InfoTekArt : Archives des articles (2004-2024)

  • Blondin (Antoine) : Quand nous serons bien vieux

    Quand nous serons bien vieux, dit Roger Nimier, nous réveillonnerons sur un banc, au pied de nos hôtels particuliers de l’avenue Foch, d’une gamelle de nouilles arrosées d’un dom-périgon qui aille avec. Nos mères, qui sont immortelles, viendront faire de la musique dans le froid, la tienne jouera de l’accordéon, la mienne du violon. Et il n’est pas impossible que nous soyons heureux.
    Antoine Blondin, Monsieur Jadis

     

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  • Clathrate, une molécule de glace vide qui va changer le monde

    Allez, je fais un peu de pub pour un communiqué de presse, une fois n’est pas coutume.

    Je n’ai rien compris mais ça a l’air vachement bien et comme vous êtes sûrement plus doué que moi, vous allez saisir l’importance du truc. C’est surtout cette idée d’une molécule vide qui va permettre de remplacer le charbon que je trouve sympa, non?

    COMMUNIQUE DE PRESSE DE NEUTRONS FOR SCIENCE
    Une nouvelle forme de glace pourrait ouvrir des perspectives intéressantes pour la production et le stockage de l’énergie
    Paris, le 11 décembre 2014 – La découverte d’une nouvelle forme de glace pourrait conduire à une meilleure compréhension de la géologie de notre planète, contribuant ainsi à trouver de nouvelles solutions pour la production, le transport et le stockage de l’énergie. La glace XVI, la moins dense de toutes les formes de glace connues, possède une structure fortement symétrique, formant des cages. Elle est capable de piéger des molécules gazeuses pour former des composés appelés clathrates ou hydrates de gaz.

    On sait que ces clathrates renferment d’énormes quantités de méthane et d’autres gaz, situées dans le permafrost et dans de vastes couches sédimentaires à des centaines de mètres au fond des océans. Leur décomposition éventuelle pourrait avoir des conséquences pour notre planète ; une meilleure compréhension de leurs propriétés est donc un objectif prioritaire.
    Dans un article publié cette semaine dans la revue Nature, des chercheurs de l’université de Göttingen et de l’Institut Laue Langevin (ILL) présentent le premier clathrate vide, autrement dit un cadre de molécules d’eau dont on a retiré toutes les molécules hôtes. Ce clathrate vide, longtemps considéré comme purement hypothétique, joue un rôle clé pour la compréhension de la chimie physique des hydrates de gaz. Ce type de recherche pourrait contribuer à faciliter l’écoulement du gaz et du pétrole dans les pipelines dans les environnements à basses températures et permettre d’accéder à des réserves de gaz naturel inexploitées au fond des océans.

    « Depuis des années, les clathrates vides font l’objet d’un intense questionnement scientifique. Leur existence même était relativement incertaine. Cette découverte met un terme aux spéculations et ajoute un nouveau joyau dans la fascinante malle aux trésors des phases de la glace. Prévoir les propriétés de la glace XVI constituera une référence pour tout modèle prétendant décrire la physique de l’eau. C’est en soi une avancée considérable et ces connaissances nous laissent aussi espérer des progrès dans les questions connexes liées à l’énergie. » Helmut Schober, Directeur scientifique de l’ILL

    Pour créer l’échantillon de glace XVI, les chercheurs ont synthétisé un clathrate rempli de molécules de néon, qu’ils ont ensuite enlevées en les pompant délicatement à basses températures. L’utilisation de petits atomes comme ceux du gaz néon permettait de vider le clathrate sans compromettre sa fragile structure.
    Pour y parvenir, le clathrate de néon a été pompé dans un vide à des températures avoisinant 140° K, pendant que les données de diffraction neutronique étaient collectées en utilisant le diffractomètre de pointe D20 de l’ILL. Les données obtenues ont permis de confirmer que le clathrate avait bien été entièrement vidé, et ont fourni une image complète de sa structure.
    En tant que solide stable entièrement composé de molécules de H2O, le clathrate vide constitue aussi une nouvelle phase de la glace. Cette glace XVI est la 17e forme de glace découverte et la moins dense de toutes les formes cristallines d’eau connues. On prédit également qu’il s’agit d’une configuration stable à basse température de l’eau à des pressions négatives (l’équivalent de la tension – l’opposé des pressions compressives positives), et c’est à ce jour la seule forme de glace obtenue de façon expérimentale à présenter l’aspect d’un clathrate.

