énergie

Hélène Averous – Bords de mer (2019)

De larges aplats texturés et lumineux traduisent la rencontre apaisée entre l’étendue sablonneuse et le rivage. Hélène Averous étire l’espace côtier en bandes horizontales feutrées, instaurant un silence serein où le regard se perd à l’infini.

d’où vient-elle 
cette énergie
à diffusion lente
dans l’esprit le corps

je connais
sa seule source 
la beauté pure
invisible sans forme
intouchable et vibrante

pour la sentir
je deviens ermite
assis sur la montagne
contemplant au rythme 
d’un souffle lent
la vallée de mon cœur

j’y vois ma vie défiler
en pointillé
les passants des rencontres
n’y sont que des ombres

et enfin je les vois
les oiseaux libres et chanteurs
ravisseurs d’espace
dansant en cercle 
faisant la farandole
peu à peu ils se taisent
et s’en vont
au loin
planer en vol
longtemps
rétrécis à n’être plus qu’un point

alors je ferme les yeux
les bras tendus
tournant mes paumes
vers le bas
avec encore dans mes oreilles 
cette merveille
le chant des mésanges 
noires si aigu

c’est comme si 
j’embrassais
tout le paysage
c’est comme si 
l’énergie des monts
et des brumes
l’énergie du vent chaud
et humide
l’énergie des plaines
et des forêts
me traversait tout le corps
des pieds ancrés en terre
à la tête souriant aux anges


Texte de Luc Fayard inspiré par Bords de mer , de Hélène Averous, encre de Chine sur papier de riz

Voir la Galerie des duos poème-art, œuvre par œuvre

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Une réponse à « énergie »

  1. […] je connais sa seule source la beauté pure invisible sans forme intouchable et vibrante pour la sentir je deviens ermite assis sur la montagne contemplant au rythme  d’un souffle lent la vallée de mon cœur j’y vois ma vie défiler en pointillé comme les pions d’un échiquier les passants de rencontres n’y sont que des ombres je lève la tête et la-haut je les vois les oiseaux libres et chanteurs ravisseurs d’espace dansant en cercle faisant la farandole ils finiront par se taire et partir au loin planant en vol longtemps rétrécis à n’être plus qu’un point alors je ferme les yeux les bras tendus tournant mes paumes vers le bas avec encore dans mes oreilles cette merveille le chant des mésanges noires si aigu c’est comme si j’embrassais tout le paysage c’est comme si l’énergie des monts et des brumes l’énergie du vent chaud et humide l’énergie des plaines et des forêts me traversait tout le corps des pieds ancrés en terre à la tête souriant aux angesTexte de Luc Fayard inspiré par Bords de mer , de Hélène Averous, encre de Chine sur papier de riz,; voir la mise en scène dans Galerie Amavero  […]

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