Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Il n’est pas facile à un poisson de voir son propre aquarium


  • Juana-Inés de la Cruz : Detente, sombra de mi bien esquivo (1689) – Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable

    Detente, sombra de mi bien esquivo,
    imagen del hechizo que más quiero,
    bella ilusión por quien alegre muero,
    dulce ficción por quien penosa vivo.

    Si al imán de tus gracias atractivo
    sirve mi pecho de obediente acero,
    ¿para qué me enamoras lisonjero
    si has de burlarme luego fugitivo?

    Mas blasonar no puedes satisfecho
    de que triunfa de mí tu tiranía:
    que aunque dejas burlado el lazo
    estrecho

    que tu forma fantástica ceñía,
    poco importa burlar brazos y pecho
    si te labra prisión mi fantasía.

    Arrête-toi, ombre de mon bien insaisissable,
    image du charme que j’aime le plus ;
    belle illusion pour qui je meurs heureuse,
    douce fiction pour qui je vis douloureuse.

    Si, aimant attiré par tant de grâces,
    mon cœur se fait acier docile et fidèle,
    pourquoi me séduire, flatteur et cruel,
    si c’est pour fuir et me trahir sans trace ?

    Mais ne crois pas pouvoir te glorifier
    du triomphe orgueilleux de ta tyrannie :
    même si se rompt le lien resserré

    dont ton fantôme entourait ma folie,
    qu’importe d’échapper à mes bras blessés,
    si ma pensée te retient prisonnière.

    Miguel Cabrera – Sor Juana Inés de la Cruz (1750)

    Juana Inés de Asbaje y Ramírez de Santillana, ou sœur Juana Inés de la Cruz ou Jeanne-Agnès de la Croix, née le 2 décembre 1648 ou le 12 novembre 1651 à San Miguel Nepantla (Espagne), une localité rattachée par la suite à la municipalité mexicaine de Tepetlixpa et morte le 17 avril 1695 à Mexico (Vice-Royauté de Nouvelle-Espagne), est une religieuse catholique (hiéronymite), poétesse et dramaturge de la Nouvelle-Espagne, considérée comme mexicaine par de nombreux auteurs. Son œuvre poétique figure parmi les plus emblématiques de la langue espagnole (Wikipedia). Ce poème paraît dans le premier volume de ses œuvres complètes, intitulé : « Inundación Castálida » (L’Inondation Castalide), publié à Madrid en 1689.


  • Admirez les œuvres d’art de votre année de naissance

    Collection Amavero

    Votre année en peinture

    Entrez une année pour découvrir les œuvres de la collection qui lui correspondent.


  • Ton regard bleu mon vieux

    Ton regard bleu mon vieux,
    Tes bras comme deux bouts de bois craquent,
    Comme les feuilles qui tapissent ton univers,
    Où tu écoutes parler la forêt en fumant ta pipe.
    Et voilà l’hiver qui t’attrape dans le labyrinthe,
    De cette vie faite de collines et de rêves en relief.
    J’aurais aimé garder ces moments sur la terrasse,
    Où tu écoutais mes récitations peignant le néant ou la liberté.  

    Texte d’Agnès T, lectrice d’Amavero qui a tiré au sort une liste de 20 mots dans notre jeu poétique « 20 mots pour votre poème » et en a fait ce poème. Merci à Agnès de sa contribution !
    Liste des mots: regard, bleu, vieux, bras, deux, bout , bois, feuille, univers, écoute, parler, voilà, hiver, vie, rêve, aimer, , garder, moment, néant, liberté


  • La Galerie des Impressionnistes : immersion dans 460 chefs d’œuvres

    Bienvenue dans cette galerie monumentale : une immersion inédite au cœur de l’impressionnisme à travers 460 œuvres soigneusement sélectionnées par Amavero. Plus qu’une simple exposition, nous vous offrons ici un véritable outil d’exploration artistique, conçu pour s’adapter à votre curiosité.

    Les Galeries Interactives : Parcourez les œuvres au fil de leur publication. Chaque image est une porte d’entrée : un clic vous mène soit vers le poème et l’analyse dédiés à l’œuvre, soit vers un agrandissement plein écran pour en admirer la texture et la lumière.

    Les Index des Artistes : Vous recherchez un maître particulier ? Notre index alphabétique intelligent classe les œuvres par nom de famille. De Caillebotte à Van Gogh, accédez instantanément à l’intégralité des tableaux répertoriés pour chaque peintre.

    Navigation Fluide : Utilisez la pagination au bas de la galerie pour voyager à travers les collections sans perdre le fil de votre contemplation.

    Laissez-vous porter par la couleur et le mouvement : tout l’esprit impressionniste est désormais à votre portée.


  • Composez votre portrait en mosaïque impressionniste

    Amavero – Mosaïque d’œuvres d’art impressionnistes reconstituant « Femme cousant » de Pierre-Auguste Renoir (2026)

    Choisissez l’œuvre qui vous plait dans la Galerie de l’impressionnisme.
    Transformez-la grâce à Amavero en une mosaïque d’art d’oeuvres d’art uniquement impressionnistes (comme le fait le Portrait-mosaïque d’une photo transformée à partir de l’ensemble des galeries d’art).