    « Il faut savoir que l’on peut aussi former des clathrates avec du dioxyde de carbone, qui est stable dans les conditions des fonds océaniques. Cela signifie qu’il existe une possibilité d’extraire le méthane de son hydrate pour le transformer en  énergie utile, en le remplaçant par le CO2. Autrement dit, on pourrait envoyer le CO2 au fond des océans pour prendre la place du méthane dans les clathrates. Un défi de taille, certes, et dont la faisabilité pose question, mais cela reste une possibilité fascinante qui vaut la peine d’être approfondie. Mes collègues Andrzej Falenty et Werner F. Kuhs de l’Université de Göttingen sont tous deux membres du projet SUGAR financé par le gouvernement allemand, qui a pour objectif d’explorer les possibilités scientifiques, techniques et économiques d’une telle entreprise. Des activités similaires se déroulent actuellement au Japon, en Chine, en Inde, et dans d’autres pays. » Thomas Hansen, l’un des auteurs de l’étude et responsable de l’instrument D20 à l’ILL

    Le clathrate vide servant de cadre de référence pour nombre de simulations moléculaires des hydrates de gaz, les chercheurs ont jusqu’à présent appuyé leurs travaux sur des modèles théoriques approximatifs. La structure du clathrate vide obtenue à l’ILL va permettre de préciser ses propriétés fondamentales structurelles et thermodynamiques. La capacité de créer et d’observer des clathrates vides offre un potentiel d’amélioration considérable de notre compréhension de ces composés lorsqu’ils sont remplis de gaz.
    Selon les Perspectives énergétiques mondiales 2007, la quantité totale de méthane enfermée dans les clathrates des fonds océaniques dépasse largement les réserves économiquement exploitables de carbone « conventionnel » sous forme de charbon, de pétrole ou de gaz naturels disponibles sur Terre. Ces réserves, difficiles à utiliser pour le moment, suscitent une activité de recherche constante et intense.
     La recherche sur les clathrates a des bénéfices plus immédiats dans l’entretien des pipelines acheminant le gaz sous haute pression et basses températures. Ces conditions peuvent entraîner la production d’hydrates de gaz dans les conduits, susceptibles de former d’importants bouchons. Leur prévention coûte environ 405 M€ (500 M$) par an à l’industrie dans le monde. Vu l’impact économique international de ces pipelines, cela représente un coût important que la recherche sur les propriétés des clathrates pourrait contribuer à réduire.
    A propos de L’Institut Laue-Langevin 
    L’ILL est un centre de recherche international situé à Grenoble, France. Il est le leader en science et technologies neutroniques depuis près de 40 ans, les premières expériences ayant été réalisées en 1972. L’ILL exploite l’une des sources de neutrons les plus puissantes au monde, qui alimente un parc de 40 instruments de pointe qui sont constamment modernisés. Chaque année, 1 200 chercheurs de plus de 40 pays viennent à l’ILL pour faire des recherches en physique de l’état condensée, chimie (verte), biologie, physique nucléaire et science des matériaux. Le Royaume-Uni, avec la France et l’Allemagne est un associé et un investisseur majoritaire d’ILL.
    http://www.ill.eu
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  • Comment ne pas réussir son plan de transformation digitale en dépensant beaucoup d'argent

    Ceci est une histoire anonyme, pour éviter les procès et en faire un joli conte avec moralité.
    Le plan était ambitieux, le CTO réputé, le budget rondelet, le prestataire connu, l’utilisateur prestigieux mais tout a foiré et s’est soldé par une perte de 180 millions d’euros et le limogeage du CTO. Depuis l’employeur et l’employé se renvoient la balle et s’accusent mutuellement. Tout cela se passait il y a quelques mois et l’entreprise en question ne s’en est pas encore remis.

