Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
1 556 artistes • 822 auteurs publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Avec les mots, on marque le mouvement ; avec les images, on le fixe.(dit Scut, 1905-1987, « Mes inscriptions »)
Le blog Infotekart n’était pas que techno ! Il publiait régulièrement des analyses de livres de management et de courants économiques . Voici par exemple ce qu’il écrivait il y a dix ans sur la théorie de Daniel Kahnemann sur la pensée rapide et la pensée lente
épaules ramassées coudes posés peu importe le jeu pas d’argent sur la nappe qu’on soit méthodique ou intuitif la vie se résume à cela des figures sur des cartes le silence et la confrontation
Texte de Luc Fayard, inspiré par Les Joueurs de cartes, de Paul Cézanne Voir aussi nos deux galeries d’art d’œuvres seules : Art contemporain, Art moderne
Jean-Claude Vernier – Le Grand Débat (2020)Éric Stein – Le Silence éveille les hommes (2020)Nathalie Dumontier – Un Long et épais silence (2015)Âme Sauvage – Souvenir (2020)Street ArtRomaric -SilenceLucas Aguirre – Viejos Problemas Nuevas Soluciones (2021) – image numérique
Artistes cités de haut en bas,de gauche à droite : Jean-Claude Vernier, Éric Stein, Nathalie Dumontier, Âme Sauvage, Street art, Romaric, Lucas Aguirre, Eva Lhoest, Morgane Ely, Agnes Cecile, Ann Imhof, Daniel Richter, Taher Asad-Bahktiari, Lucio Fontana
Art et Poésie : dernières publications
Henry Moore : Large Upright, Internal/External Form (1981)
Du bist die Zukunft, großes Morgenrot über den Ebenen der Ewigkeit. Du bist der Hahnschrei nach der Nacht der Zeit, der Tau, die Morgenmette und die Maid, der fremde Mann, die Mutter und der Tod.
Du bist die sich verwandelnde Gestalt, die immer einsam aus dem Schicksal ragt, die unbejubelt bleibt und unbeklagt und unbeschrieben wie ein wilder Wald.
Du bist der Dinge tiefer Inbegriff, der seines Wesens letztes Wort verschweigt und sich den andern immer anders zeigt: dem Schiff als Küste und dem Land als Schiff.
Tu es l’avenir, la grande aurore sur les plaines de l’éternité. Tu es le cri du coq après la nuit du temps, la rosée, la prière du matin, la jeune fille. l’étranger, la mère et la mort.
Tu es la forme qui sans cesse change, qui, toujours solitaire, émerge du destin, qui demeure sans gloire ni regret et vierge comme une forêt sauvage.
Tu es l’essence même des choses qui tait le dernier mot de son être et qui se montre aux autres toujours autre : au navire comme une côte, à la terre comme un navire
(1875-1926). Né à Prague donc autrichien, puis tchécoslovaque. Das Stunden-Buch. Le Livre d’heures. Traduction française de Maurice Betz et Luc Fayard
Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir
Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)
Mark Hertier : Black and White Cottage (1914)
Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine
Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)
Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)
LEAR Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow! You cataracts and hurricanoes, spout Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks! You sulphurous and thought-executing fires, Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts, Singe my white head! And thou, all-shaking thunder, Smite flat the thick rotundity o’ the world! Crack nature’s moulds, all germens spill at once That make ingrateful man!
LEAR Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez, Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes ! Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée, Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne, Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle, Aplatis l’épaisse rotondité du monde, Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes Qui font l’homme ingrat !
Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats
William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)
Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.
C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.
(1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.
Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)
Abonnez-vous à La Gazette d’Amavero Entrez votre email et vous recevrez notre newsletter un lundi sur deux : 100% bénévole, gratuit, sans pub, ni spam, ni traqueurs