Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • perle et roule

    la mer perle
    la houle roule
    le soleil en veille
    la lune en hune
    le ciel s’éveille
    le vent se tend
    la voile s’étoile
    la barque se nacre
    le sillage en nage
    le mât étend son bras
    le hauban fait dang dang
    et mon cœur boum boum


  • murmure et frisson

    la mer m’a dit dans un murmure un frisson

    regarde toi ni frégate ni poisson
    gorille lourd et grossier
    comment oses-tu me défier
    me déranger parmi mes éléments
    que fais-tu là étranger sans palme
    accroché à ton morceau sans âme
    fait de bois et de toile sans vent
    qu’espères tu donc de moi quel frisson

    je suis le temps et l’espace
    je suis l’horizon je suis l’aura
    l’abysse ténébreux qui te perdra
    et toi tu n’es qu’une carcasse
    que sais-tu de l’effluve alizé déhanché
    du chant perlé de la vague immaculée
    de la poussière de sargasse

    peut-être pourrais-tu me pénétrer
    si seulement tu savais m’étreindre
    dans tes bras malhabiles
    ou bien délicatement me savourer 
    goutte après goutte entre tes doigts
    malheureux tu serais noyé avant d’y arriver
    et par ma noire profondeur asphyxié

    alors tu me regardes têtu tu renâcles
    comme ces marins au regard fin
    qui me fixent en espérant un miracle
    impossible surnaturel incertain
    ce n’est pas le vol saccadé d’un fou de bassan
    ni la nageoire éphémère d’un dauphin
    ni l’arbalète stridente d’un poisson volant
    qui peut les distraire de leur attente sans fin
    ni même leur dire qui je suis vraiment

    je n’ai pas de solution pour l’homme
    je suis la question
    je suis la source


  • météo marine

    gros grain noir à l’horizon
    inquiétude à bord
    nouvelles données météo
    perplexité
    le marin cherche sa voie
    moi aussi

    mer hachée
    voilier secoué
    combien de temps sans respirer
    le marin veut souffler
    moi aussi

    grand soleil et bon vent
    le voilier trace son sillage
    la mature siffle
    les dauphins jouent
    le marin sourit
    moi aussi

    et cette aube toujours
    en majesté
    mon âme en paix


  • fusion ici et là (ici et là)

    le bateau et la mer
    ici coins et recoins
    à portée de main
    là le plein le lointain
    ici le fixe le solide
    le rassurant
    métal bois filin
    là le fluide le mouvant
    la métamorphose
    ici la multitude des petits objets
    utiles à la vie à la survie
    là le désert de l’unicité

    jamais il n’y eut pareille antinomie
    et pourtant tout concorde
    tout s’accorde
    l’esquif et la houle
    la voile et le vent
    l’homme et la mer
    fusion


  • en mer (horizon sans toi)

    la mer est mon horizon
    le ciel mon toit ma loi
    la houle rythme mon cœur
    le bateau trace ma route
    son sillage est ma lumière
    ses voiles mon espoir
    son carré ma maison
    alors apaisé par cet univers
    de la longue attente
    au creux des heures
    de veille et de merveilles
    je dis à la lune
    à la croix du sud
    aux dorades perdues
    au cormoran fidèle
    je dis au monde ébahi
    que pour être parfait
    il ne manque que toi


Dernières publications d’art et de poésie

  • J’ai plongé dans cette mer

    J’ai plongé dans cette mer

  • J’aimerais que mes pensées se libèrent

    J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
    J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
    J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.

    Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
    Texte écrit en Atelier de poésie

    J’aimerais que mes pensées se libèrent

  • Cent et onze années

    Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
    Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
    La blancheur lactique de tes bras
    Tes bras qui faisaient
    Comme des branches
    Me rendaient extatique, enfant soudain,
    Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
    Quand nous dansions
    Et que tu m’entrainais
    De tes bras pratiques,
    Des branches lactiques, extatiques
    Cette mémoire me fait défaut désormais
    Seul cet océan nouveau me fait peur
    Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
    Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
    Cent et onze années ont passé
    Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
    Est la preuve même de ton existence
    Car tout recto a son verso

    Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

    Cent et onze années

  • Exil de l’âme

    Exil de l’âme

  • Une première fois

    Une première fois, elle saute
    Par la fenêtre ouverte
    Elle tombe et se relève
    Elle remonte aussitôt
    Et se jette à nouveau
    Cette fois, elle tombe plus fort
    Et se relève en sang
    Pourtant, elle y retourne
    Avec une obstination morbide
    Elle se jette dans le vide
    Heurte durement le sol
    La tête la première
    Un silence angoissant puis
    Elle se relève
    Part en courant
    On dirait une possédée, une folle
    Mais elle est bien vivante
    Cette métaphore est violente
    Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
    C’est la maternité

    Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

    Une première fois

  • Un seul nuage

    Un seul nuage

  • L’amère flamme

    L’amère flamme ruisselant
    l’oxyde fragile boisé
    flot argenté du jour
    dormant dans la vaste nuit
    Fleure fœtus hermaphrodite
    Des aromates sauvages
    sont replongés en ma sève

    Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

    Liste des premiers gagnants du Jeu des 20 mots

    L’amère flamme

  • La couleur grise

    La couleur grise

  • Dernière séance

    Dernière séance

Abonnez-vous à
La Gazette d’Amavero
Entrez votre email
et vous recevrez notre newsletter
un lundi sur deux :
100% bénévole, gratuit,
sans pub, ni spam, ni traqueurs

← Retour

Votre adresse email a été envoyée

Merci pour votre abonnement au site Amavero et à ses poèmes !

Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025