    Car le plan digital qui devait numériser toute la production a bel et bien été stoppé après des retards et des dysfonctionnements conséquents.
    Une partie du problème vient semble-t-il d’un manque de coordination et de compréhension entre l’informatique et les utilisateurs. Les représentants métiers n’étaient pas habilités à prendre les décisions stratégiques ce qui causait de nombreux retards et les objectifs fonctionnels ont changé à de nombreuses reprises, comme souvent quand l’expression des besoins n’est pas cadrée.
    Mais l’entreprise va plus loin et estime que les choix techniques du CTO n’étaient pas les bons!
    Et pendant ce temps, les développements logiciels prenaient du retard et se voyaient surclassés par des packages standard du marché: cela me rappelle les premiers temps de l’informatisation des rédactions des journaux qui à l’instar du Monde sont parties dans les années 90 sur des architectures lourdes et chères de mainframes (gros ordinateurs) ou de mini-ordinateurs et sur des logiciels propriétaires alors qu’il valait mieux choisir des solutions plus économiques et souples de réseaux locaux de micro-ordinateurs et des logiciels de PAO et de traitement de texte du marché. C’est ce que j’ai fait à l’époque pour La Tribune et L’Expansion (pour les fans et l’histoire: notre choix s’était porté sur Ventura Software et sur Sprint en 1987)
    L’autre cause de l’échec du plan semble être la mauvaise appropriation par les équipes métiers des méthodes de développement agile et cela ne m’étonne pas non plus. Par exemple, beaucoup d’équipes métiers n’ont pas envie d’être en permanence préoccupées par des tests de logiciels et ne comprennent rien au jeu des post-it.
    Pour le CTO, les métiers n’ont pas saisi l’ampleur du changement des méthodes de travail que la numérisation entrainait et n’ont pas suffisamment sponsorisé le plan. Pour les métiers, le CTO n’a pas fait les bons choix et n’a pas compris ce qu’ils voulaient…
    Moralité: A bon entendeur… Si vous voulez réussir votre plan de transformation numérique:
    – assurez-vous que les développements prévus ne sont pas remplaçables par des produits du marché
    – donnez des responsabilités aux équipes métiers
    – ne changez pas constamment d’objectif fonctionnel
    – soutenez le projet du début jusqu’à la fin.

    source: ComputerWeekly

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  • Le contrat qu'il ne fallait pas louper: IBM re-signe avec ABN Amro pour plusieurs milliards de dollars

    J’imagine l’angoisse dans les couloirs de Big Blue, ce n’était pas le moment de se planter: un des plus gros contrats d’outsourcing remis en jeu pour dix nouvelles années par l’un de ses plus gros clients, la banque néerlandaise ABN Amro. Le deal de 2005 portait déjà sur 1,5 milliards de dollars et avait coûté la suppression de 1 500 postes IT chez le banquier puisque IBM prenait en charge tous les serveurs et mainframes du banquier et ses data centers. Gagné ! Le nouveau contrat va plus loin puisqu’IBM crée un cloud privé spécialement pour la banque. On ne sait pas s’il y a une nouvelle vague de suppression de postes IT chez ABN Amro lié à ce nouveau contrat. Big Blue est en tout cas un habitué des gros contrats: la compagnie vient de signer avec Lufthansa un outsourcing de 7 ans, pour un montant de 1,25 Md $, censé faire économiser 70 millions de dollars par an de coûts IT au voyagiste allemand.
    source ComputerWeekly

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  • Vous allez mal? Pratiquez vous-même la thérapie brève !

    Turbulences, par Ivan K. Ayvazovsky
    Quand vous allez mal depuis un certain temps, sans très bien savoir pourquoi, par exemple vous n’avez plus envie de faire des choses que vous faisiez avec plaisir avant, vous avez le choix entre aller voir un médecin qui vous prescrit du Prozac parce que cela le rassure et/ou aller voir un psy qui va vous coucher sur un divan pendant des années. Comme vous êtes cultivé et intelligent, vous savez que le Prozac débloque la sérotonine qui est le fameux neurotransmetteur qui permet à vos neurones de communiquer joyeusement. C’est énervant mais c’est comme cela : les gens positifs et gais libèrent plus de sérotonine que les autres. Vous savez aussi qu’on dit que c’est un anti-dépresseur donc si vous n’êtes pas sûr d’être déprimé, vous vous dites que ça ne marchera pas. Quant au divan, il n’est pas très rassurant ni rapide.
    Alors que faire ? Il y a une solution : la thérapie brève.

