Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 405 artistes • 748 auteurs
publiés dans Amavero

  • Hugo (Victor): Le vagabond

    J’ai fait à pied de longues routes,
    Marchant la nuit, craignant les voix,
    Plus rempli d’ombres et de doutes
    Que la bête fauve des bois.

    (suite…)

  • devant la vitre

    Tableau abstrait dans des tons beige et gris, avec des textures et des lignes verticales suggérant une interprétation poétique de la nature et de l'avenir.
    Sandrine Hartmann – Madness (2023

    vitre embuée
    sur neige et glace mêlées
    visage dans l’arbre
    terre contre ciel
    avenir en kaléidoscope
    papier froissé
    lettres cachées
    naissance sibylline
    d’un nouvel œuf
    lignes verticales
    autant de traces
    pour avancer
    sous les nuages
    sur le chemin
    de l’espoir


    Texte de Luc Fayard inspiré de Madness, de Sandrine Hartmann


  • tic-tac

    Sandrine Jarrosson – Union Sacrée (2023)

    un jour le monde sera circulaire
    tendre et rose et vert
    les chemins se croisant
    on se hélera d’une route à l’autre
    en souvenir du temps
    des longs sentiers creux
    on marchera cote à cote entonnant
    des chants d’amour et d’amitié
    mais le temps ne s’arrête pas
    il faut continuer de bâtir
    pour parer les attaques
    de l’horloge de la vie
    tic-tac tic-tac tic-tac


    Texte de Luc Fayard inspiré de Union Sacrée, de Sandrine Jarrosson


  • yin yang

    Faz Fazou – Yin Yang (2023) – polystyrène de récupération upcyclé, travaillé à la chaleur, bois et pigments

    le yin dit au yang
    qui es-tu d’autre que moi
    être sans forme
    de l’impermanence
    qu’est la fleur sans le soleil
    l’homme sans l’amour
    il n’y a pas de réalité
    rien que le parcours
    sinueux et déchiré
    du jour et de la nuit
    la vérité n’est pas un trait

    Texte de Luc Fayard, inpiré de Yin Yang, de Faz Fazou – polystyrène de récupération upcyclé, travaillé à la chaleur , bois et pigments.


  • le soir tombe sur Lanzarote

    le soir tombe sur Lanzarote
    la belle paresseuse
    endormie comme une huître

    les traits noirs des vagues
    dessinent une portée de notes
    de musique marine

    d’un ciel au bleu qui se fonce
    narcisses alanguis
    trois nuages se pâment dans l’eau

    transparent l’air empli de silence
    laisse les amants entendre
    leur cœur qui bat qui bat

    au rythme d’un même soupir

    Texte : Luc Fayard
    inspiré par une photo de C.F., voir ici

    Image Dall.e pour illustrer le poème « le soir tombe sur Lanzarote »

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  • Shelley (Percy-Bysshe) : To a Skylark (À une alouette)

    Hail to thee, blithe Spirit!
    Bird thou never wert,
    That from Heaven, or near it,
    Pourest thy full heart
    In profuse strains of unpremeditated art.
    Higher still and higher
    From the earth thou springest
    Like a cloud of fire;
    The blue deep thou wingest,
    And singing still dost soar, and soaring ever singest.
    In the golden lightning
    Of the sunken sun
    O’er which clouds are bright’ning,
    Thou dost float and run,
    Like an unbodied joy whose race is just begun.
    The pale purple even
    Melts around thy flight;
    Like a star of Heaven
    In the broad daylight
    Thou art unseen, but yet I hear thy shrill delight:
    Keen as are the arrows
    Of that silver sphere,
    Whose intense lamp narrows
    In the white dawn clear
    Until we hardly see — we feel that it is there.
    All the earth and air
    With thy voice is loud.
    As, when night is bare,
    From one lonely cloud
    The moon rains out her beams, and heaven is overflowed.
    What thou art we know not;
    What is most like thee?
    From rainbow clouds there flow not
    Drops so bright to see
    As from thy presence showers a rain of melody.
    Like a poet hidden
    In the light of thought,
    Singing hymns unbidden,
    Till the world is wrought
    To sympathy with hopes and fears it heeded not:
    Like a high-born maiden
    In a palace tower,
    Soothing her love-laden
    Soul in secret hour
    With music sweet as love, which overflows her bower:
    Like a glow-worm golden
    In a dell of dew,
    Scattering unbeholden
    Its aerial hue
    Among the flowers and grass, which screen it from the view:
    Like a rose embowered
    In its own green leaves,
    By warm winds deflowered,
    Till the scent it gives
    Makes faint with too much sweet these heavy-winged thieves.
    Sound of vernal showers
    On the twinkling grass,
    Rain-awakened flowers,
    All that ever was
    Joyous, and clear, and fresh, thy music doth surpass.
    Teach us, sprite or bird,
    What sweet thoughts are thine:
    I have never heard
    Praise of love or wine
    That panted forth a flood of rapture so divine.
    Chorus hymeneal
    Or triumphal chaunt
    Matched with thine, would be all
    But an empty vaunt —
    A thing wherein we feel there is some hidden want.
    What objects are the fountains
    Of thy happy strain?
    What fields, or waves, or mountains?
    What shapes of sky or plain?
    What love of thine own kind? what ignorance of pain?
    With thy clear keen joyance
    Languor cannot be:
    Shadow of annoyance
    Never came near thee:
    Thou lovest, but ne’er knew love’s sad satiety.
    Waking or asleep,
    Thou of death must deem
    Things more true and deep
    Than we mortals dream,
    Or how could thy notes flow in such a crystal stream?
    We look before and after,
    And pine for what is not:
    Our sincerest laughter
    With some pain is fraught;
    Our sweetest songs are those that tell of saddest thought.
    Yet if we could scorn
    Hate, and pride, and fear;
    If we were things born
    Not to shed a tear,
    I know not how thy joy we ever should come near.
    Better than all measures
    Of delightful sound,
    Better than all treasures
    That in books are found,
    Thy skill to poet were, thou scorner of the ground!
    Teach me half the gladness
    That thy brain must know,
    Such harmonious madness
    From my lips would flow
    The world should listen then, as I am listening now!

