Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 411 artistes • 757 auteurs
publiés dans Amavero

  • René Magritte : L’Empire des Lumières

    René Magritte – L’Empire des Lumières (1954)

    A ce jour (21 juillet 2025), le tableau surréaliste le plus cher du monde : 121,16 M$ (Christie’s, New York, 2024). Portant ce titre, il existe 17 huiles confirmées, ainsi que des gouaches et dessins, soit une vingtaine d’œuvres avérées s’appelant « L’Empire des Lumières » et attribuées à Magritte : vont-elles toutes se vendre au même prix?


  • quand je serai bien mort (illustré par 12 artistes contemporains)

    dans un frôlement nocturne
    quand je serai bien mort
    je viendrai te chatouiller
    le gros orteil droit
    telle une plume

    sur l’étang de ta maison
    plus léger qu’un souffle
    je marcherai sans une ride
    étonnés les poissons ouvriront
    plus grand la bouche

    ectoplasme translucide
    je m’effacerai doucement
    de ton souvenir étiolé
    nuage grisonnant dans le ciel
    de ton passé

    quand j’aurai bien profité
    de mes farces je serai las
    assailli de nouveaux regrets
    du fond de la mort il faudra
    que je t’appelle

    longtemps tu résisteras
    le sourcil en épi clamant
    pourquoi me déranger ainsi
    on ne peut partir et revenir
    reste enfoui

    mais je finirai par te manquer
    personne pour te faire rire
    te faire partir en éclats
    et ta vie coulant triste sans moi
    oui tu viendras

    alors âme dans l’âme nous aurons
    la mort entière pour l’amour
    et nos évanescences enserrées
    habilleront d’une joie de velours
    l’éternité

    Vincent Lignereux
    Paul Liggins

    Texte de Luc Fayard illustré par 12 artistes contemporains , extraits de Nicole’s Museum (*)

    (*) nicolemuseum.fr

    Artistes cités (de gauche à droite, de haut en bas) : Bruce Kurland, Isabelle Beaupré, Lionel Saint-Eloi, Jalliot Karte, Félix Lafortune, Paul Liggins, Bruce Connor, Lars Henkel, Guillaume Couffignal, Carole Bonaventure, Gennady Shlykov, Vincent Lignereux


  • Celan (Paul) : Fugue de la mort (Todesfuge)

    Lait noir du petit jour nous le buvons le soir
    nous le buvons midi et matin nous le buvons la nuit
    nous buvons et buvons
    nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise

    Schwarze Milch der Frühe wir trinken sie abends
    wir trinken sie mittags und morgens wir trinken sie nachts
    wir trinken und trinken
    wir schaufeln ein Grab in den Lüften da liegt man nicht eng

    (suite…)

  • Sans P

    ‌Un ‘eu de ‘oésie, dans ce monde de brutes,
    ‘our les ‘etits en lutte, et ‘our les grands en rut.
    Oui, mais en su »rimant la lettre à ‘ostillons,
    gouttelettes à virus, ‘artout en ‘a’illons

    (suite…)

  • Malika

    Keltoum Delfouss – Malika (détail)

    À mes mamas algériennes.
    Deux mamas qui ne se connaissent pas, sont pourtant tatouées dans mon cœur.
    L’une est ma belle mama de la poésie et l’autre est ma mama Malika.
    Même le prénom MALIKA comporte le nom de Ali BELKAHLA.
    On ne récolte ce que l’on s’aime, j’ai été baptisée Yacuta par Linda.
    Encore une autre mama, à laquelle je tatoue le signe de l’amour,
    Ave Maria, si tu me reconnais, je suis ta tata.
    Cette toile figurative est le caméléonisme du culturisme.
    Je développe ma masse musculaire pour faire de l’esthétisme.
    À plusieurs, les mamas deviennent QUEEN
    À l’image de Malika.
    Des femmes fortes qui ont enfantées les plus beaux insignes.
    SAL’ÂME ALI BOOM, KELTOUM !
    Ils sont DEFFOUS ces Algériens !

