Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 556 artistes • 822 auteurs
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Citation Amavero du jour
Quand on travaille sur une niche, il ne faut pas s’étonner d’être traité comme un chien.
Jeune entrepreneur de start-up parlant des… Lire
Anonyme


  • ode à l’oubliée

    elle est l’épure
    brume qui feutre l’horizon
    pour y cacher la douleur
    main tendue vers les soupirs
    et les coins d’ombre
    courbe tranquille et seule
    narguant les lignes dures
    où paradent
    les hallebardes

    elle est l’oubliée des livres
    des notes et des couleurs
    trop occupée à battre
    le tambour incessant
    du jour et de la nuit

    elle est le chemin caché
    le long des berges bruyantes
    la lumière du soir
    drapant de tendresse
    les âmes fissurées
    l’odeur primale
    de la peau caressée
    la bouche tant aimée
    pour ses mots ses baisers

    elle est la frondaison
    d’un gai printemps
    dansant dans le vent
    silhouette effacée
    derrière les premiers plans
    des paravents

    elle est le murmure poignant
    entre les cris
    entre les mots
    et son chant à elle
    est le chant le plus beau

    elle est l’avant
    elle est l’après
    elle est le sel d’aujourd’hui

    et notre seul futur


    à toutes mes femmes

    Texte de Luc Fayard illustré par six artistes contemporains : Ewa Juszkiewicz – Sisters (2014); Sophie Drouin – Évanescence (2020) – mosaïque; Maria Kreyn – Ocean Prism (2024); Laura Blou – Bonheur sous la pluie (2020) – carton, acrylique, collage; Camille Rouschmeyer – Une roselière au bout du lac (2020); Gabrielle Rul – En passant (2020)

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  • Marie Stahl : Vues de mer (2025)

    Marie-Stahl – huiles sur papier – Galerie Jean-Pierre Respaut – novembre 2025


  • Galerie Fonds Amavero et Mosaïque Totale : 1 464 images d’art en une page

    Mosaïque géante de 1464 images d'art publiées par Amavero, présentées en 61 lignes et 24 colonnes.

    Si vous avez envie de visionner rapidement les 1464 images d’art publiées par Amavero (décompte d’aujourd’hui), allez sur la page

    La Galerie du Fonds Amavero

    Vous y verrez d’abord sur cinq colonnes toutes les images d’art publiées par Amavero à ce jour, chaque image étant cliquable pour renvoyer à sa publication.

    Et, cerise sur le gâteau, vous verrez ensuite une seule mosaïque géante de 61 lignes de 24 colonnes avec toutes les images.

    La Mosaïque Totale

    Cette mosaïque devrait s’afficher rapidement (vérifiez que c’est bien le mode affichage rapide qui est sélectionné)

    Vous pouvez ensuite la télécharger, en choisissant la qualité haute.

    Merci à tous les artistes auteur(e)s de ces œuvres qui nous permettent d’envisager de multiples interactions entre l’art et la poésie qui sont l’ADN d’Amavero.

    Nous pensons humblement que cette interaction est une façon de redonner un peu de sens et de beauté à notre monde chahuté par de gros affreux.

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  • Louis Vuitton : Scooter – valise (2025) – vitrine à Marseille

    Louis Vuitton : Scooter – valise (2025) – vitrine à Marseille

  • liberté de la plume

    A close-up of a beautifully detailed bird feather with blue and black stripes against a light background.
    Luc Fayard – Plume de Geai des chênes (2025) – photo – 2 cm de haut

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin
    j’ai failli ne pas la voir
    avec ses deux centimètres de haut
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée
    dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi
    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion
    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    et pas le résultat d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Zélie



Art et Poésie : dernières publications

  • André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

    André Derain : Trois Arbres, l’Estaque (1906)

  • Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

    Campbell Lindsay Smith : Les deux corbeaux (1892)

  • Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

    Les souvenirs sont des rubans de salves de clairière
    les banderoles du vent à Noël sur la terre

    Les forêts ont leurs feuillures secrètes
    leurs nids de miel de hiboux du bal
    et leurs anneaux de chiffon d’émail de lumière
    pour habiller les fées

    Tu m’appelais par mon nom
    et plantais des œillets d’azyme aux boutonnières des naufragés
    Tu m’appelais par mes désirs
    par toute chaude caresse pulvérisée au sol
    par la pelisse de groseille de plomb des colloques de midi

    Tu m’appelais par ma fièvre
    par le violon de noix de mes pulsations
    par le grillon d’arcade de chaque torche de néant

