Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Plus je connais les hommes, plus j’admire les chiens.(Anonyme) (Écrits réunis par Ornella Volta, Éditions Champ Libre, 1981, p. 174)


  • Maîtriser son information – Cours donné à l’Université Paris-Dauphine (2005)

    Ce texte est issu d’un cours dispensé par Luc Fayard en 2005 à l’Université Paris-Dauphine. Bien qu’antérieur à l’explosion des réseaux sociaux, il garde une pertinence surprenante. Dans un monde saturé de signes et d’écrans, il offre des repères précieux pour maîtriser l’information, la penser, la lire, l’écrire, la transmettre.

    image IA

    Extrait de l’introduction :

    « L’information est une prothèse. Elle nous rend plus efficaces mais elle nous déforme si nous ne la comprenons pas. Apprendre à lire activement, à formuler clairement, à trier le bruit du sens : voilà ce que propose ce cours, simple et exigeant à la fois. »

    Pourquoi le relire aujourd’hui ?

    Il ne s’agit pas ici de nostalgie, mais d’utilité.
    Ce cours est un manuel de lucidité dans un monde de confusion douce.
    Il s’adresse autant à l’étudiant qu’au professionnel, au citoyen, à l’écrivain, au lecteur.

    Relire ce texte aujourd’hui, c’est redonner à l’attention, à la clarté et à la lenteur leur juste valeur.

    👉 Cliquez ci-dessous pour télécharger “Maîtriser son information” (PDF)


  • Il était une fois Dictateur Gafa : Histoire du Monde Moderne pour les Nuls

    Les as de la tech se prennent pour des rois

    Cet article humoristique sur les travers des rois de la tech a exactement dix ans aujourd’hui! Hélas, l’heure n’est plus à l’humour car d’autres, encore plus nocifs, se sont mêlés à la bagarre. Mais que fait le peuple?…

    Dans le ciel, règne Dieu. Sur terre, règnent les Monarques. Entre les deux, dans le Cyberespace, règne Dictateur Gafa, fruit bâtard de grandes familles tour à tour alliées et ennemies. Chacune protège son territoire et convoite celui des autres, comme dans Game of Thrones : Google, à qui on est obligé de poser une question par jour ; Amazon, à qui on est obligé d’acheter un produit par jour ; Facebook, à qui on est obligé d’envoyer un message par jour; et enfin Apple, qui n’oblige à rien mais qui voudrait bien.

    (suite…)

  • Qu’est-ce que l’information ?

    Petite pépite exhumée des archives InfoTekArt : la définition mathématique de l’information qui nous emporte vers des concepts insoupçonnés

    Equation mathématique représentant la définition de l'information selon l'entropie, avec H, p_i et logarithme en base 2.

    « La quantité d’information dans un message est inversement proportionnelle à la probabilité d’apparition de ce message. »

    Ce n’est pas moi qui le dit mais Claude Shannon, l’inventeur en 1949 de la seule grande théorie de l’information, celle qui a créé le bit et donné naissance à l’informatique.
    Si je sais à l’avance ce que tu vas me dire, il n’y a pas d’info! C’est pas beau?
    Shannon a même trouvé la formule (ci-dessus) en calculant l’entropie ou logon.
    L’entropie exprimée en bits est égale à moins la somme des probabilités des diverses éventualités possibles multipliées par le logarithme de base 2 de ces probabilités.
    Exemple : si je tire à pile ou face, la probabilité p de pile (comme celle de face) est de ½, l’entropie H sera :
    H = – (1/2 log ½) + (1/2 log ½ ) = – 2 (1/2 log ½ ) = – log ½ = 1 bit.
    Le bit est donc tout simplement la quantité d’information qui émerge dans la réponse « oui » ou « non » à une question ; d’où la naissance de l’informatique qui adore ce genre de réponse par oui ou par non, par 0 ou 1 : dans tel circuit, dans tel composant, le courant passe ou ne passe pas. Un point , c’est tout.
    On peut aller très loin dans la réflexion intellectuelle par la succession de réponses en oui ou non…

    première publication : 24 novembre 2004 (un des premiers articles d’InfoTekArt!)


