Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • neige

    Luc Fayard – Jardin d’hiver – 2024 – photographie

    voile de mariée
    en pointillisme
    grappe de bulles
    virevoltantes
    semblables
    et si différentes
    comme une armée
    de petits soldats blancs
    gérant savamment
    l’espace entre eux
    inexorables flocons
    aimantés
    par la gravité
    manteau large
    de fausse brume
    jeté sur le paysage
    coup de pinceau
    sur le ciel gris
    accumulée
    en un point 
    du destin
    elle fait
    ployer la feuille
    baisser la branche 
    frissonner l’arbre
    le toit se cache
    le chemin disparait
    plus d’horizon
    tout a changé
    pour quelques degrés 
    de moins
    un univers est né

    Texte de Luc Fayard inspiré par sa photo « Jardin d‘hiver »


  • Helga Aichinger : Une graine pour le paon (1970)

    Helga Aichinger – Une graine pour le paon (1970) – gravure à l’eau-forte

  • Yves Klein : Hiroshima (1961)

    Yves Klein : Hiroshima (1961)

  • Fairfield Porter : Apples and Roses (1967)

    Fairfield Porter – Apples and Roses (1967)

  • petits poissons

    Smartphone de Luc – Écriture involontaire dans la poche – 2024

    si les mots jaillissaient
    comme l’eau de source
    sans savoir d’où ils viennent
    ni quel sens ils portent
    libres
    heureux de sourdre
    ivres
    résonnants
    d’un simple glouglou
    quels riches dialogues
    nous pourrions vivre

    de nos igloos
    nous sortirions comme un magicien
    le lapinou de son chapeau
    des mots étincelles
    déclencheurs de rires fous
    des mots sauteurs d’horizons
    de la mer jusqu’au ciel
    des mots créateurs
    de discours en cascade
    fluides sans saccade

    ah si bondissants comme des pur-sang
    les mots pouvaient en s’agitant
    de soubresauts de hoquets
    nous redonner la pureté
    d’une parole immédiate et fière
    alors le monde serait une rivière
    coulant sur l’infini du rond
    et nous ses petits poissons

    Texte de Luc Fayard inspiré par le dessin fait involontairement par son smartphone dans sa poche de pantalon


Dernières publications d’art et de poésie

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

  • La couleur grise

    La couleur grise

  • Dernière séance

    Dernière séance

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025