    Salut à toi, Esprit joyeux! 
    Car oiseau jamais tu ne fus 
    Qui dans le ciel, et presqu’aux Cieux 
    Epanche en longs accents profus 
    Un coeur empli de sons qu’aucun art n’a conçus. 
    De la terre où tu prends essor, 
    Nuage de feu jaillissant, 
    Tu t’élèves plus haut encore 
    Loin au-dessus de l’océan 
    Ne cessant l’ascension, ta chanson ne cessant. 
    Dans le soleil crépusculaire 
    Et l’or de son évanescence 
    Où les nuées se font plus claires 
    Tu sembles flotter, puis t’élances 
    Comme une joie sans corps dont la course commence. 
    Même pâleur et cramoisi 
    S’effacent quand tu les pourfends; 
    Comme une étoile en plein midi, 
    Nul ne te voit au firmament, 
    Pourtant j’entends le cri de ton enchantement; 
    Ardent comme là-haut la sphère 
    Aux si vives flèches d’argent, 
    Mais dont s’estompe la lumière 
    Dans la clarté du matin blanc 
    Jusqu’à n’être vue guère, que l’on sent là pourtant. 
    Partout sur terre et dans les airs 
    Ta puissante voix retentit 
    Comme quand la lune à travers 
    Le seul nuage de la nuit 
    Inonde tout le ciel de lumineuse pluie. 
    Ce que tu es nous ignorons; 
    Qu’est-ce qui le mieux te décrit? 
    Car les gouttes d’arc-en-ciel n’ont 
    Des nues jamais resplendi 
    Comme tombe l’averse de ta mélodie. 
    Ainsi le poète oublié 
    Dans sa lumière intérieure, 
    Chantant, sans en être prié, 
    L’hymne à ses espoirs et ses peurs 
    Aux hommes ébahis d’y découvrir les leurs; 
    Ainsi la noble damoiselle 
    Au palais, dans sa haute tour, 
    Qui des musiques les plus belles 
    Berce son coeur épris d’amour 
    Sans savoir qu’elle charme aussi toute la cour; 
    Ainsi le ver luisant doré 
    Dont la couleur seule est perçue 
    Au fond d’un vallon de rosée, 
    Parsemant ce halo diffus 
    Parmi l’herbe et les fleurs où lui est hors de vue; 
    Ainsi le rosier habillé 
    Du feuillage vert de ses fleurs 
    Que le vent brûlant vient piller 
    Mais dont l’odorante douceur 
    Fera s’évanouir l’aérien détrousseur. 
    L’averse vernale et son bruit 
    Sur les herbes qui étincellent, 
    Les fleurs éveillées par la pluie, 
    Joies pures et vives, certes, mais elles 
    Ne surpassent jamais ta musique éternelle. 
    Apprends-nous donc, sylphe ou oiseau, 
    Les doux pensers qui sont les tiens; 
    Je n’ai jamais entendu mots 
    D’éloge à l’amour ou au vin 
    Déclamés en un flot de bonheur si divin. 
    Chants de triomphe et choeurs nuptiaux, 
    Si à ta voix on les compare, 
    Nous paraissent creux, sonnent faux 
    Et ne sont que vaines fanfares 
    Auxquelles font défaut les choses les plus rares. 
    Quelle est la source, quel est l’objet 
    De cette chantante fontaine? 
    Des bois? Des vagues? De hauts sommets? 
    Des formes de ciel ou de plaine? 
    L’amour de ton espèce? Le mépris de la peine? 
    Car dans ton pur ravissement 
    La langueur ne trouve point place; 
    Et l’ombre du désagrément 
    Jamais même ne te menace; 
    Tu aimes, mais de l’amour ignores ce qui lasse. 
    En éveil, ou lorsque tu dors, 
    N’est-ce pas qu’en toi s’illumine 
    Plus de vérité sur la mort 
    Que les mortels n’en imaginent, 
    Pour que coulent de toi notes si cristallines? 
    Nous voulons demain et hier, 
    Après eux soupirons sans cesse; 
    Dans nos rires les plus sincères, 
    Il est toujours quelque détresse; 
    Et nos chants sont plus beaux qui parlent de tristesse. 
    Pourtant si nous avions pouvoir 
    D’oublier peur, orgueil et haine, 
    Si nous étions nés pour avoir 
    De la vie ni larmes ni peine, 
    Comme ta joie dès lors nous paraîtrait lointaine. 
    Ton art, mieux que tous les ténors 
    Qui touchent l’âme profonde, 
    Ton art, mieux que tous les trésors 
    Dont tant de grands livres abondent, 
    Servirait le poète, ô oublieux du monde! 
    Apprends-moi un peu du plaisir 
    Connu d’un coeur toujours content, 
    Pareil harmonieux délire 
    Coulerait alors dans mon chant; 
    Le monde m’entendrait, comme moi je t’entends! 

    Percy Bysshe Shelley – Traduction : Jean-Luc Wronski – source : poesie.net

    Shelley (Percy-Bysshe) : To a Skylark (À une alouette)

  • Farrokhzâd (Forough) : Le Baiser

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  • Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 1)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025