tu te souviens d’elle mais ce n’est pas elle ni son fantôme juste l’image fardée de tes préjugés le souvenir en émoi te fait rentrer en toi comme l'ours dans sa caverne qui se terre et hiberne il est poison mensonge tueur de couleurs passées voileur de songe sur paysage dispersé courbe impossible filtre d’humeur créant l'incrédible d'un monde d'ailleurs le seul espoir est devant toi allume un feu de lumières bleues va cherche des chemins à embrasser sans mirage sans impasse sans trace à effacer qui te clouerait sur place ta vie est ce chemin qui avance où tu ris où tu danses Texte de Luc Fayard

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Albert Marquet : Tempête à la Goulette (1926)

Tyger Tyger, burning bright, In the forests of the night; What immortal hand or eye, Could frame thy fearful symmetry? In what distant deeps or skies, Burnt the fire of thine eyes? On what wings dare he aspire? What the hand, dare seize the fire? And what shoulder, & what art, Could twist the sinews of thy heart? And when thy heart began to beat, What dread hand? & what dread feet? What the hammer? what the chain, In what furnace was thy brain? What the anvil? what dread grasp, Dare its deadly terrors clasp! When the stars threw down their spears And water’d heaven with their tears: Did he smile his work to see? Did he who made the Lamb make thee? Tyger Tyger burning bright, In the forests of the night: What immortal hand or eye, Dare frame thy fearful symmetry? Tigre, tigre, feu ardent Dans les forêts de la nuit Quelle main, quel œil, immortels Ont pu façonner ta redoutable symétrie ? Dans quels lointains abîmes, dans quels cieux Brûla le feu de tes yeux ? Sur quelles ailes osa-t-il s'élancer ? Quelle est cette main qui ose saisir le feu ? Quelle épaule, et quel art Ont pu bander les arcs de ton cœur ? Et quand ce cœur se mit à battre, Quelle main redoutable ? Quel pied redoutable ? Quel marteau ? Quelle chaîne ? Dans quelle fournaise fut forgé ton cerveau ? Quelle enclume ? Quelle poigne redoutable Osa saisir ses terreurs mortelles? Quand les étoiles ont jeté leurs lances, Et arrosé le ciel de leurs larmes, A‑t-il souri en voyant son œuvre? Celui qui fit l’agneau, t’a‑t-il fait aussi? Tigre, tigre, feu ardent Dans les forêts de la nuit Quelle main quel œil, immortels Ont pu façonner ta redoutable symétrie ? Songs of Experience, 1794. Traduction : Jean Migrenne et Luc Fayard source de l'extrait : Recours au poème

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William Blake : The Tyger / Le Tigre


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