Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.











je veux ton rire
claquant comme un fouet
galet rebondissant
sur l’eau des avatars
de nos multiples vies
je veux des embrassades
à la régalade
tapant fort sur l’épaule
pour vérifier au passage
qu’on est encore vivant
je veux ton soleil
créateur d’ombre
en lignes de fuite
sur l’horizon courbe
de nos questions
je veux ton sourire
escaladant les montagnes
sautant de pic en pic
pour venir en bout de course
me donner sa lumière
je veux que nos doigts se croisent
paumes pressées
souffle coupé
pour que nos cœurs joints
dessinent des nuages
je veux tout donner
ne rien regretter
pour qu’on écrive
sur nos tombes
ils auront aimé






Texte de Luc Fayard illustré par 16 artistes contemporains et un artiste classique
Artistes cités ( de haut en bas): Anish Kappor, Cai Guo-Qiang, Oliafur Eliasson, Yayoi Kusama, Do-Ho Suh, John Olsen, Bernard Ajarb, Perrine Hernandez, Wang-Jun Peng, Jean-Baptiste Brun, Dave Cooper, Evaristo, John Currin, Hieronymus Bosch, Noureddine Chegrane, Carol Crown, Kara Walker
l’arbre dit aux maisons
vous voyez la mer là-bas
elle vient vers vous
pour vous envelopper
de son odeur salée
ici la lumière étincelle
le vent est un allié
espiègle et volage
quand le soleil s’invite
le temps paresse
et le sourire des gens
se plisse et rêve
Texte de Luc Fayard inspiré par Douceur de vivre, de Laure d’Argaignon
la ville la nuit
rouge et noir
traces de lumière
halos croisés des destins
filandres de vies
filant ailleurs
ou se terrant trop sages
la ville la nuit
monde de blocs
et de passages
Texte de Luc Fayard inspiré par Nocturne, d’Anne-Sophie Larcena
Une première fois, elle saute
Par la fenêtre ouverte
Elle tombe et se relève
Elle remonte aussitôt
Et se jette à nouveau
Cette fois, elle tombe plus fort
Et se relève en sang
Pourtant, elle y retourne
Avec une obstination morbide
Elle se jette dans le vide
Heurte durement le sol
La tête la première
Un silence angoissant puis
Elle se relève
Part en courant
On dirait une possédée, une folle
Mais elle est bien vivante
Cette métaphore est violente
Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
C’est la maternité
Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

L’amère flamme ruisselant
l’oxyde fragile boisé
flot argenté du jour
dormant dans la vaste nuit
Fleure fœtus hermaphrodite
Des aromates sauvages
sont replongés en ma sève
Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève





