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L'acronyme du jour : GAFA (Google Apple Facebook Amazon), leurs recettes de succès
Evidemment, certains ne vont pas être contents de ne pas être dans l’acronyme, au hasard Microsoft et Yahoo. C’est un peu vache pour eux car ils sont quand même pas mal dans le trend, eux aussi. Mais je n’y suis pour rien, ce n’est pas moi qui l’ai inventé ! En tout cas l’idée de GAFA, c’est de trouver ce qu’il y a de commun entre ces 4 zygotos du web. C’était déjà l’objet d’un livre excellent dont j’ai déjà parlé, Les Géants du Web, qui lui au moins ne faisait pas d’exclusive. Mais la discussion continue et rebondit avec une extension par exemple aux objets connectés et à la réalité virtuelle ou augmentée, domaine dans lesquels Google réfléchit un peu tandis que Microsoft enfonce le clou !Pour Yves Buisson, l’analyse est simple et peut servir par exemple aux services publics qui veulent développer leur services numériques:– tout part du consommateur/acheteurs/usager/client à qui on offre les services qu’ils veulent, gratuits, faciles, rapides, souvent via une seule plateforme; application au service public: un seul portail pour les impôts, la sécu, la santé, etc.– ensuite on fabrique un écosystème autour de la plateforme, le plus ouvert possible; ce qui veut dire des interfaces et des API ouvertes;– on teste tout de suite , on suit différentes pistes en même temps; test and learn– on privilégie l’innovation de rupture plutôt qu’incrémentale;– on se sert des collaborateurs comme source d’inspiration et comme premier marché test.Je pourrai créer mon acronyme aussi après tout: la recette de GAFA, c’est COTIC (Customer, Open, Test, Innovation, Collaborative).Et voilà, yaplukafocon. source image.une archive InfoTekArt au hasard
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Le Noeud de Chaise Illustré ou les Petits Gestes de la Vie Quotidienne
Il faut se faire des petits plaisirs dans la vie. Et l’un des moyens très simples c’est de partager ensemble des petits gestes utiles ou pas de la vie quotidienne ou pas mais qu’on sait très bien exécuter, les yeux fermés et qui vous font plaisir. Par exemple, moi, le noeud de chaise, c’est le seul noeud marin que j’exécute à la perfection et ce mouvement des mains et le dessin du bout (de la corde) me procurent un immense plaisir. Il n’a rien à voir avec un noeud sur une chaise et c’est pour ça que j’ai fait la démo sur une chaise ( à venir sur la page Facebook, guettez-la). En général il sert à attacher un bateau au port à une bite d’amarrage mais j’en ai pas sous la main.Seule condition pour participer à cette page ( en-dehors des recommandations habituelles no sex, no religion, no politics, etc.) : pouvoir illustrer son geste avec des images ou des dessins.
l’adresse:
https://www.facebook.com/noeuddechaiseetpetitsgestesdelaviequotidienne
Palstek innen%E2%80%AF%C2%BB par Markus B%C3%A4rlocher %E2%80%94 Markus B%C3%A4rlocher. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons. »>source imageune archive InfoTekArt au hasard
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Technology Vision 2015, by Accenture
La nouvelle « Technology Vision » d’Accenture enfonce le clou du message « chaque entreprise est une entreprise connectée » à travers 5 grandes tendances.
