1 382 artistes • 745 auteurs
publiés dans Amavero

Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • Cosimo Rosseli : Portrait d’un homme (1481)

    Cosimo Rosselli – Portrait d’un homme (1481)

  • Vente exceptionnelle chez Phillips

    Le catalogue de la vente d’art moderne et contemporain qui vient de débuter chez Phillips (du 24 février au 10 mars 2026) est absolument exceptionnel. Si je pouvais (c’est-à-dire si les ayants-droits des artistes contemporains à la mode nous permettaient de parler d’eux sans nous menacer des foudres des soi-disant défenseurs de droits qui ne sont que des obstacles à la liberté d’expression), je publierais toutes les œuvres en vente tellement je trouve le choix des artistes judicieux. Pour chacun, ce n’est pas forcément son chef-d’oeuvre mais réussir à réunir autant de noms intéressants ou célèbres est un coup absolument extraordinaire ! On feuillette ce catalogue comme un enfant ébloui par les merveilles du monde. Je vous montre ci-dessous une petite sélection d’art contemporain avec, une fois n’est pas coutume, renvoi direct sur le lien Phillips si jamais vous avez envie de renchérir (le prix de départ va jusqu’à 50 000 dollars)!

    Courtesy of Phillips


  • Anne Carson : The Anthropology of Water (L’Anthropologie de l’eau)

    I woke before dawn.
    The light was a thin blade of nickel
    lying on the edge of the world.

    One owns nothing.
    Not even this moment of passage,
    where the river water becomes sea water,
    where the salt begins to bite the sweetness.

    Memory is a weariness of the eyes.
    It seeks a shape where there is only motion.
    It seeks a shore where there is only drift.

    Hiroshi Sugimoto – Caribbean Sea, Jamaica (1980) – photo

    Je me suis réveillée avant l’aube.
    La lumière était une fine lame de nickel
    posée sur le bord du monde.

    On ne possède rien.
    Pas même ce moment de passage,
    où l’eau de la rivière devient l’eau de la mer,
    où le sel commence à mordre la douceur.

    La mémoire est une fatigue des yeux.
    Elle cherche une forme là où il n’y a que du mouvement.
    Elle cherche une rive là où tout est dérive.

    Texte d’Anne Carson illustré par une photo de Hiroshi Sugimoto, tirée de sa série « Seascapes« 


  • moment

    Luc Fayard – Vallée de la Bièvre (2026) – photo

    roux le chat rode sur la terrasse
    inquiète la mésange chante dans le chêne
    noircis les arbres étirent leurs bras nus
    tiède le vent respire par à-coups
    cotonneuse la fumée fuit des cheminées
    brumeuse la vallée bruisse crescendo
    paresseux le train trace sa voie là-bas
    ouatés les nuages hésitent là-haut
    incertain mon cœur se demande pourquoi
    brusquement l’avenir a suspendu son cours

    Texte de Luc Fayard inspiré par la Vallée de la Bièvre


  • écharpe rouge

    René Gruau – Rouge et noir (1989) – affiche

    j’aurais aimé croiser un soir
    cette femme et m’emmitoufler
    dans l’écharpe rouge niché
    comme un bébé dans son berceau

    arborant l’étrange sourire
    au dessin si proche lointain
    elle m’aurait pincé la joue
    de ses doigts gantés de soie noire

    enivré d’essence divine
    et de frôlements chaleureux
    j’aurais enfin fermé les yeux
    pour le début d’un amour fou

    mais d’un geste d’épaule théatral
    la femme dans sa longue robe noire
    se serait échappée comme un héron
    qui se déhanche sur ses hauts talons

    seul laissant à regret s’enfuir
    l’écharpe rouge agitée par le vent
    j’aurais alors décelé dans la nuit
    comme de larges rayures de sang

    Texte de Luc Fayard inspiré par l’affiche de René Gruau « Rouge et noir » (1989)


Dernières publications d’art et de poésie

  • Comme je laissais derrière moi

    Comme je laissais derrière moi

  • Il est là monstrueux

    Il est là monstrueux démesuré
    debout par miracle
    Dans un maelström de particules
    Raide et impassible
    dans ce magma coloré
    Poursuivi par ce spectre grimaçant
    qui se cache à lui et veux l’engloutir
    Inconscient, il marche
    et va vers son destin
    Dans un tourbillon d’électrons dorés
    dont la beauté adoucira la fin

    Texte de Véronique Demant, inspiré par Silence d’or, de Sophie Rocco ; écrit en Atelier de poésie

    Il est là monstrueux

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025