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Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.


  • Qu’est-ce que l’information ?

    Petite pépite exhumée des archives InfoTekArt : la définition mathématique de l’information qui nous emporte vers des concepts insoupçonnés

    Equation mathématique représentant la définition de l'information selon l'entropie, avec H, p_i et logarithme en base 2.

    « La quantité d’information dans un message est inversement proportionnelle à la probabilité d’apparition de ce message. »

    Ce n’est pas moi qui le dit mais Claude Shannon, l’inventeur en 1949 de la seule grande théorie de l’information, celle qui a créé le bit et donné naissance à l’informatique.
    Si je sais à l’avance ce que tu vas me dire, il n’y a pas d’info! C’est pas beau?
    Shannon a même trouvé la formule (ci-dessus) en calculant l’entropie ou logon.
    L’entropie exprimée en bits est égale à moins la somme des probabilités des diverses éventualités possibles multipliées par le logarithme de base 2 de ces probabilités.
    Exemple : si je tire à pile ou face, la probabilité p de pile (comme celle de face) est de ½, l’entropie H sera :
    H = – (1/2 log ½) + (1/2 log ½ ) = – 2 (1/2 log ½ ) = – log ½ = 1 bit.
    Le bit est donc tout simplement la quantité d’information qui émerge dans la réponse « oui » ou « non » à une question ; d’où la naissance de l’informatique qui adore ce genre de réponse par oui ou par non, par 0 ou 1 : dans tel circuit, dans tel composant, le courant passe ou ne passe pas. Un point , c’est tout.
    On peut aller très loin dans la réflexion intellectuelle par la succession de réponses en oui ou non…

    première publication : 24 novembre 2004 (un des premiers articles d’InfoTekArt!)


  • Dix conseils pour survivre au travail

    Nouvelle bonne pioche dans les archives d’Infotekart. Une vision de l’entreprise un peu différente de l’image idyllique que tentent de nous donner certains thuriféraires du management moderne. Où l’on voit que simplement garder sa place pour éviter d’être sur les « listes » est un travail de tous les jours. Je ne renie aucune de ces lignes et regrette simplement de ne pas en avoir fait un livre qui raconte plus en détail la réalité vécue : l’entreprise est d’abord et avant tout une source de profit pour les actionnaires (voir ma définition dans Dictionnaire impertinent des branchés), c’est tout. Tout le reste est mensonge et marketing (pléonasme).

    (suite…)

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  • VIDÉO : Ray Kurzweil parle d’intelligence artificielle – interview exclusive (2011)

    Dans la lignée de la sélection des meilleurs articles piochés dans les archives d’InfoTekArt, voici un collector : mon interview vidéo de Raymond Kurzweil, génial inventeur (voir son wikipedia) où il parle de l’intelligence artificielle dont il fait son sujet principal. C’était il y a 14 ans, en novembre 2011 ! Ces quelques années d’avance sur le commun des mortels, en a-t-il vraiment profité depuis qu’il a rejoint Google en 2012 comme directeur de l’ingénierie ? Son projet d’ebook universel Blio a capoté. Il a contribué à Smart Reply, fonctionnalité IA de Gmail et lancé le projet Kona pour doter l’IA d’un langage équivalent au langage humain. Mais on attendait peut-être mieux de lui… Il est connu aussi pour être un tenant de la singularité, le moment où l’IA dépassera l’homme (prévu selon lui en 2045) et pour avoir décidé se faire cryogéniser à sa mort (avec plein de nanorobots partout) pour être ressuscité au bon moment en homme bionique en pleine forme. Un vrai fan du transhumanisme ! Dans mon interview vidéo ci-dessous, je le trouve plutôt raisonnable, voire passionnant !.

    Mon texte de l’époque : « Ray Kurzweil est une des plus grandes figures de l’informatique mondiale. Inventeur et futurologue, il est à l’origine de nombreuses innovations (scanner à plat, OCR, reconnaissance de la parole, musique synthétique); auteur de nombreux livres – dont le dernier « The singularity is new » – il prédit l’avenir proche d’un homme bionique, mi-homme, mi-robot, et d’une intelligence artificielle égalant et dépassant celle de l’homme. Une interview vidéo webtv exclusive (en anglais) réalisée par le journaliste indépendant Luc Fayard, dans le cadre de l’Université du Système d’information (USI 2011), un évènement Octo Technology.»

