Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • Rilke (Rainer Maria) : Der Dichter (Le Poète)

    Du entfernst dich von mir, du Stunde.
    Wunden schlägt mir dein Flügelschlag.
    Allein: was soll ich mit meinem Munde?
    mit meiner Nacht? mit meinem Tag?

    Ich habe keine Geliebte, kein Haus,
    keine Stelle auf der ich lebe.
    Alle Dinge, an die ich mich gebe,
    werden reich und geben mich aus.


  • les mots que j’aime

    je ferai un tapis des mots que j’aime
    pour que tremblants tes pieds blancs et nus foulent
    le grand désordre mué en poème
    de ton âme chavirée par la houle

    j’accrocherai les mots que j’aime aux arbres 
    pour qu’en marchant tu en tisses des fleurs
    réunies en bouquets de rose et marbre
    m’offrant leurs veines gorgées de couleurs

    les mots que j’aime partiront au ciel
    pour qu’en suivant leur envol tu transformes
    les nuages crémeux comme le miel
    en cerfs-volants jouant de mille formes

    je ferai un voilier des mots que j’aime
    pour qu’ils t’emportent en mer avec eux
    et le soir nous lancerons nos poèmes
    au soleil roux se couchant dans tes yeux

    et quand sonneraila fin de semer
    je cacherai les mots que j’aime en moi
    pour qu’ils soient la passerelle avec toi
    où nous rêverons ensemble à jamais

    Salvador Dali – Les Chants de Maldoror (1933) – illustration du livre de Lautréamont (1868)
    Julius Leblanc-Stewart – Reading (1884)

    Texte de Luc Fayard, illustré par Reading, de Julius LeBlanc Stewart et Les Chants de Maldoror, de Salvador Dali (illustration pour le livre de Lautréamont).


  • Skif (Hamid) : Me voici

    Me voici étrange et revenu 
    aux sources du cuivre et des versets 
    je m’habille de ronces, d’éclairs, d’une froide lumière 
    jaillie de l’épée

    (suite…)

  • trois bambous (version poésique)

    trois longs bambous gris 
    hachurant la vue 
    sans rien occulter

    trois nuages ronds 
    transmués dans l’eau 
    en grosses meringues

    trois buissons groupés 
    révélant la chatte 
    enfouie dans ses pattes

    collines courbées
    s’offrant mollement
    à l’air du printemps

    terre et ciel jaloux
    du beau bleu de l’eau
    appelant la nuit

    tout va se voiler
    sauf le bonheur né
    de cette harmonie

    Teodroo Wolf-Ferrari – Paysage avec arbres (1920°


    Texte : Luc Fayard
    inspiré de : Landscape with trees (1908), de Teodoro Wolf Ferrari (1878-1945), tempera sur papier

    Version poésique: récitation de Luc Fayard, musique et violon de Chantal Hannes

     


  • il faudrait (1ère version illustrée par deux artistes classiques)

    il faudrait que le vent
    poussant les montagnes
    et les grands icebergs
    bâtisse le couloir
    d’un passage abrité

    il faudrait que la main
    saluant comme une feuille
    emporte la pensée
    en elle vers le ciel
    dans un grand tournoiement

    il faudrait qu’un sourire
    pose le bleu sur le gris
    venant calmer à point
    les ardeurs opiniâtres
    des accents aigus

    il faudrait étreindre les arbres
    pour que leur frémissement
    nous parcoure le corps
    nos pieds prenant racine
    dans l’histoire du monde

    il faudrait brûler les regrets
    dans un grand feu de joie
    pour que chaque crépitement
    signe une victoire nouvelle
    sur la fatalité

    il faudrait que nos doigts
    enfin rejoints créent
    l’invincible lumière
    empêchant la nuit
    d’étendre son manteau

    Ralph-Albert Blakelock – Moonlight Landscape (1888)
    Harriett Backet – Landscape from Foldalen (1894)


    Texte de Luc Fayard extrait du recueil toucher le bout de l’arc-en-ciel dont un texte a reçu le Diplôme d’Honneur – Concours Europoésie-Unicef 2023. Illustré ici par deux tableaux de paysage :  Landscape from Foldalen, d’Harriet Backer et Moonlight Landscape, de Ralph Albert Blakelock.
    Voir une autre mise en scène avec des œuvres d’art contemporain.

    Couverture du livre 'Poèmes courts sur des œuvres d'art, Volume 2 : Art moderne et contemporain' par Luc Fayard, comprenant des illustrations d'œuvres d'art.
    Couverture du livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain » – Textes de Luc Fayard – Éditions Amavero – 2024

    Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier
    Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 2 :
    Art moderne et contemporain
    Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2024
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Dernières publications d’art et de poésie

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

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    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

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  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

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    La couleur grise

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    Dernière séance

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025