Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 444 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • quand je serai bien mort (illustré par 12 artistes contemporains)

    dans un frôlement nocturne
    quand je serai bien mort
    je viendrai te chatouiller
    le gros orteil droit
    telle une plume

    sur l’étang de ta maison
    plus léger qu’un souffle
    je marcherai sans une ride
    étonnés les poissons ouvriront
    plus grand la bouche

    ectoplasme translucide
    je m’effacerai doucement
    de ton souvenir étiolé
    nuage grisonnant dans le ciel
    de ton passé

    quand j’aurai bien profité
    de mes farces je serai las
    assailli de nouveaux regrets
    du fond de la mort il faudra
    que je t’appelle

    longtemps tu résisteras
    le sourcil en épi clamant
    pourquoi me déranger ainsi
    on ne peut partir et revenir
    reste enfoui

    mais je finirai par te manquer
    personne pour te faire rire
    te faire partir en éclats
    et ta vie coulant triste sans moi
    oui tu viendras

    alors âme dans l’âme nous aurons
    la mort entière pour l’amour
    et nos évanescences enserrées
    habilleront d’une joie de velours
    l’éternité

    Vincent Lignereux
    Paul Liggins

    Texte de Luc Fayard illustré par 12 artistes contemporains , extraits de Nicole’s Museum (*)

    (*) nicolemuseum.fr

    Artistes cités (de gauche à droite, de haut en bas) : Bruce Kurland, Isabelle Beaupré, Lionel Saint-Eloi, Jalliot Karte, Félix Lafortune, Paul Liggins, Bruce Connor, Lars Henkel, Guillaume Couffignal, Carole Bonaventure, Gennady Shlykov, Vincent Lignereux


  • Celan (Paul) : Fugue de la mort (Todesfuge)

    Lait noir du petit jour nous le buvons le soir
    nous le buvons midi et matin nous le buvons la nuit
    nous buvons et buvons
    nous creusons une tombe dans les airs on y couche à son aise

    Schwarze Milch der Frühe wir trinken sie abends
    wir trinken sie mittags und morgens wir trinken sie nachts
    wir trinken und trinken
    wir schaufeln ein Grab in den Lüften da liegt man nicht eng

    (suite…)

  • Sans P

    ‌Un ‘eu de ‘oésie, dans ce monde de brutes,
    ‘our les ‘etits en lutte, et ‘our les grands en rut.
    Oui, mais en su »rimant la lettre à ‘ostillons,
    gouttelettes à virus, ‘artout en ‘a’illons

    (suite…)

  • Malika

    Keltoum Delfouss – Malika (détail)

    À mes mamas algériennes.
    Deux mamas qui ne se connaissent pas, sont pourtant tatouées dans mon cœur.
    L’une est ma belle mama de la poésie et l’autre est ma mama Malika.
    Même le prénom MALIKA comporte le nom de Ali BELKAHLA.
    On ne récolte ce que l’on s’aime, j’ai été baptisée Yacuta par Linda.
    Encore une autre mama, à laquelle je tatoue le signe de l’amour,
    Ave Maria, si tu me reconnais, je suis ta tata.
    Cette toile figurative est le caméléonisme du culturisme.
    Je développe ma masse musculaire pour faire de l’esthétisme.
    À plusieurs, les mamas deviennent QUEEN
    À l’image de Malika.
    Des femmes fortes qui ont enfantées les plus beaux insignes.
    SAL’ÂME ALI BOOM, KELTOUM !
    Ils sont DEFFOUS ces Algériens !

    Texte d’Angélique Leroy, inspiré par Malika, de Keltoum Deffous


  • Celan (Paul) : Anabase

    ANABASIS

    Dieses
    schmal zwischen Mauern geschriebne
    unwegsam-wahre
    Hinauf und Zurück
    in die herzhelle Zukunft.

    ANABASE

    Cet
    aller en haut et retour dans
    l’avenir clair-cœur,
    mal praticable et vrai,
    écrit étroit entre des murs.

    (suite…)

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  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

    Où suis-je donc là ?

  • Je crée des nuages artificiels

    Je crée des nuages artificiels

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025