1. L’internet de Moi (Internet of Me).
2. Une économie orientée résultat.
3. La révolution de la plateforme.
4. L’entreprise intelligente.
5. Le travail réinventé.
Dans le détail:
1. L’internet de Moi (Internet of Me). Les objets connectés créent un monde à la fois partagé et personnalisé. Le deal est de faire appel à l’enthousiasme des consommateurs sans entacher leur confiance. On verra probablement apparaître de nouvelles marques dans le grand public et dans la domotique.2. Une économie orientée résultat : le matériel intelligent va combler le dernier km entre l’entreprise numérique et le monde physique. Le but n’est pas de créer forcément des nouveaux produits ou services innovants mais des résultats significatifs dans ce que veulent vraiment les client. On ne vend plus des produits mais des résultats.3. La révolution de la plateforme : l’industrie se redéfinit à travers des écosystèmes. Les plateformes et les écosystèmes de l’industrie numérique alimentent la prochaine vague d’innovation de rupture et de croissance disruptive. Les progrès rapides du cloud et de la mobilité abaissent le coût et la difficulté des points d’entrée.4. L’entreprise intelligente : des données de plus en plus volumineuses, des systèmes de plus en plus intelligents. Jusqu’à présent le logiciel aidait à la gestion puis à la décision. Désormais , avec le big data, la data science et la technologie cognitive, il va aider à une meilleure décision, plus informée.5. Le travail réinventé: le collaboratif se situe désormais à l’intersection des hommes et des machines. Les progrès dans les interfaces naturelles, la portabilité et les machines intelligences vont dessiner de nouvelles conditions de travail, faisant collaborer les hommes et les systèmes.une archive InfoTekArt au hasard
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Tous les agendas que vous voulez
Allez, ne boudons pas notre plaisir ! A votre Google Agenda perso ou partagé, vous pouvez associer plein de calendriers supplémentaires, gratuits bien entendu, utiles ou ludiques, c’est comme vous voulez.
J’ai ainsi installé:
– les prénoms (saints) du jour
– les numéros de chaque semaine
– les jours fériés en France (on peut choisir dans 92 pays)
– les vacances scolaires A B C
– la météo du domicile
Bon ça complique un peu la lecture de l’agenda puisque tout ça se rajoute en haut de chaque jour mais c’est quand même bien utile.
Vous pouvez soit ajouter un agenda , en le téléchargeant ou en vous y abonnant (ce qui permet les mises à jour automatiques) ; soit inclure les nouveaux événements dans votre agenda (c’est ce que j’ai fait par exemple pour les vacances scolaires qu’il suffit d’aller chercher su le site du ministère http://www.education.gouv.fr/pid25058/le-calendrier-scolaire.html)
On peut aussi rajouter des programmations de séries TV, des événements sportifs, etc.
Les manips se passent sur la page Agenda, sur la petite flèche à coté du menu colonne de gauche: « Autres agendas ».
Ceci dit, je trouve le catalogue assez limité par rapport à toutes les possibilités. Donc il se passera certainement des choses dans ce domaine. Sur un des sites visités (je ne sais plus lequel désolé), un internaute propose d’associer des recettes de cuisine à chaque jour: génial non?
A vos agendas !
source imageune archive InfoTekArt au hasard
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Le con, c'est toujours l'autre
Je constate depuis le massacre de Charlie & co une tendance chez mes amis des réseaux sociaux à parler davantage des cons, ce qui n’est pas un mauvais sujet en soi, mais avec une fâcheuse tendance à croire que le con c’est toujours l’autre.
Je dis : attention danger !
Je voudrais prévenir mes amis sociaux qu’il ne faut pas tomber dans ce piège, comme nous en a averti depuis longtemps le grand philosophe post-moderne Pierre Desproges, qui appliquait ce point de vue à l’ennemi: « Il est con, l’ennemi, il croit que c’est nous l’ennemi. Alors qu’en fait c’est lui. »
On est tous le con de quelqu’un. Si les cons se mettaient à voler, tu serais chef d’escadrille. Si on mettait les cons sur orbite, tu n’aurais pas fini de tourner. Audiard a bien déblayé le terrain, il s’y connaissait en la matière.
Pour le bonheur de la planète, je vous demande à tous un peu de modestie, moi le premier qui me crois parfois super intelligent et cultivé, on se demande pourquoi, c’est quand j’ai bu peut-être, je vous demande un autre regard sur l’autre. Parce que passer du con à l’étranger, ça va vite, si vous voyez ce que je veux dire.
Il y a des cons sympas, généreux, attendrissants, il y a même des cons pas cons du tout, dans toutes les classes sociales et pas seulement celles que fréquentent les bourgeois cultivés qui s’auto-pâment sur les réseaux sociaux. Il y a aussi des cons très bien faits bien sûr, vous vouliez tous que je le dise, c’est fait.
Ceci n’est pas un plaidoyer pour les cons, c’est un appel à la tendresse, à l’auto-dérision, à l’ouverture. Charlie était souvent très con, bêtement provocateur mais tous ceux qui les connaissaient les aimaient bien, apparemment, c’est drôle non?
