ronde des si

si le cercle est brisé
vais-je retourner sur mes pas
ou bien bâtir une passerelle

si les bouts scindés se relient
atteindrai-je mon départ
ou bien les traces d’un nouvel envol

si je franchis les traits de couleurs
verrai-je le ciel s’éclaircir
ou bien la terre sombrer

si la foule se presse en chemin
se tiendra-t-on vraiment la main
ou bien marcherai-je isolé

si trois notes franchissent la mer
entendrai-je une symphonie
ou bien le solo du désespoir

si je respire longtemps
sentirai-je une forme d’énergie
ou bien l’impermanence

dans l’infini du vide
le cercle ne dit rien me dit tout
je ne suis rien je suis tout

August Macke – Colored Composition -Hommage to Johann-Sebastian Bach (1912)


Texte de Luc Fayard, inspiré par
Cercle – Ascèse VIII, 2007- Série: « Silencieuse Coïncidence« , de Fabienne Verdier, à qui j’ai demandé une autorisation de reproduction mais qui ne m’a pas répondu; en attendant , je l’illustre avec Disques de Newton, de Frantisek Kupka (que j’aime aussi beaucoup !).  Et puis finalement non! Kupka n’est mort qu’en 1957 si je puis dire (donc moins de 70 ans qui est la durée de prescription en France pour avoir le droit de reproduction). En finale, j’ai choisi Auguste Macke et son tableau de 1912. Ouf Mais si vous connaissez Fabienne Verdier, transmettez-lui ma supplique !

Voir et entendre la version poésique (récitation musicale)

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