  • Dix conseils pour survivre au travail

    Bouddha boudeur

    Nouvelle bonne pioche dans les archives d’Infotekart. Une vision de l’entreprise un peu différente de l’image idyllique que tentent de nous donner certains thuriféraires du management moderne. Où l’on voit que simplement garder sa place pour éviter d’être sur les « listes » est un travail de tous les jours. Je ne renie aucune de ces lignes et regrette simplement de ne pas en avoir fait un livre qui raconte plus en détail la réalité vécue : l’entreprise est d’abord et avant tout une source de profit pour les actionnaires (voir ma définition dans Dictionnaire impertinent des branchés), c’est tout. Tout le reste est mensonge et marketing (pléonasme).

    (suite…)

    Pages : 1 2


  • VIDÉO : Ray Kurzweil parle d’intelligence artificielle – interview exclusive (2011)

    Dans la lignée de la sélection des meilleurs articles piochés dans les archives d’InfoTekArt, voici un collector : mon interview vidéo de Raymond Kurzweil, génial inventeur (voir son wikipedia) où il parle de l’intelligence artificielle dont il fait son sujet principal. C’était il y a 14 ans, en novembre 2011 ! Ces quelques années d’avance sur le commun des mortels, en a-t-il vraiment profité depuis qu’il a rejoint Google en 2012 comme directeur de l’ingénierie ? Son projet d’ebook universel Blio a capoté. Il a contribué à Smart Reply, fonctionnalité IA de Gmail et lancé le projet Kona pour doter l’IA d’un langage équivalent au langage humain. Mais on attendait peut-être mieux de lui… Il est connu aussi pour être un tenant de la singularité, le moment où l’IA dépassera l’homme (prévu selon lui en 2045) et pour avoir décidé se faire cryogéniser à sa mort (avec plein de nanorobots partout) pour être ressuscité au bon moment en homme bionique en pleine forme. Un vrai fan du transhumanisme ! Dans mon interview vidéo ci-dessous, je le trouve plutôt raisonnable, voire passionnant !.

    Mon texte de l’époque : « Ray Kurzweil est une des plus grandes figures de l’informatique mondiale. Inventeur et futurologue, il est à l’origine de nombreuses innovations (scanner à plat, OCR, reconnaissance de la parole, musique synthétique); auteur de nombreux livres – dont le dernier « The singularity is new » – il prédit l’avenir proche d’un homme bionique, mi-homme, mi-robot, et d’une intelligence artificielle égalant et dépassant celle de l’homme. Une interview vidéo webtv exclusive (en anglais) réalisée par le journaliste indépendant Luc Fayard, dans le cadre de l’Université du Système d’information (USI 2011), un évènement Octo Technology.»

    Conclusion de l’interview de Ray Kurzweil et mise à jour juin 2025

    Ray Kurzweil a compris avant tout le monde l’importance de l’IA (intelligence artificielle) mais il n’a peut-être pas trouvé les terrains d’application qu’il aurait voulu ! Est-il bridé par Google ? Peut-être va-t-on quand même entendre parler de lui.? Sur Amavero, on utilise l’IA essentiellement comme assistant documentaire dans la recherche d’œuvres d’art susceptibles d’illustrer un poème, ou comme dessinateur: voir Poèmes illustrés par l’IA

    première publication : 14 novembre 2011



Art et Poésie : dernières publications

  • Charles Fourier : Hiérarchie du cocuage (1808)

    Charles Fourier : Hiérarchie du cocuage (1808)

  • Miguel Ángel Asturias : Autochiromancie (1958)

    Je lis dans ma main, ô Patrie,
    si douce ta géographie.
    Ma ligne de vie qui s’élève
    suit le tracé de tes volcans,
    puis redescend, ligne de cœur,
    jusqu’à la base de mes doigts.

    Mes mains sont ta superficie,
    l’image vive de ta peau.
    Carte de monts. Monts que je veux
    appeler: Coutchoumatanès¹,
    cimes qui montrent leur turquoise
    au saphir de la Mer du Sud.

    Que le Tacana², doigt géant,
    garde l’entrée de la surprise
    quand le maïs enfin se change
    en grain comestible pour l’homme,
    de ta chair céréale humaine.

    Le mont diaphane de la Lune
    est, dans ta main, un lac ancien
    avec sur ses bords douze temples.
    De là partit ton peuple enfant
    — potier, sculpteur ou tisserand —
    à la conquête de l’aurore.

    Poussière de clarté dans l’ombre,
    harmonie au creux de ma main,
    ma ligne solaire est la conque
    profonde où j’entends retentir
    des fleuves sourds, tels des atlantes,
    d’autres rapides, suicidés.

    J’écoute, l’oreille collée
    au sol de ta carte vivante
    que je porte ici dans mes mains,
    carillonner toutes tes cloches,
    clignoter toutes tes étoiles,

    Pour mon mariage avec ma terre,
    mes amis, je veux comme anneau
    une luciole solitaire.
    Que, l’immense nuit de ma mort,
    ma tempe dorme sur ma main
    à la luciole solitaire.

    1. Coutchoumatanès (Cuchumatanes): hautes montagnes du Guatemala. Elles servaient de point de repère aux marins dans la mer du Sud. (N. d. T.)
    2. Le Tacana (El Tacaná): volcan du Guatemala. (N. d. T.)

    Messages indiens (1958) in Poèmes indiens, nrf/Poésie/Gallimard, 2024.. Traduction de Claude Couffon et René L.-F. Durand. 1899-1974, Guatemaltèque, Prix Nobel de littérature en 1967

    Merci à la jeune agrégée de lettres Sibylle Fouilland pour sa lecture documentée du poète.

    Miguel Ángel Asturias : Autochiromancie (1958)

  • Madame Deshoulières : Réflexions diverses (1695)

    Madame Deshoulières : Réflexions diverses (1695)

  • Antonio Porchia : Voces (Voix) (1943) – extraits

    Parfois, la nuit, j’allume une lumière, pour ne pas voir.
    A veces, de noche, enciendo una luz, para no ver.
    129

    Si je pouvais laisser tout comme c’est, sans bouger ni une étoile ni un nuage. Ah, si je pouvais!
    Si pudiera dejar todo como está, sin mover ni una estrella, ni una nube. ¡Ah, si pudiera!
    149

    Je suis un habitant, mais d’où ?
    Soy un habitante, pero ¿de dónde?
    190

    La vie paraît être deux points, sans points intermédiaires.
    La vida parece ser dos puntos, sin puntos intermedios.
    399

    Pour s’élever il faut s’élever, mais il faut aussi qu’il y ait de la hauteur.
    Para elevarse es necesario ele-varse, pero es necesario también
    que haya altura.
    542

    Quand les étoiles s’abaissent, qu’il est triste de baisser les yeux pour
    les voir !
    Cuando las estrellas bajan, ¡qué triste es bajar los ojos para verlas!
    594

    Mes mains se sont tellement raccourcies, de tellement se tendre en vain, qu’elles n’arrivent même plus jusqu’aux étoiles.
    Mis manos se han acortado tanto, de tanto alargarse en vano, que ya no alcanzan ni hasta las estrellas.
    1098

    Il regarda tout vers le bas, il regarda tout vers le haut et se dit: « tout est amour perdu ».
    Miró hacia abajo todo, miró hacia arriba todo y se dijo: « todo es amor perdido que es manos yo
    nodria ser justo con lados y con
    1103

    Être, c’est s’obliger à être. Et s’obliger à être, c’est s’obliger à
    être. Ce n’est pas être.
    Ser es obligarse a ser. Y obligarse a ser es obligarse a ser. No es ser.
    1110

    Être en compagnie, ce n’est pas être avec quelqu’un, mais être en quelqu’un.
    Estar en compañía no es estar con alguien, sino estar en alguien.
    1122

    Connaître, au début c’est connaître et souffrir; à la fin, seulement
    souffrir.
    El conocer comienza siendo conocer y padecer, y termina siendo solamente padecer.
    1145

    Voces (1943) in Voix réunies, po&psy in extenso, Éditions Érès (2010). Numérotées de 1 à 1182
    Ces petites phrases , entre poésie et aphorismes, ont été écrites au jour le jour par Antonio Porchia, italien émigré en Argentine, ouvrier typographe. La première édition de 1943 est imprimée à compte d’auteur et les exemplaires donnés à la Société argentine des écrivains qui les distribue dans les bibliothèques du pays. Les gens commencent à les lire et les recopier. Roger Caillois les découvre en 1947 puis Jorge-Luis Borges et ils les font connaître au monde
    .


    Antonio Porchia : Voces (Voix) (1943) – extraits

  • Luis de León  : Oda a la vida retirada (Ode à la vie retirée) (1550)

    Luis de León : Oda a la vida retirada (Ode à la vie retirée) (1550)

  • Jorge-Luis Borges : Tankas (1986)

    1
    En haut sur la cime
    Le jardin entier est lune,
    Lune d’or.
    Plus précieux le frôlement
    De ta bouche dans l’ombre.

    2
    La voix de l’oiseau
    Que la pénombre recouvre
    On ne l’entend plus.
    Tu marches dans ton jardin
    Quelque chose, oui, te manque.

    3
    La coupe d’un autre,
    L’épée qui fut une épée
    Dans une autre main,
    La lune de cette rue,
    Dis-moi, n’est-ce pas assez?

    4
    Il est sous la lune
    Le tigre fait d’or et d’ombre
    Il fixe ses griffes
    Il ne sait pas qu’au matin
    Elles ont tué un homme.

    5
    Triste cette pluie
    Qui sur le marbre s’égoutte,
    Triste d’être terre.
    Triste, n’être pas les jours
    De l’homme, le rêve, l’aube.

    6
    N’être pas tombé
    Comme d’autres de ma race,
    Au champ de bataille.
    Être dans la vaine nuit
    Seul à compter les syllabes.

    Les Conjurés,1986 in La Proximité de la Mer, nrf/Gallimard, 2010

    NDLR : le tanka ou chant court est un poème japonais traditionnel né avant le haïku (vers 600 ap. J.-C.) , basé sur le rythme 5-7-5-7-7 qui en japonais ne sont pas des syllabes mais des sons, plus précisément des « mores » qui sont des unités de temps. Un tanka en japonais est lu sur un rythme de 8 mesures par vers: 5 mores puis un silence de 3 temps, 7 mores puis 1 silence de 1 temps etc. La traduction française du texte espagnol (Argentine) de Jacques Ancet essaie de s’approcher le plus possible de cette rythmique, sans y parvenir totalement.

    Jorge-Luis Borges : Tankas (1986)

  • Octavio Paz : Un jour se perd (1939)

    Un jour se perd
    Dans le ciel fait en hâte
    La lumière ne laisse pas de trace dans la neige
    Un jour se perd
    Ouvrir et fermer des portes
    La graine du soleil s’ouvre sans bruit
    Un jour commence
    La brume gravit la colline
    Un homme descend la rivière
    Ils se rencontrent dans tes yeux
    Tu te perds dans le jour
    Chantant dans le feuillage de la lumière
    Des cloches sonnent au loin
    Chaque appel est une vague
    Chaque vague ensevelit à jamais
    Un geste une parole la lumière contre le nuage
    Tu ris et te peignes distraite
    Un jour commence à tes pieds
    Chevelure main blancheur ne sont pas les noms
    De ces cheveux de cette main et de cette blancheur
    Ce qui est visible et palpable dehors
    Ce qui est intérieur et sans nom
    A tâtons se cherchent en nous
    Suivent la marche du langage
    Passent le pont que leur tend cette image
    Comme la lumière entre les doigts ils glissent
    Comme toi-même entre mes mains
    Comme ta main avec mes mains ils s’entrelacent
    Un jour commence en mes paroles
    Lumière qui mûrit jusqu’à devenir chair
    Ombre de ton corps lumière de ton ombre
    Maille de chaleur peau de ta lumière
    Un jour commence dans ta bouche.

    Le Tournesol in Condition de nuage (1939-1955) in Liberté sur Parole, nrf/Poésie/Gallimard, 2014.
    Mexicain (1914-1998). Prix Nobel de littérature en 1990.

    Octavio Paz : Un jour se perd (1939)

  • Antonio Corradini : Dama velata (1722)

    Antonio Corradini : Dama velata (1722)

  • Roberto Juarroz

    Et comme nous savons déjà qu’il n’existe pas de paradis perdus, il ne nous reste dès lors qu’à être le paradis.

    Poésies verticales. 11-21. nrf/Poésie/Gallimard, 2021. Date de publication originale: 1988

    Roberto Juarroz

  • Paul Signac : Arbres en fleurs (1896)

    Paul Signac : Arbres en fleurs (1896)

  • Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 8)

    Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 8)

  • John Wood et Paul Harrison : Headstand (1995) – vidéo performance

    John Wood et Paul Harrison : Headstand (1995) – vidéo performance

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025