Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
© Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations, aux auteurs pour les textes.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 822 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
La formule sacrée du positivisme: l’amour pour principe, l’ordre pour base, le progrès pour but


  • Devenez Commissaire de votre exposition

    Pietro-Antonio Martini – Salon du Louvre (1787) – gravure

    Imaginez pouvoir créer votre propre exposition en sélectionnant vos sujets préférés et en trouvant les œuvres d’art qui y correspondent.
    C’est ce que vous propose Amavero : choisissez deux mots-clés qui représentent vos thèmes de prédilection; Amavero parcourt instantanément sa collection (plus de 1 400 œuvres) et vous trouve un minimum de 30 œuvres pour créer votre galerie éphémère.

    Quelques idées de « duos » pour votre première visite :

    • [lumière] + [rêve] : pour une échappée lumineuse.
    • [visage] + [mystère] : pour explorer le mystère des portraits.
    • [bleu] + [mer] : pour une immersion totale.

    À vous de jouer : quels mots allez-vous marier aujourd’hui pour votre exposition ? N’hésitez à partager vos découvertes !

    Si vous ne trouvez pas le duo qui vous plaît, envoyez nous vos propositions d’œuvres d’art qui selon vous pourraient convenir à vos deux mots. Contact

    Pour prétester le résultat d’un ou de deux mots-clés, vous pouvez utiliser la fonction « Trouvez un tableau »
    Si vous manquez d’inspiration, vous pouvez consulter (mais pas tout de suite, essayez d’abord vos propres mots!) la liste des duos de mots-clés affichant plus de 30 œuvres d’art


  • Cosimo Rosseli : Portrait d’un homme (1481)

    Cosimo Rosselli – Portrait d’un homme (1481)

  • Vente exceptionnelle chez Phillips

    Le catalogue de la vente d’art moderne et contemporain qui vient de débuter chez Phillips (du 24 février au 10 mars 2026) est absolument exceptionnel. Si je pouvais (c’est-à-dire si les ayants-droits des artistes contemporains à la mode nous permettaient de parler d’eux sans nous menacer des foudres des soi-disant défenseurs de droits qui ne sont que des obstacles à la liberté d’expression), je publierais toutes les œuvres en vente tellement je trouve le choix des artistes judicieux. Pour chacun, ce n’est pas forcément son chef-d’oeuvre mais réussir à réunir autant de noms intéressants ou célèbres est un coup absolument extraordinaire ! On feuillette ce catalogue comme un enfant ébloui par les merveilles du monde. Je vous montre ci-dessous une petite sélection d’art contemporain avec, une fois n’est pas coutume, renvoi direct sur le lien Phillips si jamais vous avez envie de renchérir (le prix de départ va jusqu’à 50 000 dollars)!

    Courtesy of Phillips


  • Anne Carson : The Anthropology of Water (L’Anthropologie de l’eau)

    I woke before dawn.
    The light was a thin blade of nickel
    lying on the edge of the world.

    One owns nothing.
    Not even this moment of passage,
    where the river water becomes sea water,
    where the salt begins to bite the sweetness.

    Memory is a weariness of the eyes.
    It seeks a shape where there is only motion.
    It seeks a shore where there is only drift.

    Hiroshi Sugimoto – Caribbean Sea, Jamaica (1980) – photo

    Je me suis réveillée avant l’aube.
    La lumière était une fine lame de nickel
    posée sur le bord du monde.

    On ne possède rien.
    Pas même ce moment de passage,
    où l’eau de la rivière devient l’eau de la mer,
    où le sel commence à mordre la douceur.

    La mémoire est une fatigue des yeux.
    Elle cherche une forme là où il n’y a que du mouvement.
    Elle cherche une rive là où tout est dérive.

    Texte d’Anne Carson illustré par une photo de Hiroshi Sugimoto, tirée de sa série « Seascapes« 


  • moment

    Luc Fayard – Vallée de la Bièvre (2026) – photo

    roux le chat rode sur la terrasse
    inquiète la mésange chante dans le chêne
    noircis les arbres étirent leurs bras nus
    tiède le vent respire par à-coups
    cotonneuse la fumée fuit des cheminées
    brumeuse la vallée bruisse crescendo
    paresseux le train trace sa voie là-bas
    ouatés les nuages hésitent là-haut
    incertain mon cœur se demande pourquoi
    brusquement l’avenir a suspendu son cours

    Texte de Luc Fayard inspiré par la Vallée de la Bièvre



Art et Poésie : dernières publications

  • André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

    André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

  • Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

    Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

  • Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

    Les souvenirs sont des rubans de salves de clairière
    les banderoles du vent à Noël sur la terre