Alors, s’il vous plait, aimez les cons, ça vous concerne peut-être, qui sait?
Je vous embrasse, tous, même les cons.une archive InfoTekArt au hasard
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L'incroyable travail de reporter d'Olivier Ezratty, au CES de Las Vegas
Ce type m’agace, il gâche le métier. Chaque année, entre autres, Olivier Ezratty va à Las Vegas, non pas pour jouer (bon si ça se trouve il joue aussi) mais pour le CES (Consumer Electronic Show, le plus gros salon high tech de la planète), il regarde tout, il voit tout, il note tout et quand il rentre chez lui il plonge sur son clavier et quelques jours après, il nous sort un incroyable pavé sur son blog, en PDF libre de tout droit: « Rapport CES« , 2015 donc cette fois. Cette année, il pèse 304 pages incroyablement documentées et photographiés car le tintin reporter de la high tech est aussi un photographe amateur de talent et il rassemble toutes ses photos du CES sur un dossier de son blog Opinions Libres. A l’époque où j’étais jeune, riche et beau et directeur de journaux high tech, j’aurais payé plusieurs milliers d’euros un travail pareil. Mais, là c’est gratos ! Et en plus comme le gars a bossé chez Microsoft et qu’il est à la fois consultant et investisseur, il sait de quoi il parle. Olivier, tu gâches le métier, je te dis. Mais bravo et merci!une archive InfoTekArt au hasard
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284 millions de sites web, c'est très peu
Verisign nous le dit: 284 millions de noms de domaine web dans le monde au 30 septembre 2014, dont 4 millions ajoutés au cours du troisième trimestre 2014.
C’est énorme diront certains. D’autres diront: je m’en fous, ce que je trouve pas mal comme position. Moi, je préfère dire, c’est peu. Par exemple, à moi tout seul, je dois avoir une bonne trentaine de sites web, dont la moitié inutilisés. Et comme on est 3 milliards d’internautes, si tout le monde faisait comme moi, cela devrait faire 90 milliards de sites web.
Voilà un chiffre, y’a de la marge encore !
source videoune archive InfoTekArt au hasard
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Des étoiles comme vous n'en avez jamais vues !
Visualisation des positions et mouvements de 550 000 étoiles de la Galaxie Lactée observées par Rave (RAdial Velocity Experiment) . Merci à Olivier Bienaymé, de l’Observatoire astronomique de Strasbourg qui a participé au projet.
https://www.rave-survey.org/project/wp-content/uploads/ravestars-map-zoomout-2d.mp4
https://www.rave-survey.org/une archive InfoTekArt au hasard
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Internet des Objets: une opportunité pour qui?
Extraits traduits et résumés par moi d’une étude McKinsey The Internet of Things: Sizing up the opportunity. December 2014 | by Harald Bauer,
Mark Patel, and Jan VeiraL’internet des objets est à l’évidence une opportunité pour
toute l’industrie des semi-conducteurs et des composants. Ce sont d’abord les
smartphones et les tablettes qui ont relancé cette industrie en lui donnant une
croissance de 5% par an entre 2010 et 2013. L’internet des objets va-t-il
prendre le relais ?Le départ de l’internet des objets a peut-être été les
capteurs déployés dans le réseau électrique pour mieux gérer à distance la
consommation et ajuster la production. Mais aujourd’hui les applications se
multiplient dans tous les secteurs d’activités : un capteur embarqué dans
une voiture permet à l’assureur de moduler sa prime en fonction du comportement
du conducteur ; la santé à distance se développe grâce à des capteurs
installés au domicile des patients, etc.Même si le niveau technologique des capteurs
est très variable suivant l’application, l’industrie des
semi-conducteurs pense que l’internet des objets sera sa plus importante source
de croissance avec un marché estimé à 6,2 milliards de dollars en 2025. On parle d’un marché mondial de 20 milliards ou 30 milliards d’unités à cette époque (soit 3 milliards d’unités par an).Pourtant, en même temps, les entreprises utilisatrices ne savent pas très bien quoi faire avec tous ces capteurs !Pour voir évoluer ce marché, il faut suivre 4 indicateurs critiques:– l’attention portée par les grands fournisseurs :
quand vous voyez Apple (développement de kits de santé et domotiques) et
Google (rachat de Nest) s’intéresser à ce marché, c’est un signe.– les avancées technologiques : le rapport fonctions-prix
