Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 457 artistes • 855 auteurs
publiés dans Amavero
Citation Amavero du jour
L’intention de l’auteur n’est que le ferment de l’oeuvre.
…, cité par Miguel Aubouy in Le syndrome de Vaso de Gama, ed. Nullius In Verba


  • la vie la mer

    les nuages bas
    l’océan moutonne
    dans ses plis
    abolis
    pesant une tonne
    sous un ciel de glas

    plus envie de rien
    se laisser porter
    par le vent 
    le courant
    pour tout oublier
    sa vie son dessein

    c’est l’esprit éteint
    par la rêverie
    du remous
    qu’un corps mou
    dans l’obscure nuit
    dérive au matin

    mais toujours vivant
    le marin secoue
    son bateau
    sans un mot
    il reprend sa roue
    et son cap au vent

    ainsi va sa vie
    sillage de mer
    non tracé
    cœur lassé
    par le goût amer
    du temps asservi

    Charles-François Daubigny – Pleine mer, temps gris (1874)


    Texte de Luc Fayard inspiré de Pleine mer, temps gris de Charles-François Daubigny


  • pommiers

    Nathalie Bodet – J’irai revoir ma Normandie

    ici l’herbe est grasse
    et le vert plus vert
    qu’ailleurs
    dans l’air se répand
    l’odeur sucrée
    de pommiers en fleurs
    le ciel se décline
    en nuances spéciales
    penchées vers la terre
    au bout de la plaine
    il y a toujours une haie
    qui t’invite à rêver
    et oublier ta peine

    Texte de Luc Fayard inspiré par J’irai revoir ma Normandie, de Nathalie Bodet


  • noires visions

    Faz Fazou – Ballade nocturne

    hirondelles sur trois fils oppressées
    notes de musique en croches serrées
    lignes d’écriture ancienne inconnue
    collier sans fin de cailloux sculptés nus
    mystérieux message cryptographié
    feuilles mortes tout en noir épinglées
    enfantins dessins de maisons bancales
    purs fantômes alignés gris et sales
    traits denses brisés en haut et en bas
    l’incessant ballet ne finira pas


    Texte de Luc Fayard inspiré de Ballade nocturne, de Faz Fazou.


  • Traverser et être traversé

    Pour dire ce que m’inspirent les œuvres de Chantal Fontvieille réunies sous le titre « À travers », j’emprunterai un détour : celui du mot traverser lui-même. Chantal connaît ma passion pour les mots. À vrai dire, plonger dans leur épaisseur sensible, me laisser traverser par eux, écouter ce qu’ils ont à m’apprendre, c’est bien plus pour moi qu’un détour, c’est ma voie d’approche vers le monde.

    Chantal Fontvieille – À travers 111 (verso) – Cible de tir à l’arc, rouille, encre de Chine
    (suite…)

  • chantier

    Sandrine Hartmann – Obstacle

    pas d’obstacle à la création
    tout est chantier
    mortier
    cœur idée
    l’âme expose ses visions
    blocs et lignes s’épaulent
    traits et couleurs s’enrichissent
    d’un même élan
    tout s’élève
    tout s’en va
    ailleurs
    et s’imprègne


    Texte de Luc Fayard inspiré du tableau Obstacle, de Sandrine Hartmann


Dernières publications d’art et de poésie

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

  • La couleur grise

    La couleur grise

  • Dernière séance

    Dernière séance

  • Ernst-Ludwig Kirchner : Poules près de Bergdorf (1919-1920)

    Ernst-Ludwig Kirchner : Poules près de Bergdorf (1919-1920)

  • Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

    Carlos Bonvalot : Pierrot et Colombine (1920)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025