Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • Aboutkabil (Élise) : Souffle de vie

    Si tu pouvais arrêter le temps,
    Que retiendrais-tu de nos moments ?
    Si l’air se figeait, rien qu’un instant,
    Que garderais-tu absolument ?

    (suite…)

  • Femmes qui dansent

    Clémence Pierrat – La Joie de vivre

    dans la ferveur de leur corps – elles dansent et dansant sont
    comme une extension de la chair augmentée par la lumière
    elles appellent l’été la chaleur et la couleur et leurs joues – leurs joues prêtes au baiser à l’amour au plaisir
    leurs joues soudain rosies par la moiteur et séchées dans l’air doux qui frémit dans leur cœur
    ainsi elles toutes – toutes nues – toutes offertes
    à nul autre qu’à elles et
    elles dansent
    comme dansent les nymphes et les muses elles – elles qui dansent et qui dansent au-dedans de leur corps –
    elles toutes qui s’agenouillent
    là – devant leur dieu – un seul – l’orgueil
    à l’autel sont pareilles à l’appel de la sève
    tout en elles s’éternise et s’impatiente
    comme on double d’un autre ce qu’on est en-dessous dessous la peau dessous l’os et encore en-dessous
    elles – miroir éclaté qui se réfracte dans les rayons du soleil


  • Souffle de vie

    Léa Dumayet – Petit souffle (2023) – aluminium

    Si tu pouvais arrêter le temps,
    Que retiendrais-tu de nos moments ?
    Si l’air se figeait, rien qu’un instant,
    Que garderais-tu absolument ?

    Le frisson de nos premiers baisers ?
    Nos étreintes un peu trop exaltées ?
    Ou mon dernier souffle à tes côtés
    Aussi léger qu’une brise d’été ?

    Fixerais-tu nos mots insufflés
    Aux quatre vents de l’éternité ?
    Et nos envies toujours conjuguées
    Au temps qu’il faisait, hiver comme été ?

    Quand le monde cessera de tourner,
    Je prendrai une grande bouffée d’air
    Et la scellerai à tout jamais
    Dans tous les contenants de la terre.


    Texte d’Élise Les petits mots, inspiré de Petit Souffle, de Léa Dumayet (2023) – aluminium


  • Tous les parfums de l’Arabie

    Michel Leiris (teste) et Joan Miro (dessin): poème affiche (1973) – lithographie – Aimé Maeght

    Tous les parfums de l’Arabie,
    tous les rêves du sommeil et de la veille,
    toutes les aventures vécues ou imaginées,
    toutes les expériences nées des œuvres à lire,
    à voir ou à entendre,
    tous les remous à l’échelle des océans
    ou à celle du verre d’eau,
    tout ce qui peut n’exister qu’à peine
    ou ne pas exister
    mais par quoi l’on existe…


    Texte et écriture de Michel Leiris, dessin de Joan Miró (1973) – Lithographie – Aimé Maeght


  • La Poule qui radote

    Texte de Bernard Denis-Laroque, illustré par Pascale Bordet; extrait de « Les Fables de Montparnasse« 


Dernières publications d’art et de poésie

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne et contemporain

    Ajouts d’œuvres d’art moderne et contemporain

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

  • Ajout d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 2)

    Ajout d’œuvres d’art ancien et classique (Galerie 2)

  • La Gazette d’Amavero n° 21 – Lundi 23 mars 2026

    La Gazette d’Amavero n° 21 – Lundi 23 mars 2026

  • Du rouge et du gris dans deux tableaux différents : l’art de la couleur

    Du rouge et du gris dans deux tableaux différents : l’art de la couleur

  • Antonin Artaud : Amour

    Antonin Artaud : Amour

  • Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 5)

    Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 5)

  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 3)

    Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 3)

  • Wang (Wei) : A Monsieur le magistrat Chang

    Wang (Wei) : A Monsieur le magistrat Chang

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025