tu te souviens d’elle
mais ce n’est pas elle
ni son fantôme
juste l’image fardée
de tes préjugés
le souvenir en émoi
te fait rentrer en toi
comme l’ours dans sa caverne
qui se terre et hiberne
il est poison mensonge
tueur de couleurs passées
voileur de songe
sur paysage dispersé
courbe impossible
filtre d’humeur
créant l’incrédible
d’un monde d’ailleurs
le seul espoir
est devant toi
allume un feu
de lumières bleues
va cherche des chemins à embrasser
sans mirage sans impasse
sans trace à effacer
qui te clouerait sur place
ta vie est ce chemin qui avance
où tu ris où tu danses
Texte de Luc Fayard