    C’est une pratique de psychothérapie, issue de l’école de Palo Alto, qui a décidé de prendre le contrepied de la démarche freudienne, basée sur la linéarité de la cause et de l’effet. Ses praticiens n’iront donc pas fouiller dans votre passé ni votre inconscient mais vous aideront à mettre à jour votre problème et à trouver vous-même une solution. C’est aussi simple que cela, cela se fait en quelques séances seulement et ça marche. Le seul regret qu’on peut avoir, c’est qu’on ne sait pas forcément pourquoi ça marche… Mais, en fait, on s’en fout, tellement on est content !

    Alors, pour ceux qui veulent pratiquer eux-mêmes cette thérapie brève, je vous donne les conseils que j’ai pu en retirer auprès de certains praticiens avec qui j’ai pu discuter. Il s’agit donc de ma vision perso, sans prétention aucune d’universalité puisque je ne suis pas thérapeute.
    Si vous suivez ces quelques conseils, vous pourrez trouver peut-être votre propre solution à votre problème sans forcément payer 100 euros à chaque visite. En tout cas, ça ne vous coûtera pas cher d’essayer.
    1/ Adhérer : avant de commencer, il faut être d’accord avec les concepts de base de la thérapie brève qui peuvent se résumer en quelques points :
    –  il n’y a pas de relation directe entre la  cause et l’effet : ce n’est pas parce que vous n’avez mal tété votre mère que vous êtes obèse ;
    – il n’y a pas de réalité unique, chacun construit sa propre réalité et si cette réalité vous dérange, l’objectif est de construire une réalité qui vous satisfasse ;
    – l’homme est d’abord un être relationnel et s’il a un problème qui dure, c’est dans cette relation qu’il faut le chercher et non au fond de lui-même. On peut lire si on veut La réalité de la réalité, de Paul Watzlawick qui est un petit livre, facile à lire, très bien écrit.  Ou encore L’homme relationnel, de Jean-Jacques Wittezaele. La culture chinoise et le taoïsme sont aussi des éléments culturels favorables. En ce sens qu’ils réfutent Descartes et sa séparation de la matière et de l’esprit et prônent la fusion de l’homme et de la nature.
    – Il ne s’agit pas de réfuter Freud : ce qui est à prendre chez lui c’est sa vision mais il n’y a aucun rapport obligatoire entre cette vision et la forme de thérapie qu’il a choisie.
    – Il faut admettre que, contrairement aux psychanalystes , les praticiens de la thérapie brève utilisent une forme de manipulation et vous le disent. Certains utilisent même l’hypnose. Un rapport de confiance doit donc s’établir.
    2/ Refuser les étiquettes : l’étiquette crée l’état et le comportement; si on vous dit que vous êtes déprimé et surtout si on vous prescrit du Prozac, alors vous allez effectivement vous conduire comme un dépressif. De même certaines crises de paranoïa n’en sont pas : si on vous dit que vous êtes paranoïaque, vous allez commencer à vous méfier de tout le monde et, alors, les autres vont trouver que vous êtes bizarre. Donc le problème n’est pas de savoir si vous êtes déprimé ou paranoïaque, mais de pouvoir définir quel est votre problème et de trouver comment le résoudre.
    3/ Stoppez immédiatement vos tentatives de solution : en général, quand on va voir un psy, c’est qu’on n’arrive pas à résoudre son problème malgré de nombreux efforts et cet insuccès vous désespère; donc si vous êtes boulimique, arrêtez les régimes ; la boulimie, c’est comme la libido et le sommeil, ça ne se commande pas par la volonté. Quel que soit votre problème, arrêtez d’essayer de la résoudre comme vous le faisiez. Pourquoi ? Tout simplement parce que ça ne marche pas.
    4/ Arrêtez de penser aux choses qui vous angoissent ou vous stressent : en fait, on est en permanence assailli par des idées négatives, porteuses d’angoisse ou de stress ; elles peuvent concerner l’avenir, la santé, les enfants, les parents, la carrière, le travail, le rapport aux autres. Eh bien, pendant un certain temps, vous allez décider de ne plus penser à tout ça ! C’est aussi simple que cela, c’est très facile à faire, contrairement à ce qu’on imagine. Et ça fait tout de suite un bien fou.
    5/ Stoppez les rituels, ou changez-les ou créez-en d’autres : cela concerne particulièrement les TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ; par exemple si vous avez l’habitude d’essuyer 3 fois une poignée de porte avant de la saisir, faites-le systématiquement 6 fois et peut-être qu’au bout d’un moment vous trouverez cela fatigant puis inutile ; la réussite la plus connue en thérapie brève est celle de cet agoraphobe qui allait très bien par ailleurs sauf qu’il ne pouvait plus mettre le nez dehors sous peine de graves malaises; son thérapeute lui demande de faire un exercice devant lui : levez-vous et faites une pirouette sur vous-même, un tour complet; allez à la porte et faites une pirouette, sortez dans le couloir, pirouette ; appelez l’ascenseur, pirouette ; dans le hall, en bas, pirouette ; franchissez la porte, pirouette ; allez au kiosque à journaux, faites une pirouette et revenez de la même façon. Le patient éxécuta fidèlement la consigne et fut très surpris de se retrouver dehors pour la première fois depuis 2 ans.
    6/ Chaque matin, dès le réveil, pensez à trois petites activités agréables, précises, détaillées que vous feriez si « vous alliez bien » : lire tel livre, faire tels gestes de gymnastique, aller à tel endroit, etc. Notez-les sur un bout de papier et faites cet exercice pendant 15 jours. Au bout d’un moment, vous vous apercevrez que vous réalisez sans effort et avec plaisir certaines de ces activités et cela changera votre état d’esprit. C’est ce type de décalage (comme le changement de rituel) qui est symptomatique de la thérapie brève et qui peut s’apparenter à de la manipulation. Il suffit d’en être conscient et de l’accepter.
    7/ Arrêtez de vous culpabiliser : il faut supprimer le fameux sentiment d’indignité car il est totalement inutile ou néfaste ; vous êtes ce que vous êtes, avec vos qualités et vos défauts ; un psychiatre à la première visite de son patient qui se plaignait de son manque de volonté lui a délivré un « certificat » : « Le docteur XXX certifie que monsieur YYY n’est ni mou ni paresseux. »
    8/ Arrêtez de vous plaindre : encore un rituel qu’on peut stopper et c’est beaucoup plus facile qu’on ne l’imagine ; il suffit de comprendre que 1/ cela ne sert à rien et ne résout rien ; 2/ cela emmerde considérablement les autres. Donc, que du négatif en interne et en externe. Donc, stoppez immédiatement cette attitude auprès de vos proches, vos enfants, votre conjoint. Vous allez ravaler vos envies de plaintes mais en suivant les autres consignes, vous allez vite les oublier.
    Voilà, commencez par suivre ces 8 conseils et peut-être alors vous vous sentirez déjà beaucoup mieux.