    Tu m’appelais par ma voix
    par l’arrogant brassard de tulipe de harpe de ton fidèle amour
    du premier cri de mousseline de rameau d’amour
    qui crépite dans l’âtre
    Les souvenirs sont des échasses de moelle de silence
    Le soleil promène le monde dans sa cage de roseau
    Les enfants le guident

    *

    Maçon d’eau d’air d’ombre
    je l’ai reconnu à sa carrure
    aux tunnels de ses mains profondes
    transparentes par endroits
    comme des taches de jour sur l’onde

    Ses couteaux mûrissent dans mes sentiers
    Ils tournent dans l’air comme des étoiles
    et deviennent flèches de ma nuit quand je dors

    Maçon de neige de laine de leurre
    l’envers d’une chevelure brouillée de clairons
    je l’ai reconnu à sa cruauté
    à la moisson de scalp de ses orgies de pou
    Il riait de ma frayeur
    Tailleur de griffes de sphinx il régnait
    Je l’ai reconnu à la leçon des hauts mâts de vertige du porche
    que nous franchirons côte à côte
    quand tu m’auras secouru

    Tu reviendras le jour où les grenouilles les grives
    émanciperont l’air de l’herbe où tu t’étends
    Tu reviendras avec ta promesse de colombe
    heureuse d’avoir accepté la mort pour renaître
    Je l’ai reconnu montreur de croix de joue
    ton visage contre le mien

    La voix d’encre (1949) in Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988, nrf/Poésie/Gallimard , 1959, 1975, 1990, 1981, 1987, 2003
    Pour ceux qui veulent essayer de décrypter la poésie de Jabès, voici une analyse du texte par l’IA Gemini que je trouve intéressante.

    Edmond Jabès : L’auberge du sommeil (1949) – II

  • Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

    Guy Renne : Vénus trigonométrique au verre (1957)

  • Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

    Giovanni Segantini : Ave Maria à la traversée (1886-1888) – © Stephan Schenk, Segantini Museum

  • Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

    Je ne suis pas de votre race. Je suis du clan Mongol qui apportera une vérité monstrueuse : l’authenticité de la vie, la connaissance du rythme, et qui ravagera toujours vos maisons statiques du temps et de l’espace, localisées en une série de petites cases. Mon étalon est plus sauvage que vos engrenages poussifs, son sabot de corne plus dangereux que vos roues de fer. Entourez-moi des cent milles baïonnettes de la lumière occidentale, car malheur à vous si je sors du noir de ma caverne et si je me mets à chasser vos bruits. Que sur mes berges vos pontonniers ne réveillent jamais mon tympan endolori, car je ferais siffler sur vous le vent incurvé comme un cimeterre. Je suis impassible comme un tyran. Mes yeux sont deux tambours. Tremblez si je sors de vos murs comme de la tente d’Attila, masqué, effroyablement agrandi, revêtu de la seule cagoule, comme mes compagnons du bagne à l’heure de la promenade, et si avec mes mains d’étrangleur, mes mains rouges par le froid, je force le ventre aigrelet de votre civilisation!

    (1887-1961). Moravagine, Éditions Grasset, 1926 Littérature et Poésie

    Blaise Cendrars : Je ne suis pas de votre race (1926)

  • Theo Balden : Geschwister (Frères et Sœurs) (1974)

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  • Yan Bernard Dyl : La Duchesse de Bruxelles (1927)

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  • Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

    Gabriele Münter : Dame im Sessel, schreibend. Stenographie, Schweizerin in Pyjama (1929)

  • Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

    12.ΧΙΙ.82

    vivre

    vivre en dépit des nuits.

    10.I.83

    Retournant les phrases dans la bouche, l’une après l’autre avant de confier quoi que ce soir au papier.

    – peur de la folie de l’égocentrisme. de tout.

    -vient le moment de mettre de la crème sur les mains. je souhaite.intensement que ne meure pas le parfum de mimosa

    puis, me couche.

    et souhaite continuer à tenir ce journal pour y confier de pareilles choses irrépétables, incompréhensibles: simples.

    légère mais réelle folie, cependant peu dangereuse (pour la vie civile); mais réelle.

    était-ce la peine de faire toute cette psychanalyse pour me voir fondre comme du beurre au soleil et mourir de peur

    (non)

    11.I.83

    assister, incrédule au temps.

    Alix-Cléo Roubaud : Journal (1979-1983) – extraits

  • Joy Harjo : Weapons (Armes)

    Joy Harjo : Weapons (Armes)

  • La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

    La Gazette d’Amavero n°26 – juin 2026

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Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025