Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
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Citation Amavero du jour
Caressez longuement votre phrase et elle finira par sourire
Du fin fond des archives d’InfoTekArt, le blog de l’économie et du numérique, qui a été intégré à Amavero, je vous ressortirai régulièrement des pépites comme ce film que j’exhume pour vous et que j’avais présenté à l’époque sans commentaires. L’avantage avec l’infini, c’est que ca ne vieillit pas !
je voudrais savoir pourquoi les chemises s’abiment toujours à la pointe du col en premier où sont mes clés et ma deuxième chaussette quelle est la distance entre deux gouttes de pluie pourquoi les lapins et les lièvres ne forniquent pas ensemble comme les cochons et les sangliers de quelle couleur sont les couleurs après la mort par quelles vibrations télépathiques d’emblée cet inconnu m’est antipathique pourquoi cette fille me retient dans sa façon de pencher la têter d’où viennent les mots que j’écris et ces pensées terribles ou tristes pourquoi on aime ses enfants et pas ses parents pourquoi mon téléphone est encore tombé par terre comment on se débrouille pour assembler des pavés monter un mur couder des tuyaux réparer un moteur pourquoi je ne parle pas toutes les langues je ne joue pas du piano je ne cours pas le marathon
je voudrais savoir si je serai le dernier à mourir de ceux que j’aime qui a dessiné les panneaux de signalisation le parquet de Versailles la maison que j’aime quels esprits les ont inspirés pour qu’ils viennent me visiter
je voudrais savoir la taille au micron près de l’amour du bonheur de la tristesse de l’ennui du courage mais aussi de la poésie de l’imagination du sourire
je voudrais savoir quelle fille j’étais dans une vie antérieure quel animal je serai dans ma vie future salamandre frelon lièvre fourmi sûrement pas faut pas rêver
je voudrais savoir dessiner les rêves et l’amour
je voudrais savoir qui je suis
Gobal Dagnogo – Vache qui rit (2024)Jean-Claude Vernier – Ella n°3Iouri Albert – Je ne suis pas Jasper Johns (1980)
Texte de Luc Fayard illustré par des artistes contemporains
Balcon: soirée nulle Cramponner : douleur nasale Gaspacho : flatulence froide Les poubelles : les moutons aussi Pinailleur: mari infidèle Pudeur : quant tu as perdu ta montre Théologie : mais café au travail
La Vénus de Hohle Fels (-40 000 ans) – Ivoire de mammouth
Jan Vermeer Van Delft : Le Verre de Vin (1658-1662)
Les puristes seront horrifiés par ce rapprochement historique iconoclaste mais ce n’en est pas un ! Comme Amavero est surtout centré sur l’art contemporain et un peu sur l’art moderne, nous ne pensons pas publier beaucoup d’œuvres des autres époques. Néanmoins, de temps en temps, telle sculpture ancienne ou tel tableau classique nous paraissent dignes d’intérêt, dans notre simple vision d’amateur bénévole! Voilà pourquoi nous leur avons réservé une petite place et, comme ils ne seront sans doute pas nombreux, nous les avons mis ensemble pour ne pas vous perdre dans les méandres d’une galerie trop compliquée.
Comme pour les autres galeries, vous pouvez feuilleter de deux manières :
(*) La Vénus de Hohle Fels (découverte en septembre 2008) – statuette – 59,7 × 34,6 mm – 33,3 g – ivoire de mammouth – paléolithique supérieur (- 40 000 ans), style aurignacien
Art et Poésie : dernières publications
Paul Signac : Arbres en fleurs (1896)
Ajouts d’œuvres d’art contemporain (Galerie 8)
John Wood et Paul Harrison : Headstand (1995) – vidéo performance
Quand le grand rabbin Israël Baal Shem-Tov pensait qu’une menace se profilait contre le peuple juif, il avait coutume d’aller concentrer son esprit en un certain lieu du bois; là, il allumait un feu, récitait certaine prière et le miracle s’accomplissait : le danger était écarté. Plus tard, quand son disciple, le célèbre Maguid de Nezeritsch, devait implorer le ciel pour les mêmes raisons, il accourait au même endroit et disait : « Maître de l’Univers, écoute-moi. Je ne sais comment allumer le feu, mais je suis encore capable de réciter la prière. » Et le miracle s’accomplissait. Plus tard, le rabbin Mosh-Leib de Sassov allait également au bois pour sauver son peuple, et il disait : « Je ne sais comment allumer le feu, je ne connais pas la prière, mais je peux me placer à l’endroit propice et cela devrait suffire. » Et cela suffisait, et le miracle s’accomplissait. Ensuite, c’est au rabbin Israël de Rizsin qu’il revint d’éloigner la menace. Assis dans son fauteuil, la tête entre les mains, il parlait à Dieu en ces termes : « Je suis incapable d’allumer le feu, je ne connais pas la prière, je ne puis même pas trouver le lieu du bois. Tout ce que je sais faire c’est raconter cette histoire. Cela devrait suffire. » Et cela suffisait. Dieu a créé l’homme parce qu’il aime les histoires.
Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle, Et les tristes discours Que te met en l’esprit l’amitié paternelle L’augmenteront toujours
Le malheur de ta fille au tombeau descendue Par un commun trépas, Est-ce quelque dédale, où ta raison perdue Ne se retrouve pas ?
Je sais de quels appas son enfance était pleine, Et n’ai pas entrepris, Injurieux ami, de soulager ta peine Avecque son mépris.
Mais elle était du monde, où les plus belles choses Ont le pire destin ; Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, L’espace d’un matin.
Puis quand ainsi serait, que selon ta prière, Elle aurait obtenu D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière, Qu’en fût-il advenu?
Penses-tu que, plus vieille, en la maison céleste Elle eût eu plus d’accueil ? Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste Et les vers du cercueil ?
Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque Ote l’âme du corps, L’âge s’évanouit au deçà de la barque, Et ne suit point les morts…
La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ; On a beau la prier, La cruelle qu’elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier.
Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois ; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N’en défend point nos rois.
De murmurer contre elle, et perdre patience, Il est mal à propos ; Vouloir ce que Dieu veut, est la seule science Qui nous met en repos.
François de Malherbe. Poésies, 1599.
François de Malherbe : Consolation à M. Du Périer sur la mort de sa fille
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