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  • Les DSI et l'innovation : l'étude Deloitte CIO Survey 2014

    Le Véhicule- Aurélie Ebert- Voir Tableaux utiles
    Qui va diriger l’innovation dans l’entreprise? c’est l’une des grandes bagarres actuelles dans les grands groupes et on y trouve autant de réponses que de cas de figure ! Parfois c’est le DSI (directeur du système d’information), parfois c’est une direction à part, parfois aussi mais plus rarement le marketing. Pour le cabinet Deloitte, en tout cas, le DSI est non seulement bien placé mais aussi parfaitement légitime pour diriger la politique de l’innovation de l’entreprise. C’est ce qui ressort de sa dernière enquête « CIO Survey 2014 », conduite auprès de 900 DSI dans 49 pays.
    L’enseignement number one: 52% des DSI estiment que l’innovation est importante pour leur organisation mais que le budget alloué est insuffisant.

    Principaux autres résultats :

    • 77% des DSI indiquent une hausse ou un maintien de leur budget en 2014;
    • Légère augmentation des budgets des activités IT liées à la croissance et à la transformation : + 3% par rapport à 2013 ;
    • 21% des DSI français considèrent que l’innovation est une fondation de leur organisation et est complètement intégrée dans leur quotidien ;
    • 8% des DSI pilotent, implémentent ou ont déjà adopté l’Analytics dans leur entreprise ;
    • 74% des DSI qui mettent en œuvre l’Analytics l’utilisent pour soutenir directement la stratégie de l’entreprise.