des objets connectés augmente très vite ; exemple : une montre
connectée en 2012 avait un processeur à 400 MHz et un accéléromètre à 3 axes ; aujourd’hui elle a un processeur à 1 GHz double-cœur et un
accéléromètre et un gyroscope à 6 axes;– la croissance de la demande : si la demande des objets
connectés suit celle des smartphones (170 millions d’unités vendues en 2010
contre un milliard en 2014), le marché va exploser.– les normes émergentes : les fournisseurs font des efforts
pur faire émerger des normes ; AT&T, Cisco, GE, IBM et Intel ont
formé l’Industrial Internet Consortium pour faire interopérer les
environnements industriels ; d’autres consortiums se focalisent sur les
API.Sur chacun des 3 milliards de nouveaux appareils par an, en
effet, il y aura au minimum un microcontrôleur pour l’intelligence et le
traitement, un ou plusieurs capteurs pour la collecte des données, un ou
plusieurs puces pour la transmission et un composant de mémoire pour le
stockage. On verra apparaître de nouveaux composants spécialement conçus pour
les objets connectés, intégrant soit des capteurs soit des senseurs à
technologie MEMS (micro-electro-mechanical-system). Sans oublier le marché du
traitement du Big Data généré par tous ces appareils.Pour supporter cette croissance, il faudra que les
fabricants fassent des efforts sur l’autonomie et la batterie, également sur
l’administration de la connectivité qui va monter en puissance puisqu’il faudra
gérer des milliers d’objets connectés en même temps. Une maison intelligente,
par exemple, c’est 100 appareils connectés, chacun avec des exigences de faible
puissance. Il n’est pas certain que les normes actuelles de transmission
Bluetooth ou Wifi puissent répondre à ces exigences. Les exigences de sécurité
vont également peser car il n’est pas question de développer des applications
industrielles ou médicales si la sécurité anti-piratage notamment n’est pas
assurée.Les efforts des acteurs de semi-conducteurs se
portent déjà dans deux directions :1/ l’intégration accrue : la tendance à l’empilement
multidimensionnel rend les nouvelles puces plus petites de 30% par rapport
aux générations précédentes, avec une consommation électrique 50% plus faible.2/ les normes de connectivité : le cellulaire, Bluetooth,
Wifi ou encore ZigBee seront des normes suffisantes pour de nombreuses applications
d’objets connectés. Mais il y a aussi un besoin pour des applications nécessitant à la fois de la faible puissance, du faible débit et sur une distance
supérieure à 20 m, pour lesquelles le wifi ou Bluetooth sont mal adaptés. On
verra donc apparaître probablement un nouveau type de protocole.Mais finalement le plus grand défi de l’internet des objets
est que la marché des objets lui-même ne représente que 10% du
marché total , le reste étant bien sûr généré par les applications et les
usages. Que serait le marché des smartphones sans les Apps ? Pour tous les
acteurs de l’internet des objets, il faut donc participer à la création d’un
nouvel écosystème en nouant de nombreux partenariats permettant de parcourir
toute la chaine de valeur.0
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Magie de l'infographie: Information is Beautiful
David McCandless a un talent rare: transformer des tableaux barbares de chiffres en infographies plaisantes et bourrées d’informations. Et il publie un bouquin « Information is Beautiful » (Collins, en anglais) pour nous le prouver. L’ouvrage se lit comme une encyclopédie saut qu’en plus de l’info, il y a la forme aussi et les couleurs. Bref, dans la série un bon dessin vaut mieux qu’un long discours, pas de doute, ce gars-là c’est le meilleur.
Le plaisir du livre est aussi dans l’éparpillement total des sujets choisis puisqu’ils vont des différentes recettes de cocktail à la place des religions dans le monde, en passant par les poissons à ne pas manger ou le nuage des mots des horoscopes. Un délice !
Ce doit être je suppose le bouquin de référence de tous les infographistes papier et web du monde entier.
En tout cas si quelqu’un, un jour, après ce bouquin, ose encore vous fournir des tableaux de chiffres, c’est qu’il n’a rien compris à la modernité. Offrez-lui ce bouquin !
Quelques exemples d’infographies du livre
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