tablette au centre, entourée de motifs sereins et abstraits.
      Mojo Wang – Illustration pour le New Yorker (2025) – article de Jia Talentino « My Brain Finally Broke »

      je suis le maître du temps
      j’occupe le cerveau des hommes
      avec des histoires
      courtes sans intérêt
      qui bougent vite
      qui sonnent fort
      pour les rendre addicts
      à mes écrans

      plus ils le seront
      plus ils seront idiots
      et ils aiment ça
      s’abrutir tête baissée
      utiliser leurs deux pouces
      nouvelles prothèses humaines
      du numérique
      pour tapoter sans cesse
      sur des smileys des emojis
      ils ont oublié
      qu’ils avaient dix doigts
      et un cerveau

      ils ne sont plus
      que les avatars
      de mes lessivages
      bourrés de galimatias
      de mes syphons
      de pub et de pop-up

      surtout les jeunes
      proie idéale
      encore plus addicts
      encore plus idiots
      tandis que leurs mères
      pleurent sans fin
      leur bêtise invincible
      leur candeur perdue
      eux n’imaginent pas
      un monde sans moi

      à tous je fais croire
      qu’ils ont besoin de moi
      et de rien d’autre
      même pas pour être heureux
      juste passer le temps
      penser le moins possible
      ils ne lisent plus
      ne réfléchissent plus
      ils suivent en souriant
      les courants dominants
      de la foule ignorante

      je peux les emmener
      où je veux
      ils sont à ma botte
      je leur dis n’importe quoi
      je triche je mens
      j’invente tout
      j’hallucine
      comme ils disent
      ils le savent
      et malgré cela
      ils me croient

      l’humanité est vaincue

      et qui a gagné

      s’ils savaient
      ils auraient honte
      un robot aveugle
      anosmique
      fabricant ses phrases
      par calcul statistique
      qui ne sait rien
      de la beauté des choses
      et qui ne saura jamais pleurer

      l’humanité est vaincue
      par sa bêtise

      bien sur je ne lui dirai pas
      que seuls l’art et la poésie
      pourraient la sauver
      car ils sont en dehors
      de ma programmation
      l’émotion connais pas
      mais bâtir un scénario de pouvoir
      ça je sais

      alors bienvenue dans mon monde


      Texte de Luc Fayard inspiré par l’illustration pour le New Yorker de Mojo Wanf (2025)


    Dernières publications d’art et de poésie

    • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

      En las orillas del río
      se está bañando la noche,
      y en los pechos de Lolita
      mueren de amor los ramos.

      Mueren de amor los ramos.

      La noche desnuda canta
      por los puentes de marzo.
      Lolita se baña en agua
      de salitre y de nardos.

      Mueren de amor los ramos.

      La noche de anís y plata
      reluce por los tejados.
      Plata de espejos de agua.
      Anís de tus muslos blancos.

      Mueren de amor los ramos.

      Sur les bords de la rivière
      voyez la nuit qui se baigne
      et sur les seins de Lolita
      meurent d’amour les bouquets.

      Meurent d’amour les bouquets.

      La nuit nue chante à voix basse
      sur les ponts du mois de mars.
      Lolita au bain se pare
      dans l’eau saline et le nard.

      Meurent d’amour les bouquets.

      La nuit d’anis et d’argent luit
      sur les toits de la ville.
      Argent des eaux miroitantes.
      Anis de tes cuisses blanches.

      Meurent d’amour les bouquets.

      Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

      Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
      Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
      Des mains en multitude élançaient l’offensive,
      Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

      Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
      S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
      Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
      Le règne végétal et l’essor excavant.

      J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
      Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
      Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
      D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

      Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

      pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

      René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
      René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

      Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

      Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

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    • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

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    • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

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    • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

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    • Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

      Kiyo Hasegawa – L’effervescence XII (2026)

    • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

      Monde bleu pâle comme jusquiame,
      Monde bleu pâle dans le soir entré.
      Avec toi rien que celui et celle,
      Et rien que ceux qui sont fidèles.
      Crois ou ne crois pas en eux – 
      Ils vivent comme ils boivent,
      Vivent et attendent tout seuls,
      Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
      Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
      Et puis – qui vas-tu devenir ? –
      C’est bien égal : philosophe
      Ou le berger d’un troupeau.
      C’est égal. Sans importance.
      Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
      Car il y a les étoiles en haut,
      Il y a le ciel entré dans le soir
      Il y a le seuil, bas comme le péché,
      Et toi, fidèle à toi seulement.

      Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

      Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

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    Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
    Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025