Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 822 auteurs
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Citation Amavero du jour
J’aime la règle qui corrige l’émotion.
…, Pensées et réflexions sur la peinture, Nord-Sud 2017. Vu à l’expo Grand Palais octobre 2013


  • Francis-John McComas : Sky (1906)

    Francis John McComas – Sky (1906)

  • Anatole France : le dialogue sur Napoléon (1922)

    anatolefrancelavieenfleur

    « De sa vie, je savais peu de chose et ne me souciais pas d’en savoir davantage; je n’avais pas alors, comme aujourd’hui, la curiosité du passé. A vingt ans, au déclin de l’Empire, il était entré dans l’armée, et avait fait, comme aide de camp du général D…, la campagne de 1812.

    (suite…)

  • l’art pur du poète (illustré par 10 artistes contemporains)

    Nino Ferrer

    l’art pur du poète

    saisir le vent
    comme un peintre
    en dire le moins possible
    autrement peut-être
    ne parler que vibration
    et amour
    se souvenir d’hier
    et de ses rêves
    se laisser aller
    à l’errance
    désordonnée
    loin du flux
    comme la vague
    à contre-courant
    sans autre but
    que la beauté
    la vérité viendra
    toute seule
    dans la passion
    de l’art pur
    et ciselé

    Sculpture en plein air représentant une figure humaine stylisée, peinte en jaune et blanc, posée sur l'herbe avec un mur en pierre en arrière-plan.
    Nathalie Camoin-Chanet

    Texte de Luc Fayard, illustré par 10 artistes contemporains (de gauche à droite et de haut en bas) : Natsha Krenbol, Elisabeth Lombard, Kinnari, Anne Grenier, Nino Ferrer, Nathalie Camon-Chanet, Olga Suvorova, Tyson Grumm, Anna Güntner, Lizzie Riches


  • Todd Sloane : Untitled (2020)

    Todd Sloane (2020) – sculpture – divers matériaux

  • Hans Hofmann : Orchestral Dominance in Yellow (1954)

    Hans Hofmann – Orchestral Dominance in Yellow (1954)


Art et Poésie : dernières publications

  • Henri Matisse : Femme au chapeau (1905)

    Henri Matisse : Femme au chapeau (1905)

  • Guy Tirolien : Gouaches (1961)

    Guy Tirolien : Gouaches (1961)

  • Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

    Du bist die Zukunft, großes Morgenrot
    über den Ebenen der Ewigkeit.
    Du bist der Hahnschrei nach der Nacht der Zeit,
    der Tau, die Morgenmette und die Maid,
    der fremde Mann, die Mutter und der Tod.

    Du bist die sich verwandelnde Gestalt,
    die immer einsam aus dem Schicksal ragt,
    die unbejubelt bleibt und unbeklagt
    und unbeschrieben wie ein wilder Wald.

    Du bist der Dinge tiefer Inbegriff,
    der seines Wesens letztes Wort verschweigt
    und sich den andern immer anders zeigt:
    dem Schiff als Küste und dem Land als Schiff.

    Tu es l’avenir, la grande aurore
    sur les plaines de l’éternité.
    Tu es le cri du coq après la nuit du temps,
    la rosée, la prière du matin, la jeune fille.
    l’étranger, la mère et la mort.

    Tu es la forme qui sans cesse change,
    qui, toujours solitaire, émerge du destin,
    qui demeure sans gloire ni regret
    et vierge comme une forêt sauvage.

    Tu es l’essence même des choses
    qui tait le dernier mot de son être
    et qui se montre aux autres toujours autre :
    au navire comme une côte, à la terre comme un navire

    (1875-1926). Né à Prague donc autrichien, puis tchécoslovaque.
    Das Stunden-Buch. Le Livre d’heures. Traduction française de Maurice Betz et Luc Fayard

    Rainer-Maria Rilke : Tu es l’avenir

  • Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)

    Tom Thomson : Le Vent d’Ouest (1916)

  • Mark Hertier : Black and White Cottage (1914)

    Mark Hertier : Black and White Cottage (1914)

  • Mária Geszler-Garzuly : Between the Trees (2025) – porcelaine

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  • Lucien Simon : Le pont du Steir à Quimper (1920)

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  • Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

    Aristide Maillol : Femme assise à l’ombrelle (1892)

  • William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

    LEAR
    Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow!
    You cataracts and hurricanoes, spout
    Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks!
    You sulphurous and thought-executing fires,
    Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts,
    Singe my white head! And thou, all-shaking thunder,
    Smite flat the thick rotundity o’ the world!
    Crack nature’s moulds, all germens spill at once
    That make ingrateful man!

    LEAR
    Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez,
    Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez
    Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes !
    Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée,
    Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne,
    Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle,
    Aplatis l’épaisse rotondité du monde,
    Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes
    Qui font l’homme ingrat !

    Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats

    William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)

  • Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

    Alphonse Osbert : Le Soir sur le lac (1895)

  • Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

    Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.

    C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.

    (1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.

    Christian Bobin : Il n’y a rien en nous (1991)

  • Francis Ponge : Le Chêne (1942)

    Francis Ponge : Le Chêne (1942)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025