Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 822 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Si la vue d’un bureau encombré évoque un esprit encombré, alors que penser d’un bureau vide?
Attribué à Albert Eistein par Nathalie S. sur… Lire


  • petit fleuve

    Eva Le Goff – La Veules

    hiératiques maisons
    le long de l’eau courant
    ce filet est un fleuve
    le plus petit de France
    on a envie de le suivre
    parce qu’on sait
    qu’il conduit à la mer

    dans le village
    l’eau passe tranquillement
    entre les murs fiers
    qui la regardent de haut
    et le chemin vers l’aval
    compte peu de moulins
    et peu de cressonniers

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Veules, d’Eva Le Goff


  • grue couronnée

    Clarisse Dernoncourt – Grue couronnée

    la tête huppée
    droite comme un i
    la grue couronnée
    se pavane en tricolore
    avec fierté
    habillée pour la sortie
    des grands soirs
    le bel oiseau dresse ses ailes
    comme une baguette
    de chef de fanfare
    à la parade du village
    que la fête commence

    Texte de Luc Fayard inspiré par Grue couronnée, de Clarisse Dernoncourt


  • primitif

    Ange Debroise – Kyoto

    fœtus emmitouflé
    dans sa toile
    souffle de la naissance
    trace du chemin primitif
    écrin de douceur maternelle
    aux multiples sillons
    futur en route
    ailes se déployant bientôt
    pour lâcher l’esprit nouveau
    prêt à s’envoler
    moment de grâce
    et d’amour

    Texte de Luc Fayard inspiré par Kyoto, d’Ange Debroise


  • lièvre danseur

    Caroline d’Andlau Hombourg – LIèvres

    le lièvre farceur
    me demanda
    veux-tu danser ma sœur
    sans attendre il m’entraina
    dans une ronde insensée
    absurde endiablée
    le lièvre danseur
    est un fanfaron
    il saisit toute occasion
    de faire le charmeur
    le fou la toupie
    nous dansâmes ainsi
    enserrés enlacés
    toute la nuit
    au petit matin frais
    il agita son bras
    et s’en alla

    Texte de Luc Fayard inspiré par Lièvres, de Caroline d’Andlau Hombourg


  • fée neige

    Amélie de Trogoff – Sainte-Amélie-des-Monts

    la neige n’est pas que manteau
    elle est baguette de fée
    qui transforme le paysage
    en voile de prière muette
    voix vers le silence
    tout se cache dans l’attente
    ce qui reste apparent craint
    neige épaisse fil d’ariane
    reliant la terre et le ciel
    l’homme et son âme
    l’espace et le temps

    Texte de Luc Fayard inspiré par Sainte-Amélie-des-Monts, par Amélie de Trogoff



Art et Poésie : dernières publications

  • pays rêvé (Hommage à David Hockney)

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  • Henry Moore : Large Upright, Internal/External Form (1981)

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  • Henri Matisse : Femme au chapeau (1905)

    Henri Matisse : Femme au chapeau (1905)

  • Guy Tirolien : Gouaches (1961)

    Guy Tirolien : Gouaches (1961)

  • Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

    Du bist die Zukunft, großes Morgenrot
    über den Ebenen der Ewigkeit.
    Du bist der Hahnschrei nach der Nacht der Zeit,
    der Tau, die Morgenmette und die Maid,
    der fremde Mann, die Mutter und der Tod.

    Du bist die sich verwandelnde Gestalt,
    die immer einsam aus dem Schicksal ragt,
    die unbejubelt bleibt und unbeklagt
    und unbeschrieben wie ein wilder Wald.

    Du bist der Dinge tiefer Inbegriff,
    der seines Wesens letztes Wort verschweigt
    und sich den andern immer anders zeigt:
    dem Schiff als Küste und dem Land als Schiff.

    Tu es l’avenir, la grande aurore
    sur les plaines de l’éternité.
    Tu es le cri du coq après la nuit du temps,
    la rosée, la prière du matin, la jeune fille.
    l’étranger, la mère et la mort.

    Tu es la forme qui sans cesse change,
    qui, toujours solitaire, émerge du destin,
    qui demeure sans gloire ni regret
    et vierge comme une forêt sauvage.

    Tu es l’essence même des choses
    qui tait le dernier mot de son être
    et qui se montre aux autres toujours autre :
    au navire comme une côte, à la terre comme un navire

    (1875-1926). Né à Prague donc autrichien, puis tchécoslovaque.
    Das Stunden-Buch. Le Livre d’heures. Traduction française de Maurice Betz et Luc Fayard

    Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

  • Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)

    Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)

  • Mark Hertier : Black and White Cottage (1914)

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  • Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

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  • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

    Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

  • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

    Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

  • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

    LEAR
    Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
    You cataracts and hurricanoes, spout
    Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
    You sulphurous and thought-executing fires,
    Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
    Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
    Smite flat the thick rotundity o’ the world!
    Crack nature’s moulds, all germens spill at once
    That make ingrateful man!

    LEAR
    Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
    Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
    Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
    Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
    Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
    Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
    Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
    Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
    Qui font l’homme ingrat !

    Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

    William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

  • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

    Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025