Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir, à découvrir… pour s’y promener librement.
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Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

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Citation Amavero du jour
Si quelqu’un vous traite d’amateur, rappellez-lui que ce sont des amateurs qui ont fait l’arche de Noé et des professionnels le… Lire


  • Gréki (Anna) : Par-delà les murs

    Par-delà les murs clos comme des poings fermés,
    à travers les barreaux ceinturant le soleil
    nos pensées sont verticales et nos espoirs.
    L’avenir lové au coeur monte vers le ciel
    comme des bras levés en signe d’adieu,
    des bras dressés enracinés dans la lumière
    en signe d’appel, d’amour, de reviens, ma vie!
    Je vous serre contre ma poitrine, mes soeurs,
    bâtisseuses de liberté et de tendresse,
    et je vous dis à demain car nous le savons
    L’avenir est pour demain
    L’avenir est pour bientôt


    Anna Gréki, de son vrai nom Colette Grégoire, poétesse algérienne (1933-1961)

  • arbre araignée

    Une installation artistique avec de grandes branches d'arbre en bois placées sur une place devant des colonnes d'un bâtiment classique, entourée de passants.
    Henrique Oliveira : L’arbre araignée (installation)

    un jour l’arbre viendra en ville
    il s’accrochera aux pavés
    pour sucer le gaz
    et mieux respirer

    le poids du ciel gris
    abaissera ses branches
    qui ramperont au sol
    comme une araignée

    les bras tordus de douleur
    il continuera de grandir
    vers les marches des palais
    sous l’œil étonné des passants

    mais un jour viendra où
    ses branches durcies
    devenues glaives vengeurs
    renverseront les murs et les portes
    tailladeront les sols
    transperceront les gens

    et la douleur sans fin
    ne sera plus chez lui

    Texte de Luc Fayard, inspiré par Fitzcarraldo, d’Henrique Oliveira (place Graslin, à Nantes, été 2024)- photo Loïc Venance, AFP


  • Tison (Frédéric) : Je suis larme

    JE SUIS LARME et la plus douce
    Des larmes qui naissent du regard,
    La plus étonnée des larmes,
    La plus pure ai-je longtemps cru;
    Je perle où commencent vaux et forêts,
    Je noierais villes, collines, tertres,
    Châteaux et campagnes si j’étais amère;
    Vois : j’augmente les sources
    De toutes mes vagues, je coule
    Sous tes arbres
    Ajouteras-tu
    Là de tes yeux quelque éclat ?
    Je suis larme et la plus lente
    Qui peine sur ta joue.

    Frédéric Tison. Aphélie, suivi de Noctifer. 2018


  • Raysse, Martial : Une allégresse de vignes

    Une allégresse de vignes
    au penchant du ciel
    ciel de briques rouges de méduses bleues
    au miroir de ton dos
    caparaçonné de bois roussis

    (suite…)

  • La Frenière (Jean-Marc) : Un feu me hante

    Un feu me hante

    Si je n’ai plus de bouche, je parlerai quand même, avec mes pieds, avec mes yeux, avec mes poings, avec mes ongles sur les murs, avec mes doigts aveugles dans le braille des jours. Si les bêtes me dévorent, je parlerai par elles. Je serai l’os sonore dans la gueule du silence. Un feu me brûle et me hante. On ne peut pas tenir en laisse un cœur qui prend feu.

    (suite…)

Dernières publications d’art et de poésie

  • À l’ombre du figuier sauvage

    À l’ombre du figuier sauvage

  • Où suis-je donc là ?

    Où suis-je donc là ?
    Happée, repoussée, je vacille
    Lumière du dedans
    Je fascine la lumière
    L’envers me retourne
    Je me fonds, je me cogne
    Je visite les espaces
    Je m’abime dans la couleur
    L’espace immobile se craquèle
    Je rencontre le formel
    Je glisse sur le noir,
    Retourne le rouge
    Flaque incertaine.
    Échappée mensongère
    Complice du regard.
    Le dur verrouille la sortie
    Le corps rebondit eans l’espace
    Clôture.

    Texte de Do F., inspiré par le vitrail de Geneviève Fourgnaud, église de Via; texte écrit en Atelier de Poésie

    Où suis-je donc là ?

  • Je crée des nuages artificiels

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  • Rouge et noir de colère

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  • Mauritz de Haas : Nocturne with Lighthouse (1880)

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  • Edward-Henry Potthast : At The Seaside (1905)

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  • Jean-Baptiste-Siméon Chardin : Le Gobelet d’argent (1768)

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  • Maulpoix (Jean) : Adieu

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  • Azzhara : J’écris à jeun

    J’écris à jeûn
    Soif et faim dans tout le corps
    Un lot de remords dans le cœur
    Je bois mes larmes
    Je mange mes pleurs
    J’avale le silence, il glisse dans la gorge sèche
    Du miel silencieux
    Derrière moi, je ressens la présence rassurante et généreuse
    Comme l’odeur du pain chaud qui me couvre
    Je le cherche
    Le froid gris de son absence me gifle
    J’ai mal
    J’ai soif
    J’ai faim
    J’écris à jeun
    Mes pensées troublées
    Ma main tremblante
    Mes ongles rongés
    Mes pieds attachés
    Je veux sentir le manque
    J’écris à jeun

    Azzhara. Nuit intranquille. 2021

    Azzhara : J’écris à jeun

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025