    Les forêts ont leurs feuillures secrètes
    leurs nids de miel de hiboux du bal
    et leurs anneaux de chiffon d’émail de lumière
    pour habiller les fées

    Tu m’appelais par mon nom
    et plantais des œillets d’azyme aux boutonnières des naufragés
    Tu m’appelais par mes désirs
    par toute chaude caresse pulvérisée au sol
    par la pelisse de groseille de plomb des colloques de midi

    Tu m’appelais par ma fièvre
    par le violon de noix de mes pulsations
    par le grillon d’arcade de chaque torche de néant

    Tu m’appelais par ma voix
    par l’arrogant brassard de tulipe de harpe de ton fidèle amour
    du premier cri de mousseline de rameau d’amour
    qui crépite dans l’âtre
    Les souvenirs sont des échasses de moelle de silence
    Le soleil promène le monde dans sa cage de roseau
    Les enfants le guident

    *

    Maçon d’eau d’air d’ombre
    je l’ai reconnu à sa carrure
    aux tunnels de ses mains profondes
    transparentes par endroits
    comme des taches de jour sur l’onde

    Ses couteaux mûrissent dans mes sentiers
    Ils tournent dans l’air comme des étoiles
    et deviennent flèches de ma nuit quand je dors

    Maçon de neige de laine de leurre
    l’envers d’une chevelure brouillée de clairons
    je l’ai reconnu à sa cruauté
    à la moisson de scalp de ses orgies de pou
    Il riait de ma frayeur
    Tailleur de griffes de sphinx il régnait
    Je l’ai reconnu à la leçon des hauts mâts de vertige du porche
    que nous franchirons côte à côte
    quand tu m’auras secouru

    Tu reviendras le jour où les grenouilles les grives
    émanciperont l’air de l’herbe où tu t’étends
    Tu reviendras avec ta promesse de colombe
    heureuse d’avoir accepté la mort pour renaître
    Je l’ai reconnu montreur de croix de joue
    ton visage contre le mien

    La voix d’encre (1949) in Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988, nrf/Poésie/Gallimard , 1959, 1975, 1990, 1981, 1987, 2003
    Pour ceux qui veulent essayer de décrypter la poésie de Jabès, voici une analyse du texte par l’IA Gemini que je trouve intéressante.

    Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

  • Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

    Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

  • Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

    Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

  • Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

    Je ne suis pas de votre race. Je suis du clan Mongol qui apportera une vérité monstrueuse : l’authenticité de la vie, la connaissance du rythme, et qui ravagera toujours vos maisons statiques du temps et de l’espace, localisées en une série de petites cases. Mon étalon est plus sauvage que vos engrenages poussifs, son sabot de corne plus dangereux que vos roues de fer. Entourez-moi des cent milles baïonnettes de la lumière occidentale, car malheur à vous si je sors du noir de ma caverne et si je me mets à chasser vos bruits. Que sur mes berges vos pontonniers ne réveillent jamais mon tympan endolori, car je ferais siffler sur vous le vent incurvé comme un cimeterre. Je suis impassible comme un tyran. Mes yeux sont deux tambours. Tremblez si je sors de vos murs comme de la tente d’Attila, masqué, effroyablement agrandi, revêtu de la seule cagoule, comme mes compagnons du bagne à l’heure de la promenade, et si avec mes mains d’étrangleur, mes mains rouges par le froid, je force le ventre aigrelet de votre civilisation!

    (1887-1961). Moravagine, Éditions Grasset, 1926 Littérature et Poésie

    Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

  • Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

    Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

  • Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

    Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

  • Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

    Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

  • Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

    12.ΧΙΙ.82

    vivre

    vivre en dépit des nuits.

    10.I.83

    Retournant les phrases dans la bouche, l’une après l’autre avant de confier quoi que ce soir au papier.

    – peur de la folie de l’égocentrisme. de tout.

    -vient le moment de mettre de la crème sur les mains. je souhaite.intensement que ne meure pas le parfum de mimosa

    puis, me couche.

    et souhaite continuer à tenir ce journal pour y confier de pareilles choses irrépétables, incompréhensibles: simples.

    légère mais réelle folie, cependant peu dangereuse (pour la vie civile); mais réelle.

    était-ce la peine de faire toute cette psychanalyse pour me voir fondre comme du beurre au soleil et mourir de peur

    (non)

    11.I.83

    assister, incrédule au temps.

    Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

  • Joy Harjo : Weapons (Armes)

    Joy Harjo : Weapons (Armes)

  • La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

    La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025