    Conclusion de l’interview de Ray Kurzweil et mise à jour juin 2025

    Ray Kurzweil a compris avant tout le monde l’importance de l’IA (intelligence artificielle) mais il n’a peut-être pas trouvé les terrains d’application qu’il aurait voulu ! Est-il bridé par Google ? Peut-être va-t-on quand même entendre parler de lui.? Sur Amavero, on utilise l’IA essentiellement comme assistant documentaire dans la recherche d’œuvres d’art susceptibles d’illustrer un poème, ou comme dessinateur: voir Poèmes illustrés par l’IA

    première publication : 14 novembre 2011


  • Modernité de la beauté : le manifeste d’Amavero

    Si tu lèves la tête vers un tableau qui t’emporte dans ses rêves, tu oublies soudain le reste et, pendant des heures, tu te perds dans sa contemplation qui aura duré en réalité une minute ou deux. C’est ainsi que tu réalises la relativité du temps.
    Si, en plongeant dans un poème, ses vers composent une musique douce à ton âme, c’est que tu es sorti du temps linéaire pour entrer dans l’espace multidimensionnel des émotions.
    Quand tu contemples une mer de nuages reliant la terre au ciel, tel le voyageur de Caspar David Friedrich en haut de sa montagne, c’est dans la beauté du paysage que tu visualises l’infini de l’espace et du temps.
    Quand les yeux, le visage, la lumière et les courbes d’un corps te donnent un coup de poing, c’est que la beauté est entrée dans ta mémoire en remontant ton passé jusqu’à l’enfance comme les madeleines de Proust.
    Ce que fait la beauté à l’homme, c’est qu’elle s’impose à lui sans sa volonté. Il ne consomme plus, il s’oublie face à l’impermanence.
    Ce que la beauté crée de différent dans l’homme, c’est qu’elle modifie sa relation au monde en le sortant de la raison et de l’histoire, car elle n’est plus faite d’objets temporels mais de liens.
    La beauté est résonance. La beauté est l’antidote du zapping. Voilà pourquoi elle est résolument moderne.
    En reliant tous les arts, Amavero se consacre à la beauté.

    Peter Paul Rubens – Portrait de Nikolas (1619) – crayon noir et rouge sur papier
    Portrait d'une femme âgée avec un foulard, réalisé en 1514, mettant en valeur ses traits marqués et son expression contemplative.
    Albrecht Dürer – Portait de Barbara Dürer (1514) – crayon sur papier

    PS: Je me souviens qu’Ernst Hans Gombrich, dans son inégalable et intemporelle Histoire de l’art, pour illustrer le questionnement de la beauté, comparait le portrait par Rubens de son fils Nikolas avec celui par Dürer de sa vieille mère Barbara : qui est le plus beau ?

    « Le beau est toujours bizarre. »

    Charles Baudelaire. Article « Salon de 1859 », publié dans la revue L’Artiste.


    « La beauté, c’est l’éternité qui se regarde dans un miroir. Mais vous êtes l’éternité et vous êtes le miroir. »

    Khalil Gibran. Le Prophète (1923)


    « N’est-il pas aussi impossible de raisonner avec la mort que de peser la terre ou l’âme de la beauté? »

    Jim Harrison. Légendes d’automne (1979)


    « Ce qui fait la beauté, ce n’est pas la forme parfaite, mais le surgissement fragile. »

    Georges Didi-Huberman. La survivance des lucioles (2009)


  • Back home, du fin fond de l’espace-temps

    Du fin fond des archives d’InfoTekArt, le blog de l’économie et du numérique, qui a été intégré à Amavero, je vous ressortirai régulièrement des pépites comme ce film que j’exhume pour vous et que j’avais présenté à l’époque sans commentaires. L’avantage avec l’infini, c’est que ca ne vieillit pas !

    Source : film « The Known Universe » de l’American Museum of Natural History

    première publication: 23 décembre 2009


Dernières publications d’art et de poésie

  • Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

    Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

  • Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

    Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

  • Maulpoix (Jean) : Adieu

    Maulpoix (Jean) : Adieu

  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

  • Richter (Gerhard) : C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre (1962)

    C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre et vous pousse vers l’art en général. L’envie de fixer une vision, de maîtriser des manifestations extérieures (auxquelles il faut donner un nom et un sens). Sans elle, ce travail serait absurde, et, comme l’art pour l’art, il ne se justifierait pas.

    Penser que l’art copie la nature est un sinistre malentendu. Car l’art a toujours œuvré contre la nature et pour la raison.

    Chaque mot, chaque trait nous est insufflé par notre époque et par les circonstances. Les liens, les aspirations relèvent du passé et du présent. Il est donc impossible d’agir, de penser arbitrairement et indépendamment d’eux. D’une certaine manière, ceci est réconfortant puisque chaque individu est en quelque sorte entouré, lié par la contemporanéité. Il y aura toujours un possible même dans le pire des malheurs.

    Vouloir rendre visible l’invisible, la chose connue, inconnue ou plausible, et même l’impensable est une revendication, une prétention absurde. Certes, nous pouvons déduire l’invisible, donc présupposer son existence avec une quasi-certitude, mais nous ne sommes pas en mesure de représenter cet invisible par un symbole qui le remplace et qui soit lui aussi invisible.