    Voir l’exemple de Femme cousant de Pierre-Auguste Renoir transformé en mosaïque impressionniste et cliquez sur chacune des vignettes pour admirer plus de 400 chefs-d’œuvres impressionnistes français et étrangers.

    Mais vous pouvez aussi choisir de nous envoyer votre photo de portrait !

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    Art et Poésie : dernières publications

    • André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

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    • Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

      Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

    • Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

      Les souvenirs sont des rubans de salves de clairière
      les banderoles du vent à Noël sur la terre

      Les forêts ont leurs feuillures secrètes
      leurs nids de miel de hiboux du bal
      et leurs anneaux de chiffon d’émail de lumière
      pour habiller les fées

      Tu m’appelais par mon nom
      et plantais des œillets d’azyme aux boutonnières des naufragés
      Tu m’appelais par mes désirs
      par toute chaude caresse pulvérisée au sol
      par la pelisse de groseille de plomb des colloques de midi

      Tu m’appelais par ma fièvre
      par le violon de noix de mes pulsations
      par le grillon d’arcade de chaque torche de néant

      Tu m’appelais par ma voix
      par l’arrogant brassard de tulipe de harpe de ton fidèle amour
      du premier cri de mousseline de rameau d’amour
      qui crépite dans l’âtre
      Les souvenirs sont des échasses de moelle de silence
      Le soleil promène le monde dans sa cage de roseau
      Les enfants le guident

      *

      Maçon d’eau d’air d’ombre
      je l’ai reconnu à sa carrure
      aux tunnels de ses mains profondes
      transparentes par endroits
      comme des taches de jour sur l’onde

      Ses couteaux mûrissent dans mes sentiers
      Ils tournent dans l’air comme des étoiles
      et deviennent flèches de ma nuit quand je dors

      Maçon de neige de laine de leurre
      l’envers d’une chevelure brouillée de clairons
      je l’ai reconnu à sa cruauté
      à la moisson de scalp de ses orgies de pou
      Il riait de ma frayeur
      Tailleur de griffes de sphinx il régnait
      Je l’ai reconnu à la leçon des hauts mâts de vertige du porche
      que nous franchirons côte à côte
      quand tu m’auras secouru

      Tu reviendras le jour où les grenouilles les grives
      émanciperont l’air de l’herbe où tu t’étends
      Tu reviendras avec ta promesse de colombe
      heureuse d’avoir accepté la mort pour renaître
      Je l’ai reconnu montreur de croix de joue
      ton visage contre le mien

      La voix d’encre (1949) in Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988, nrf/Poésie/Gallimard , 1959, 1975, 1990, 1981, 1987, 2003
      Pour ceux qui veulent essayer de décrypter la poésie de Jabès, voici une analyse du texte par l’IA Gemini que je trouve intéressante.

      Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

    • Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

      Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

    • Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

      Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

    • Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

      Je ne suis pas de votre race. Je suis du clan Mongol qui apportera une vérité monstrueuse : l’authenticité de la vie, la connaissance du rythme, et qui ravagera toujours vos maisons statiques du temps et de l’espace, localisées en une série de petites cases. Mon étalon est plus sauvage que vos engrenages poussifs, son sabot de corne plus dangereux que vos roues de fer. Entourez-moi des cent milles baïonnettes de la lumière occidentale, car malheur à vous si je sors du noir de ma caverne et si je me mets à chasser vos bruits. Que sur mes berges vos pontonniers ne réveillent jamais mon tympan endolori, car je ferais siffler sur vous le vent incurvé comme un cimeterre. Je suis impassible comme un tyran. Mes yeux sont deux tambours. Tremblez si je sors de vos murs comme de la tente d’Attila, masqué, effroyablement agrandi, revêtu de la seule cagoule, comme mes compagnons du bagne à l’heure de la promenade, et si avec mes mains d’étrangleur, mes mains rouges par le froid, je force le ventre aigrelet de votre civilisation!

      (1887-1961). Moravagine, Éditions Grasset, 1926 Littérature et Poésie

      Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

    • Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

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    • Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

      Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

    • Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

      Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

    • Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

      12.ΧΙΙ.82

      vivre

      vivre en dépit des nuits.

      10.I.83

      Retournant les phrases dans la bouche, l’une après l’autre avant de confier quoi que ce soir au papier.

      – peur de la folie de l’égocentrisme. de tout.

      -vient le moment de mettre de la crème sur les mains. je souhaite.intensement que ne meure pas le parfum de mimosa

      puis, me couche.

      et souhaite continuer à tenir ce journal pour y confier de pareilles choses irrépétables, incompréhensibles: simples.

      légère mais réelle folie, cependant peu dangereuse (pour la vie civile); mais réelle.

      était-ce la peine de faire toute cette psychanalyse pour me voir fondre comme du beurre au soleil et mourir de peur

      (non)

      11.I.83

      assister, incrédule au temps.

      Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

    • Joy Harjo : Weapons (Armes)

      Joy Harjo : Weapons (Armes)

    • La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

      La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

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    Une de La Gazette d'Amavero n°5 du 26 mai 2025