Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 492 artistes • 868 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
Der Zeit ihre Kunst, der Kunst ihre Freiheit.A chaque époque son art, à l’art sa liberté.(fronton du …, Vienne)


  • je voudrais savoir (illustré par 3 artistes contemporains)

    je voudrais savoir
    pourquoi les chemises s’abiment toujours
    à la pointe du col en premier
    où sont mes clés et ma deuxième chaussette
    quelle est la distance entre deux gouttes de pluie
    pourquoi les lapins et les lièvres
    ne forniquent pas ensemble
    comme les cochons et les sangliers
    de quelle couleur sont les couleurs après la mort
    par quelles vibrations télépathiques
    d’emblée cet inconnu m’est antipathique
    pourquoi cette fille me retient
    dans sa façon de pencher la têter
    d’où viennent les mots que j’écris
    et ces pensées terribles ou tristes
    pourquoi on aime ses enfants
    et pas ses parents
    pourquoi mon téléphone
    est encore tombé par terre
    comment on se débrouille pour
    assembler des pavés
    monter un mur
    couder des tuyaux
    réparer un moteur
    pourquoi je ne parle pas toutes les langues
    je ne joue pas du piano
    je ne cours pas le marathon

    je voudrais savoir
    si je serai le dernier à mourir
    de ceux que j’aime
    qui a dessiné les panneaux de signalisation
    le parquet de Versailles
    la maison que j’aime
    quels esprits les ont inspirés
    pour qu’ils viennent me visiter

    je voudrais savoir
    la taille au micron près
    de l’amour
    du bonheur
    de la tristesse
    de l’ennui
    du courage
    mais aussi
    de la poésie
    de l’imagination
    du sourire

    je voudrais savoir
    quelle fille j’étais dans une vie antérieure
    quel animal je serai dans ma vie future
    salamandre frelon lièvre
    fourmi sûrement pas faut pas rêver

    je voudrais savoir
    dessiner les rêves
    et l’amour

    je voudrais savoir
    qui je suis

    Gobal Dagnogo – Vache qui rit (2024)
    Jean-Claude Vernier – Ella n°3
    Iouri Albert – Je ne suis pas Jasper Johns (1980)

    Texte de Luc Fayard illustré par des artistes contemporains


  • Bram Bogart : La Sonate (1959)

    Une œuvre d'art contemporain abstraite, présentant des nuances de brun, rose et noir avec des textures variées.
    Bram Bogart : La Sonate (1959) – medias mixtes sur toile

  • Anonyme : Petit cours de français

    Balcon: soirée nulle
    Cramponner : douleur nasale
    Gaspacho : flatulence froide
    Les poubelles : les moutons aussi
    Pinailleur: mari infidèle
    Pudeur : quant tu as perdu ta montre
    Théologie : mais café au travail

    Piqué sur internet, mais où?…


  • Nouvelle Galerie : art ancien et art classique

    La Vénus de Hohle Fels (-40 000 ans) – Ivoire de mammouth
    Jan Vermeer Van Delft : Le Verre de Vin (1658-1662)

    Les puristes seront horrifiés par ce rapprochement historique iconoclaste mais ce n’en est pas un ! Comme Amavero est surtout centré sur l’art contemporain et un peu sur l’art moderne, nous ne pensons pas publier beaucoup d’œuvres des autres époques. Néanmoins, de temps en temps, telle sculpture ancienne ou tel tableau classique nous paraissent dignes d’intérêt, dans notre simple vision d’amateur bénévole! Voilà pourquoi nous leur avons réservé une petite place et, comme ils ne seront sans doute pas nombreux, nous les avons mis ensemble pour ne pas vous perdre dans les méandres d’une galerie trop compliquée.

    Comme pour les autres galeries, vous pouvez feuilleter de deux manières :

    (*) La Vénus de Hohle Fels (découverte en septembre 2008) – statuette – 59,7 × 34,6 mm – 33,3 g – ivoire de mammouth – paléolithique supérieur (- 40 000 ans), style aurignacien


  • La plus belle citation sur l’art

    Robert Filliou – Research in Child Language (1971)

     

    L’art est
    ce qui rend
    la vie
    plus belle
    que l’art ❞

    Texte et œuvre de Robert Filliou
    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne

    Merci à Valérie Sizaret


Dernières publications d’art et de poésie

  • Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 8)

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  • John Wood et Paul Harrison : Headstand (1995) – vidéo performance

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  • Ajouts d’œuvres d’art moderne (Galerie 6)

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  • Roberto Juarroz : Entre tu nombre y el mío (Entre ton nom et le mien)

    Entre tu nombre y el mío
    hay un labio que ha dejado la costumbre de nombrar.

    Entre la soledad y la compañía hay un gesto que no empieza en nadie y termina en todos.