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  • L'an 1 de la Robonumérique, de l'usine à l'usage

    Agrémenté de ce dessin bien vu, « L’An 1 de la Robonumérique » est le titre alléchant d’une journée de conférences, le mardi 25 novembre 2014, au Palais de Fervaques à Saint-Quentin.  Avec l’inévitable Bruno Bonnell aujourd’hui président de Robolution Capital et la plupart des acteurs entreprises du marché, dont Aldebaran Robotics dont j’ai parlé plusieurs fois dans ce blog ou encore Honda qui présentera Asimo son robot humanoïde.  C’est la ville et la communauté d’agglomération de Saint-Quentin , derrière son maire et président Xavier Bertrand, qui organise le show. Plus d’infos: www.robonumerique.fr . Infos et réservations tél.: 02 23 06 93 00. Contacts presse: Mathieu Gressier direction.communicationATsaint-quentin.fr

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  • Bullshit Jobs: les jobs à la con. Par David Graeber

    La nuit au bureau – Edward Hopper

    David Graeber est professeur d’anthropologie à la London School of Economics. Son dernier livre The Democracy Project : a History, a Crisis, a Movement, est publié par Spiegel & Grau. Je traduis et résume ici son article paru dans Strike en aout 2013.

    En 1930, Keynes prédisait qu’à la fin du siècle la technologie nous permettrait de travailler seulement 15 heures par semaine. Au lieu de cela, elle a créé plein d’emplois inutiles et les gens qui les occupent le savent très bien. Pourquoi cet échec de la prévision ? L’explication officielle est que, entre le fait de travailler moins ou de  consommer plus, nous aurions choisi la consommation, ce que Keynes n’aurait pas prévu. C’est une belle histoire mais elle est fausse. La plupart des emplois créés en masse dans cette période n’ont rien à voir avec la distribution de pizzas, d’iPhones ou de baskets de fantaisie.
    Tableau tiré de ma sélection « Tableaux utiles pour illustrer votre discours« 

    Un récent rapport compare l’emploi entre 1910 et 2000 aux Etats-Unis : ce sont les emplois de gestion, de bureau, de ventes, et de services professionnels qui ont triplé sur cette période, passant d’un quart à trois quart de l’emploi total.