    Texte d’Angélique Leroy, inspiré par Malika, de Keltoum Deffous


Dernières publications d’art et de poésie

  • Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

    Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
    E questa siepe, che da tanta parte
    Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
    Ma sedendo e mirando, interminati
    Spazi di là da quella, e sovrumani
    Silenzi, e profondissima quiete
    Io nel pensier mi fingo; ove per poco
    Il cor non si spaura. E come il vento
    Odo stormir tra queste piante, io quello
    Infinito silenzio a questa voce
    Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
    E le morte stagioni, e la presente
    E viva, e il suon di lei. Così tra questa
    Immensità s’annega il pensier mio:
    E il naufragar m’è dolce in questo mare. »

    Toujours j’aimai cette colline solitaire
    Et cette haie qui refuse au regard
    L’ultime horizon de ce monde.
    Mais, en m’asseyant, je laisse aller mes yeux,
    Je façonne, en esprit, au-delà d’e la haie, des espaces sans finn
    Des silences surhumains, et c’est une quiétude
    Si profonde que pour un peu se troublerait
    Le cœur . Et comme alors j’entends
    Le vent bruire dans ces feuillages, je compare
    Ce silence infini à cette voix,
    Et je me souviens de l’éternel
    Et des saisons mortes, et de celle
    Qui vit encore, de sa rumeur.
    Immensité où sombre ma pensée,
    Et m’abîmer m’est doux en cette mer.

    Giacomo Leopardi – Canti (1818)
    Traduction: Luc Fayard à partir des traductions de Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy

    Giacomo Leopardi : L’Infinito (L’Infini) (1828)

  • Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

    Roberto Juarroz : Ce n’est qu’un rectangle (2021)

  • Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

    En las orillas del río
    se está bañando la noche,
    y en los pechos de Lolita
    mueren de amor los ramos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche desnuda canta
    por los puentes de marzo.
    Lolita se baña en agua
    de salitre y de nardos.

    Mueren de amor los ramos.

    La noche de anís y plata
    reluce por los tejados.
    Plata de espejos de agua.
    Anís de tus muslos blancos.

    Mueren de amor los ramos.

    Sur les bords de la rivière
    voyez la nuit qui se baigne
    et sur les seins de Lolita
    meurent d’amour les bouquets.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit nue chante à voix basse
    sur les ponts du mois de mars.
    Lolita au bain se pare
    dans l’eau saline et le nard.

    Meurent d’amour les bouquets.

    La nuit d’anis et d’argent luit
    sur les toits de la ville.
    Argent des eaux miroitantes.
    Anis de tes cuisses blanches.

    Meurent d’amour les bouquets.

    Federico Garcia Loca : Cancioneta (1921) – Chansonnette

  • Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

    Mes pas coupaient la nuit, sa riposte fut vive
    Et mon sang rougissait les joints des pavés noirs.
    Des mains en multitude élançaient l’offensive,
    Je tombais à genoux, broyée au laminoir.

    Ma bouche a goût de terre et l’humus térébrant
    S’instillait sous ma peau, redoublant le vivant
    Dans un corps devenu un sauvoir célébrant
    Le règne végétal et l’essor excavant.

    J’enracinais mes doigts, plongeant au plus profond
    Et touchant les flux lents, la vie que rien n’aliène,
    Je nourrissais la glèbe abreuvant les greffons
    D’un vert élan fécond, je suis chlorophyllienne.

    Texte d’Isabelle Triaureau, qui a choisi de l’illustrer par La Saveur des larmes, de René Magritte

    pour en savoir plus sur Isabelle Triaureau

    René Magritte - La Saveur des larmes (1946) - gouache sur papier
    René Magritte – La Saveur des larmes (1946) – gouache sur papier

    Isabelle Triaureau : Mes pas coupaient la nuit

  • Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

    Shoko Uemura : Les deux renards (1980)

  • Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

    Laurence Stephen Lowry : Going to the match (1953)

  • Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

    Léo Gausson – La Maison à l’Arbre rouge (1890)

  • Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

    Johan-Barthold Jongkind – Le Port de Rotterdam (1816)

  • Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

    Giotto – Dante dans les rangs des élus du paradis (1330)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025