Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Il ne s’agit pas de peindre la vie, mais de rendre vivante la peinture.

Carnets (1927-1946)


  • enfant à la plage

    Marie Leroy – Contemplation

    le sable ça gratte
    les petits grains se faufilent
    entre mes doigts de pied
    c’est quoi toutes ces odeurs
    lourdes et grasses 
    j’ai quand même envie
    de respirer un grand coup
    là-bas j’entends les mouettes
    et leur drôle de rire rauque
    je vois la mer qui s’en va
    sous la poussée des vagues
    je suis indécis
    devant tant de vie
    mais je le sens
    sur cette plage
    je n’ai besoin de personne
    pour exister

     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Contemplation, de Marie Leroy


  • fleur de lys

    Hélène Legrand – Le Jardin des Lys

    il y a quelque chose
    de charnel de fruité
    dans la fleur de lys
    qui s’ouvre et offre
    aux yeux du passant
    son abandon sa nudité
    sa promesse
    d’onctuosité mielleuse
    presque indécent

    ce fugace étalage
    de splendeur crue
    cet apologue
    de l’évanescence
    cachée derrière un voile
    qui mains ouvertes
    vous dirait
    carpe diem

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Jardins des Lys, de Hélène Legrand


  • ferme

    Capucine Minot – La Ferme

    il y a quelques années
    c’était une ferme
    pleine de bruits et
    d’animaux
    aujourd’hui
    un havre de paix
    de quiétude de silence
    mais les toits et les murs
    rappellent les temps du labeur
    et des mains calleuses
    le passé et le présent
    s’épaulent pour un futur
    d’équilibre et de bonheur

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Ferme, de Capucine Minot


  • ombre

    Anne-Sophie de Galard – Envolée

    par un beau jour d’été
    une petite fille bronzée
    se penche sur son ombre
    dessinée sur le mur
    perplexe elle s’interroge
    ces formes c’est moi
    et quand je bouge 
    ça bouge aussi
    pour vérifier
    elle va essayer
    oui ça bouge
    devant elle 
    le chemin monte
    comme la vie
    qui l’attend

    Texte de Luc Fayard inspiré par Envolée, par Anne-Sophie de Galard


  • poisson rouge

    Virginie Ressy – Détail

    le poisson rouge a disparu
    ce matin plus personne
    pourtant pas de chat
    dans la maison
    ce n’est pas un meurtre
    c’est une énigme
    car ne vivent ici
    que des esprits purs
    et des vibrations positives
    une onde a dû traverser la pièce
    pour porter le poisson rouge
    à la rivière en contrebas
    il faudra penser
    à vider le bocal

    Texte de Luc Fayard inspiré par Détail de Virginie Ressy



Art et Poésie : dernières publications

  • pays rêvé (Hommage à David Hockney)

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  • Henry Moore : Large Upright, Internal/External Form (1981)

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  • Guy Tirolien : Gouaches (1961)

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  • Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

    Du bist die Zukunft, großes Morgenrot
    über den Ebenen der Ewigkeit.
    Du bist der Hahnschrei nach der Nacht der Zeit,
    der Tau, die Morgenmette und die Maid,
    der fremde Mann, die Mutter und der Tod.

    Du bist die sich verwandelnde Gestalt,
    die immer einsam aus dem Schicksal ragt,
    die unbejubelt bleibt und unbeklagt
    und unbeschrieben wie ein wilder Wald.

    Du bist der Dinge tiefer Inbegriff,
    der seines Wesens letztes Wort verschweigt
    und sich den andern immer anders zeigt:
    dem Schiff als Küste und dem Land als Schiff.

    Tu es l’avenir, la grande aurore
    sur les plaines de l’éternité.
    Tu es le cri du coq après la nuit du temps,
    la rosée, la prière du matin, la jeune fille.
    l’étranger, la mère et la mort.

    Tu es la forme qui sans cesse change,
    qui, toujours solitaire, émerge du destin,
    qui demeure sans gloire ni regret
    et vierge comme une forêt sauvage.

    Tu es l’essence même des choses
    qui tait le dernier mot de son être
    et qui se montre aux autres toujours autre :
    au navire comme une côte, à la terre comme un navire

    (1875-1926). Né à Prague donc autrichien, puis tchécoslovaque.
    Das Stunden-Buch. Le Livre d’heures. Traduction française de Maurice Betz et Luc Fayard

    Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

  • Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)

    Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)

  • Mark Hertier : Black and White Cottage (1914)

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  • Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

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  • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

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  • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

    Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

  • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

    LEAR
    Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
    You cataracts and hurricanoes, spout
    Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
    You sulphurous and thought-executing fires,
    Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
    Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
    Smite flat the thick rotundity o’ the world!
    Crack nature’s moulds, all germens spill at once
    That make ingrateful man!

    LEAR
    Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
    Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
    Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
    Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
    Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
    Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
    Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
    Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
    Qui font l’homme ingrat !

    Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

    William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

  • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

    Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025