    La technologie a effectivement automatisé les emplois industriels et, même si on compte ceux de Chine et d’Inde, ils ne représentent qu’un petit pourcentage de la population active. Car pendant le même temps, ce fut l’envolée des emplois dans les secteurs tertiaire et administratif avec même de nouveaux métiers comme les services financiers ou le télémarketing, ou encore l’expansion sans précédent dans le droit des sociétés, les ressources humaines ou les relations publiques.
    Ce sont ce que je propose d’appeler des « jobs à la con ».
    Dans la théorie économique du capitalisme, une telle situation n’aurait jamais dû arriver puisque la dernière chose que le marché et l’entreprise sont censés faire, c’est de donner de l’argent à des travailleurs qui ne servent à rien. C’est pourtant bien ce qu’il se passe ! La plupart des gens travaillent efficacement probablement pendant 15 heures par semaine, comme l’avait prédit Keynes, et le reste du temps, ils le passent à critiquer l’organisation , organiser des séminaires de motivation, mettre à jour leurs profils Facebook et télécharger des séries TV.
    La réponse à ce paradoxe n’est pas économique, elle est morale et politique. La classe dirigeante a peur du temps libre des travailleurs et veut que le travail reste une valeur morale forte. J’ai eu ainsi une vision de l’enfer lorsque je me suis rendu compte de la croissance sans fin des emplois administratifs dans l’université britannique : l’enfer est un monde où les individus passent l’essentiel de leur temps de travail à effectuer une tâche qu’ils n’aiment pas et pour laquelle ils ne sont pas spécialement bons. C’est un peu comme si on demandait à des ébénistes de faire frire plein de poisson, alors qu’en plus on n’a pas besoin de tant de poisson. Et comme ils sont jaloux que des autres ébénistes fabriquent de armoires, ils travaillent mal et des tas de poisson mal cuits s’entassent dans l’atelier.
    Voilà comment fonctionne aujourd’hui notre économie.
    Je sais qu’on va me dire : mais qui êtes-vous, professeur d’anthropologie, pour savoir quels emplois sont vraiment nécessaires ? Et d’ailleurs, professeur d’anthropologie, n’est-ce pas l’exemple même de la dépense sociale inutile ? L’objection est bonne : comment trouver une mesure objective de la valeur sociale ? Pourquoi notre société ne génère-t-elle pas naturellement une plus forte demande pour des poètes ou des musiciens ?
    La réalité est que beaucoup de gens sont convaincus que ce que je dis s’applique à eux et que leur travail est vide de sens. La seule réalité économique est que si 1% de la population contrôle la plupart de la richesse disponible, le marché ne fera que refléter ce que ce 1% pense être utile ou important. Je ne suis pas sûr d’avoir rencontré un seul avocat d’affaires qui ne dise pas que son travail est un job à la con. Et ceci est valable pour beaucoup de métiers dans beaucoup de secteurs et d’industries. Si vous commencez à trinquer avec quelqu’un à une soirée, quel que soit son job, même a priori très intéressant, par exemple anthropologue, il va rapidement se lancer dans des tirades sans fin sur les aspects inutiles et stupides de son travail.
    Ce que peut dire l’anthropologue, c’est que ce paradoxe crée une violence psychologique profonde. On ne peut pas parler de dignité du travail quand on a le sentiment que son travail est inutile. C’est un peu comme si notre société fonctionnait sur un autre paradoxe : plus le travail de quelqu’un est important pour les autres, moins il est payé pour cela. Si les infirmières et les éboueurs ou les mécaniciens n’existaient plus, comment vivre sans eux ? Un monde sans enseignants ni ouvriers portuaires serait bancal, encore plus sans écrivains de science-fiction ni musiciens de ska. Par contre, quel mal réel ferait à l’humanité la disparition des patrons de fonds d’investissement, des lobbyistes, des huissiers, des télévendeurs ou des consultants juridiques ?
    S’ils font grève, les travailleurs du métro de Londres peuvent paralyser la capitale ce qui prouve bien qu’ils sont importants mais on a l’impression que c’est justement cela qui dérange. De même le public américain a été remonté par les Républicains contre la hausse des salaires et des avantages sociaux des enseignants ou des ouvriers de l’automobile. C’est un peu comme si ce public leur disait : « Non seulement vous avez la chance d’avoir de vrais emplois, d’enseigner à des enfants, ou de construire des automobiles, mais en plus vous voulez des retraites et des soins médicaux ? »
    En fait, l’organisation actuelle du monde du travail est parfaitement adaptée aux intérêts du capital et de la finance. D’un côté, les travailleurs productifs sont sous pression permanente ; de l’autre, la population est divisée en deux strates : d’une part, celle qui est universellement vilipendée, les chômeurs, et , d’autre part, la majorité, celle qui est essentiellement payée à ne rien faire, si ce n’est soutenir les perspectives et les sensibilités de la classe dirigeante, en particulier les financiers et en  même temps contribuer à favoriser dans le public un ressentiment contre toute classe dont le travail aurait une valeur sociale claire et indéniable.
    De toute évidence, ce système n’a pas été conçu sciemment. Il est résultat d’un siècle d’essais et d’erreurs. C’est la seule explication logique de l’obscure raison pour laquelle, en dépit de nos progrès technologiques, nous ne travaillons pas seulement 3 ou 4 heures par jour.

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  • Les 10 tendances technos de Gartner pour 2015

    Exercice habituel d’automne pour le cabinet d’études et de conseil américain :
    Gartner publie ses 10 tendances technologiques stratégiques pour l’année prochaine.
    L’analytique devient pervasive et les systèmes enrichissent leur contexte.

