Mon sombre amour d’orange amère
Ma chanson d’écluse et de vent
Mon quartier d’ombre où vient rêvant
Mourir la mer
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Mon sombre amour d’orange amère
Ma chanson d’écluse et de vent
Mon quartier d’ombre où vient rêvant
Mourir la mer
galets plats bondissant
sur l’eau trouble
d’un lac de pensées
toile d’araignée
de sentiments croisés
entre indicible et non-dit
permanent jeu pervers
du son et du sens
esquisses imparables
de beauté révélée
notes seules fusant
vers la cible lointaine
ou gaiement accolées
en résonance
signes obsolètes
à peine dessinés
dans le labyrinthe touffu
de l’âme à la raison
étendards bariolés
portant les écussons
de la liberté conquise
rochers de marbre
en taille directe
ou bijoux ciselés
au poinçon d’artisan
vagues séquentielles
sur la mer houleuse
des désirs enchaînés
méandres menant au but
par des détours obligés
ou lignes imparables
de traits volontaires
truelles de l’éternel
puzzle de vérité
nuages pépites d’un ciel
aux reflets de lumière
trésors accordés
à qui veut ouvrir
leurs serrures naturelles
posez-les sur un cercle
libres et solidaires
les mots vous habiteront
à jamais
Texte: Luc Fayard
illustré par le tableau d’Odilon Redon: Le rêve du poète
Voir une autre mise en scène, illustré par une image IA
Vous trouverez dans les quelques page qui suivent un petit essai sur l’art poétique, construit surtout à partir d’exemples venus de toutes les rencontres que j’ai pu faire en poésie depuis … des dizaines d’années. J’ai organisé le document à l’ancienne avec un sommaire et des chapitres pour vous permettre de naviguer d’un sujet à l’autre.
Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire part de vos remarques!
La noirceur contemporaine n’est qu’une ombre
On ne m’interdira pas l’ineffable joie
Je m’assieds… Je me tais… J’apaise mes décombres…
Jusqu’à la Vie généreuse qui partage nos voix
Today’s darkness is but a shadow
Ineffable joice won’t be banned to me
I sit down… I stay silent… I soothe my ruins…
Until the lavish Life that shares our voices
Bernard Gast © L’ange volé (2004) – ‘Peinture avec le Cinéma’ (1,3 x 1,8 m) © Adagp (collection privée)
Texte de Bernard Gast www.bernardgast.com inspiré par une œuvre de l’auteur : L’ange volé
Bernard Gast est un artiste plasticien qui crée des œuvres à partir de pellicules 35 mm de cinéma et écrit ses propres textes sur ses œuvres
Amour, ô mon amour, immense fut la nuit, immense notre veille où fut tant d’être consumé. Femme vous suis-je, et de grand sens, dans les ténèbres du coeur d’homme. La nuit d’été s’éclaire à nos persiennes closes; le raisin noir bleuit dans les campagnes; le câprier des bords de route montre le rose de sa chair; et la senteur du jour s’éveille dans vos arbres à résine.
(suite…)