    Il n’y a aucune raison d’accepter sans réserve ce que la tradition nous a transmis. Rien n’est bien ou mal en soi, sauf dans certaines circonstances et à condition que nous le voulions. Cet état de fait annihile les conventions, les garanties et les inconditionnels et nous oblige, chaque jour, à prendre nos responsabilités et à décider du bien et du mal.

    S’imaginer une chose, se la représenter, fait de nous des hommes L’art, c’est donner du sens, générer du sens au même titre que la quête de Dieu ou la religion. Même sachant que tout sens donné ou tout tableau peint est un simulacre, une illusion, nous ne pouvons y renoncer. Car la foi (penser, réfléchir le présent et l’avenir) est notre trait de caractère essentiel.

    Les moyens de l’art (la manière de représenter une chose, le style, la technique et la chose représentée en soi) sont les conditions néces­saires à l’art tout comme les qualités de l’artiste (mode de vie, capacités, entourage). L’art peut naître autant de l’harmonie que de la contradic­tion avec les conditions qui le génèrent. Il n’est en soi, ni visible ni définissable, seules les conditions qui l’ont généré sont visibles et repro­ductibles ; on a tendance à les confondre avec l’art en soi.

    Dès que l’activité artistique est devenue un « isme », elle cesse d’en être une. Car seul ce qui lutte quotidiennement pour prendre forme et exister, est vivant. (À titre de comparaison : le social est une forme et une méthode juste qui correspond aux conceptions actuelles ; mais si en revanche, il se prétend socialisme, ordre social ou dogme, il renonce à ce qui lui est propre et risque de courir à sa perte.)

    Je ne suis pas venu ici pour fuir le matérialisme. Il règne ici d’une manière plus radicale et plus perfide encore, mais j’ai dû fuir l’idéa­lisme criminel des socialistes.

    La peinture na rien à voir avec la pensée. Quand on peint, la pensée est peinture. La pensée est un langage, un registre qui doit fonctionner avant et après. Einstein ne pensait pas quand il faisait ses calculs, il calculait, chaque équation réagissait à la précédente, tout comme en peignant, une forme répond à une autre et ainsi de suite.

    L’art sert à la socialisation. Il nous relie aux autres et à ce qui nous entoure au sein d’une même conception et d’une même quête.

    Pour moi, l’enjeu n’est jamais l’art, mais uniquement la chose pour laquelle l’art peut être utile.

    Comme il n’existe ni certitude, ni vérité absolue, nous aspirons toujours à une vérité artificielle faisant autorité, donc humaine. Nous avons des jugements de valeur et fabriquons une vérité qui en exclut d’autres. Dans la production de vérité, l’art est la composante qui met en forme.

    Les sciences de la nature ont assurément influencé les arts. Pour l’Aztèque, le coucher du soleil était un événement inintelligible auquel il ne survivait que grâce aux représentations divines. Depuis, ces manifestations évidentes ont trouvé une explication. Mais, au vu de l’immensité de l’inconcevable, de ce qui ne peut être expliqué, l’inex­plicable semble tellement gigantesque, que nous sommes pris de vertige et que les images d’antan éclatent comme des bulles de savon. Songer à l’absolu ineffable (par exemple en regardant le firmament), savoir qu’il est impossible de donner un sens à cette immensité nous touche à tel point que nous ne pouvons survivre qu’en ignorant.

    Aussi curieux que ceci puisse paraître, « ne pas savoir où vont les choses », l’impression de se perdre et d’avoir perdu, est source de foi et d’un immense optimisme, elle n’engendre ni certitude ni sécurité collective. Il faut avoir perdu Dieu pour croire, et l’art pour peindre.

    Richter (Gerhard) : C’est le besoin de communiquer qui amène à peindre (1962)

  • Uguay (Marie) : Tu m’apprends l’âge, mon amour

    Uguay (Marie) : Tu m’apprends l’âge, mon amour

  • Trois espaces

    Trois espaces

  • Elle était là dans le silence pluvieux

    Elle était là dans le silence pluvieux

  • Tu cours dans un espace fini

    Tu cours dans un espace fini
    Blanc fulgurant
    dans un océan de noirceur
    le feu a tout détruit
    mais toi tu portes l’espoir
    Franchiras-tu les limites
    de ce monde sinistre ?
    Détache-toi
    Envole-toi
    Brise le carcan
    Terrasse l’ombre
    et jette le fantôme
    qui veut t’enfermer

    Texte et calligramme de Baronne, inspiré par John Caple(2000) ;

    Tu cours dans un espace fini

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025