    Liste:

    1. L’informatique partout
    2. L’internet des objets
    3. Impression 3D pour l’industrie et pour le grand public
    4. Analytique avancée, pervasive et invisible
    5. Systèmes à contexte riche
    6. Machines smart
    7. Cloud / client
    8. Applications et infrastructure « software-defined » (définies par logiciel)
    9. La webisation de l’informatique : « web-scale IT »
    10. Protection et sécurité intégrées dans la gestion des risques

    Résumé:

    1. L’informatique partout
    A cause des mobiles surtout et du démarrage des montres et autres objets connectés « wearable » (qu’on porte sur soi) qui s’utilisent dans les espaces privés, professionnels et publics. D’où un focus sur la gestion de cette informatique répartie et sur le design de l’interface utilisateur, pardon on dit maintenant « l’expérience » utilisateur.
    2. L’internet des objets
    Les services et flux de données créés par les objets connectés définissent 4 modèles d’usage : manager, monétiser, opérer et étendre. Exemple : le paiement à l’usage est valable au niveau des actifs industriels, des services (l’assurance pay-as-you-drive), des gens (les déménageurs), des lieux (parkings), ou encore des systèmes (services clouds)
    3. Impression 3D
    Le nombre d’imprimantes 3D livrées va croître  de 98% en 2015 et 100% en 2016. Avec des applications allant de l’industriel au grand public.
    4. Analytique avancée, pervasive et invisible
    Aujourd’hui, toute app est une app analytique. Il faut organiser la gestion du big data généré par les objets connectés, les devices « wearables » et les réseaux sociaux pour délivrer la bonne information au bon moment à la bonne personne. La valeur est dans la réponse, pas dans la data.
    5. Systèmes à contexte riche
    Intelligence embarquée partout et analytique permanente forcent les systèmes à répondre vite et bien, en fonction du contexte, et des problèmes de sécurité.
    6. Machines smart
    Les machines seront de plus en plus intelligentes avec une réaction au contexte, une algorithmique avancée et une capacité d’apprentissage illimitée. Un effet disruptif est probable ici.
    7. Cloud / client
    La combinaison du cloud et du mobile donne une nouvelle architecture d’applications centralisées délivrables à n’importe quel device. Il faudra faire un effort sur la synchronisation multidevice des applications et leur usage sur des écrans multiples.
    8. Applications et infrastructure « software-defined » (définies par logiciel)
    La programmation agile s’adresse aux applications comme à l’infrastructure : le concept « défini par logiciel » s’applique désormais au réseau, au stockage, aux data centers, etc. Les services clouds et les applications ont configurables par des API.
    9. La webisation de l’informatique : « web-scale IT »
    L’informatique devient la capacité à fournir des services clouds à une entreprise, selon les modèles web utilisés par les géants du web. Première étape : DevOps, qui combine développement et opération pour sortir rapidement de nouvelles app.
    10. Protection et sécurité s’intègrent dans la gestion des risques
    Tous les chemins du digital passent par une sécurité efficace mais non bloquante. L’objectif d’un environnement sécurisé à 100% s’estompe au profit d’une intégration de la sécurité dans chaque app dès la phase design et test.

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  • Les pastels de Sandra Szurek, à voir absolument

    Rien à voir avec les technologies, le management et l’entreprise…
    Mais vous serez encore meilleur dans votre job et dans votre vie si vous suivez mon conseil.
    Je vous propose un petit temps pour la respiration, le recul, l’esthétique (qui est évidemment beaucoup plus que la philosophie de l’art dans les beaux-arts comme le définissait scolairement Hegel).
    Un temps pour vous remettre les idées au clair, savoir qui vous êtes et ce que vous valez vraiment.
    Rien que cela.
    Il suffit de contempler les pastels de mon amie Sandra Szurek.
    Ils sont inspirés par le bois, la forêt, la lumière, les couleurs.
    Elle l’explique d’ailleurs très bien elle-même, lisez ses textes.
    Ca se passe à Paris.

    Boutique Sturtz encadrement (qui lui a fait de magnifiques cadres en chêne), 15 rue de La Tour,
    75116 Paris tél. 01 45 25 54 05.
    Ce que j’aime dans la peinture c’est que c’est le seul art où il n’y a rien à comprendre et tout à regarder, simplement, directement.
    Quelques citations à l’appui:
    « Le tableau est terminé quand il a effacé l’idée. » Georges Braque.
    « L’intention de l’auteur n’est que le ferment de l’oeuvre. » Iouri Nikolaïevitch Tynianov.
    « Les gens ne regardent pas, ils pensent. » Alberto Giacometti (qui disait ça d’un ton pas content, bien sûr).
    Et enfin, pour finir, la citation la plus belle, la plus définitive, de René Char évidemment, qui s’applique à l’art de la vie : « Comment vivre sans inconnu devant soi? »

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