Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 449 artistes • 760 auteurs
publiés dans Amavero

  • Zweig (Stefan) : Avant de quitter la vie…

    Avant de quitter la vie de ma propre volonté et avec ma lucidité, j’éprouve le besoin de remplir un dernier devoir : adresser de profonds remerciements au Brésil, ce merveilleux pays qui m’a procuré, ainsi qu’à mon travail, un repos si amical et si hospitalier. De jour en jour, j’ai appris à l’aimer davantage et nulle part ailleurs je n’aurais préféré édifier une nouvelle existence, maintenant que le monde de mon langage a disparu pour moi et que ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est détruite elle-même.


  • Mond Davedoc’h Aotrou Doue (Je vais à toi Seigneur Dieu, Amazing Grace en breton )

    1.-Mont Davedoc’h ,Aotrou Doue,
    Beva en ho ti er joa
    Disec’hiñ ‘ran ouzh ho kortoz,
    War hent ar baradoz.

    1.-Aller vers vous, Seigneur Dieu,
    Vivre dans votre maison, dans la joie,
    Je ne cesse de vous attendre
    Sur le chemin du paradis.

    (suite…)

  • paravent

    la beauté glisse sur lui
    comme une goutte d’eau sur une feuille d’arbre
    quand il lève la tête
    il ne voit qu’une boule de feu
    mal aux yeux
    le bleu du ciel lui pèse d’un éternel ennui
    il ne goûte à rien
    tout lui est étranger
    il aimerait pourtant vibrer au souffle du vent
    frissonner aux rayons du soleil couchant
    être envahi par le sourire d’un enfant
    mais non tout passe rien ne pénètre
    il n’est qu’un paravent de la vie


  • seul

    je sais que je suis seul
    des hectares à la ronde
    au milieu des arbres des oiseaux
    j’entends le gai clapotis de l’eau
    et bruire le vent rond

    je sais que je suis seul
    sous les nuages blanc et gris
    qui changent à tout moment
    la couleur du ciel
    la lumière de la terre

    et parce que je suis seul
    le miracle s’accomplira
    l’univers s’enfouira en moi
    je résonnerai de toutes vibrations
    mon souffle sera le vent
    mon cœur le chant des ramiers
    et de la plante des pieds au dernier cheveu du crâne
    mon corps sera l’arbre enraciné la tête dans le ciel

    et quand tout sera consommé
    je hurlerai
    loup solitaire du haut de son mirador

    hélas la fusion n’a pas eu lieu
    mon âme imparfaite n’a pu se joindre à l’harmonie
    je suis resté extérieur à la symphonie
    pantomime ajouté à la beauté des choses

    il y avait un spectacle
    et je n’ai rien vu
    il y avait une musique
    et je n’ai rien entendu

    la nature n’a pas voulu de moi


  • jachère

    sur le sol en jachère
    les branches sont cassées
    par des pas impérieux

    chemin assombri
    ton mystère croit
    quand la clarté fuit
    loin l’oiseau de nuit
    chante trop aigu
    pour régner ici

    arbre penché
    né de la terre
    tu y reviens
    lune en quartier
    tu luis si peu
    sur le sol gris

    vent tu meurs
    faiblement
    sans un cri
    la nature
    est en peine
    emmêlant
    choses sens
    ombres sons
    incomplets

    ainsi va l’homme


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  • Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

    Monde bleu pâle comme jusquiame,
    Monde bleu pâle dans le soir entré.
    Avec toi rien que celui et celle,
    Et rien que ceux qui sont fidèles.
    Crois ou ne crois pas en eux – 
    Ils vivent comme ils boivent,
    Vivent et attendent tout seuls,
    Eux-mêmes forgent eux-mêmes.
    Et puis – qui es-tu, tu es quoi ? – 
    Et puis – qui vas-tu devenir ? –
    C’est bien égal : philosophe
    Ou le berger d’un troupeau.
    C’est égal. Sans importance.
    Tu vis – eh bien vis ! ça suffit.
    Car il y a les étoiles en haut,
    Il y a le ciel entré dans le soir
    Il y a le seuil, bas comme le péché,
    Et toi, fidèle à toi seulement.

    Vasyl Stus – Palimpsestes. Poésie et lettres du Goulag (première édition en Allemagne en 1986, première édition française en 2026, 40 ans après, bravo les éditeurs français!)

    Vasyl Stus : Palimpsestes, Poésie et lettres du Goulag (1986)

  • Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

    Ovide : Les Métamorphoses, extrait (an 8 ap. J.C.)

  • Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

    L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine…
    …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.

    Erich Fromm – Extraits de « L’art d’aimer »

    Erich Fromm : L’homme moderne a perdu contact avec lui-même

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025