    Entre la vida y la muerte hay unas plantas pisadas por donde nadie ha caminado nunca.

    Entre la voz que pasó y la que vendrá hay una forma callada de la voz en donde todo está de pie.

    Entre la mesa y el vacío hay une línea que es la mesa y el vacío por donde apenas puede caminar el poema.

    Entre el pensamiento y la sangre hay un breve relámpago en donde sobre un punto se sostiene el amor.

    Sobre esos bordes nadie puede ser mucho tiempo, pero tampoco dios, que es otro borde, puede ser dios mucho tiempo.

    Entre ton nom et le mien
    il y a une lèvre qui a perdu l’habitude de nommer.

    Entre la solitude et le monde il y a un geste qui ne commence en personne et se termine en tous.

    Entre la vie et la mort il y a des plantes foulées sur lesquelles personne n’a jamais marché.

    Entre la voix révolue et celle qui viendra il y a une forme silencieuse de la voix où tout est debout.

    Entre la table et le vide il y a une ligne qui est la table et le vide où peut à peine cheminer le poème.

    Entre la pensée et le sang il y a un éclair où sur un point l’amour s’appuie.

    Sur ces bords nul ne peut survivre longtemps, et dieu lui-même, qui est un autre bord, ne peut être dieu longtemps.

    Poésies verticalesI-4. 1958. Traduction de l’espagnol (Argentine) par Ferdinand Verhesen

    Roberto Juarroz : Entre tu nombre y el mío (Entre ton nom et le mien)

  • Anonyme (Texte de la tradition hassidique) : Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires

    Quand le grand rabbin Israël Baal Shem-Tov pensait qu’une menace se profilait contre le peuple juif, il avait coutume d’aller concentrer son esprit en un certain lieu du bois; là, il allumait un feu, récitait certaine prière et le miracle s’accomplissait : le danger était écarté.
    Plus tard, quand son disciple, le célèbre Maguid de Nezeritsch, devait implorer le ciel pour les mêmes raisons, il accourait au même endroit et disait : « Maître de l’Univers, écoute-moi. Je ne sais comment allumer le feu, mais je suis encore capable de réciter la prière. » Et le miracle s’accomplissait. Plus tard, le rabbin Mosh-Leib de Sassov allait également au bois pour sauver son peuple, et il disait : « Je ne sais comment allumer le feu, je ne connais pas la prière, mais je peux me placer à l’endroit propice et cela devrait suffire. » Et cela suffisait, et le miracle s’accomplissait. Ensuite, c’est au rabbin Israël de Rizsin qu’il revint d’éloigner la menace. Assis dans son fauteuil, la tête entre les mains, il parlait à Dieu en ces termes : « Je suis incapable d’allumer le feu, je ne connais pas la prière, je ne puis même pas trouver le lieu du bois. Tout ce que je sais faire c’est raconter cette histoire. Cela devrait suffire. » Et cela suffisait. Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires.

    Cité par Roberto Juarroz. Poésie et réalité. 1987

    Anonyme (Texte de la tradition hassidique) : Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires

  • Max Jacob : Je garde dans la solitude

    Je garde dans la solitude
    comme un pressentiment de toi.
    Tu viens ! et le ciel se déploie,
    la forêt, l’océan reculent.

    Tous deux le soleil nous désigne
    par-dessus la ville et les toits
    les fenêtres renvoient ses lignes
    les fleurs éclatent comme des voix.

    Lorsque ton jardin nous reçoit,
    ta maison prend un air étrange :
    comme un reflet, la véranda nous accueille,
    sourit et change.

    Les arbres ont de grands coups d’ailes
    derrière et devant les buissons.
    La vague, au loin, parallèle,
    se met à briller par frissons.

    Derniers Poèmes. publiés à titre posthume chez Gallimard en 1945

    Max Jacob : Je garde dans la solitude

  • Yannis Ritsos : Nudité du corps

    Une mer robuste,
    d’un bleu profond,
    t’a éclairé le visage.
    Chassés par le soleil,
    tous les morts.

    Les pêcheurs sont passés
    avec des paniers vides.
    La lune palpitait
    sur tes genoux.
    Rien ne séparait plus
    le vide de la plénitude.

    Le temps s’allonge,
    tu t’allonges.
    Ton image immobile
    sur le mur intérieur.

    Cette peur
    d’avoir oublié quelque chose
    que j’aurais dû prendre.
    Et la peur
    qu’une telle immensité
    ne connaisse une fin.

    Erotica. Le mur dans le miroir et autres poèmes. nrf Poésie / Gallimard (extraits).

    Yannis Ritsos : Nudité du corps

  • Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

    Édouard Vuillard — À Clayes, un géranium sur une table bleue devant la fenêtre (1932)

  • George Bellows — California Headlands (1917)

    George Bellows — California Headlands (1917)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025