Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • prière (en musique)

    hommes et femmes 
    en vérité je vous le dis
    que la lumière descende sur vous
    vos visages vos mains
    comme un phare veillant sur la route des marins 
    que la joie déborde de vos cœurs 
    comme l’écume 
    quand le vent presse et secoue la vague
    que la parole nouveau sillon de vie 
    transperce en flèche vos murs de folie
    que le chant parcoure vos plaines
    comme une révolution souveraine

    que les mots sèment les graines d’amour 
    dans vos rangs de peuple triste
    que vos mains jointes comme l’espoir
    deviennent les totems remplaçant les crucifix
    que vos pas ouvrent un chemin de halage
    à travers les brumes du passé
    que vos lèvres conjuguent l’avenir au présent
    dans toutes les langues de babel 

    pour qu’enfin le monde 
    de vérité et de beauté
    se dévoile tout à vous
    les yeux ouverts 
    les âmes libres

    et qu’à jamais 
    de la surface de la terre
    soient bannis
    la haine le mensonge
    et la jalousie

    amen

    Musique : Jordi Savall – Mozart – Requiem K. 626 – Lacrimosa (instagram)

    Texte de Luc Fayard illustré par le tableau Write To Me Again Of Small Daily Things, de Teddy H. Salad; techniques mixtes: acrylique et émulsions sur objets trouvés sur la plage.

    Le poème est également publié en version texte seul.


  • David Van der Elst : d’après l’art Warli

    David Van der Elst: d’après l’art Warli

  • Yasumitsu Ikoma : The afternoon

    Yasumitsu Ikoma – The afternoon (1989) -tempera et huile sur toile

  • achéron

    Jaya Suberg – Bunny – digital
    Jon Davis

    émoussée la lame de l’esprit
    ne tranche plus assez
    les mots me manquent
    pour boucler ma pensée
    blindé mon cœur
    ne laisse plus rien traverserde tout son passé
    le temps me pèse
    comme une marmite en fonte
    prête à imploser
    mais qui se contente de fuir
    lâchant de lamentables pschits

    heureusement la nuit
    débarquent les rêves
    trafiquants d’espace et d’horloge
    le songe est quantique
    on peut vivre ici et là-bas
    en même temps
    être soi et un autre
    et s’engueuler tous les deux
    voler très haut tomber très bas
    tout le monde fait ça
    se retrouver tout nu dans la rue
    courir poursuivi par un meurtrier
    dont le coup de poignard fatal
    vous ramène en sursaut à la vie

    et puis aussi
    dire des choses bizarres
    aimer de manière doucereuse
    sourire peut-être
    mais pas plus

    car ne riant pas dans mes veilles
    j’ai peur que le rire du sommeil
    ne soit l’ultime son
    traversant l’achéron

    Texte de Luc Fayard illustré par l’œuvre de Jaya Suberg, « Bunny », (digital), et de Jon Davis (techniques mixtes).


  • paysage

    Collage of paintings inspired by Provence, featuring landscapes, architecture, and natural scenes.
    Julian Merrow-Smith – Cartes postales de Provence – 1920

    la pierre et le sang
    le chêne et la cendre
    le pin et la croix
    l’eau qui sourd
    en chuintant
    le ciel repeint
    comme un décor
    la colline traître
    derrière sa rondeur
    la montagne
    aux pics de brume
    et sur les chemins
    qui tournent toujours
    les cailloux blêmes
    durs et tranchants
    pour vous rappeler
    qu’il faut avancer
    quand même

    Hommage à la Provence

    Texte de Luc Fayard inspiré par les tableaux Postcards from Provence, de Julian Merrow-Smith


Dernières publications d’art et de poésie

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

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    La couleur grise

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    Dernière séance

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025