L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine… …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
L’homme moderne a perdu contact avec lui-même, avec autrui et avec la nature. Transformé en marchandise, il éprouve ses forces vitales comme un investissement dont il doit tirer le maximum du profit possible en rapport avec les conditions du marché. Les rapports humains sont essentiellement des rapports entre automates aliénés, chacun assurant sa sécurité en s’efforçant de rester proche de la foule et de ne pas s’en distinguer en pensée, sentiment ou action. Dès lors, chacun reste absolument seul, en proie à l’insécurité, l’angoisse et la culpabilité, tous sentiments inéluctables lorsque l’on ne parvient pas à surmonter la solitude humaine… …Dans la société capitaliste contemporaine, la signification de l’égalité s’est transformée. Par égalité on se réfère à une égalité d’automates ; d’hommes qui ont perdu leur individualité. Aujourd’hui, égalité signifie « similitude » plutôt que « singularité ». C’est une similitude d’abstractions, d’hommes qui exécutent les mêmes travaux, qui s’adonnent aux mêmes loisirs, qui lisent les mêmes journaux, qui nourrissent les mêmes sentiments et les mêmes idées.
Jadé Fadojutimi – I Present Your Royal Highness (2018)Shara Hughes – In the Clear (2016)
après la pluie imaginant des pleurs le souvenir émerge à la surface de la conscience
larme d’âme fuyant les rêves il sursaute et se met en rond cherchant l’issue d’un labyrinthe étoilé
comme un phare de mirador la lumière implacable éblouit ta mémoire la forçant à renaître diffractée
dans ses prismes éclatés la voici qui raconte une nouvelle histoire à tiroirs où tu te perds
alors désemparé ne sachant plus qui tu es tu frémis et si la pluie revenait tu pleurerais
Tomma Abts – Feke (2013)Marina Rheingantz – Born to Love (2025)
Texte de Luc Fayard, illustré par quatre artistes contemporains.: Jadé Fadojutimi, Dhara Hughes, Tomma Abts, Marina Rheingantz
NdlR : tableaux que l’IA est allée chercher pour me les proposer (après qu’elle ai lu le poème) et validés par moi. Je lui ai demandé de trouver des œuvres qui illustrent bien mon poème, en justifiant son choix. Les explications étaient assez convaincantes. Seule autre consigne : trouver des artistes pas encore publiés dans Amavero. Et pour une fois, j’ai pensé qu’elle avait bien choisi. C’est loin d’être toujours le cas quand je formule une demande aussi générale. La plupart du temps, quand je cherche des illustrations pour un texte, je choisis un process plus sûr basé sur un matching des mots-clés du texte (proposés par l’IA après lecture et validés par moi) et ceux de la formidable bases de mots descriptifs de contenu et de contexte que j’ai fait mettre par l’IA , après de très longues discussions sémantiques et lexicales, sur chacune des 9 000 œuvres de cette galerie exceptionnelle d’art contemporain qu’est Nicole’s Museum.
Sadder than is the moon’s lost light, Lost ere the kindling of dawn, To travellers journeying on, The shutting of thy fair face from my sight. Might I look on thee in death, With bliss I would yield my breath. Oh! what warrior dies With heaven in his eyes? O Bhanavar! too rich a prize! The life of my nostrils art thou, The balm-dew on my brow; Thou art the perfume I meet as I speed o’er the plains, The strength of my arms, the blood of my veins.
Plus triste que la lumière perdue de la lune, Perdue avant l’embrasement de l’aube, Pour les voyageurs cheminant, Est la disparition de ton beau visage de ma vue. Si je pouvais te regarder dans la mort, C’est avec bonheur que je rendrais mon souffle. Oh ! quel guerrier meurt Le ciel dans les yeux ? Ô Bhanavar ! Prix trop riche ! Tu es la vie de mes narines, La rosée de baume sur mon front ; Tu es le parfum que je rencontre en traversant les plaines, La force de mes bras, le sang de mes veines.
Anonyme (6e s. ap. J.-C. Chine) : Stèle nestorienne ou Stèle de Xi’an – sculpture et gravure – Calcaire ou pierre volcanique noire (haute d’environ 2,79 mètres).
INSCRIPTION DE SI-NGAN-FOU (NdlR : aujourdhui Xī’ān) (traduction G. Pauthier – 1858)
1. Inscription, sur pierre constatant l’introduction et la propagation de la religion resplendissante du Ta-Thsin(NdlR : aujourd’hui Da-Qin) dans le Royaume du Milieu.
2. Chant laudatif avec prolégomènes formant l’inscription sur pierre de la Religion resplendissante introduite et pratiquée en Chine ; — le tout rédigé en chinois par King-Tsing, prêtre de l’Église syrienne.
NDLR : les nombres entre parenthèses renvoient au chapitre Notes du document original (PDF, 119 pages))
1. L’Être qui existe par lui-même étant la vérité substantielle, absolue, la puissance solitaire immanente et immuable, il précéda les premiers êtres et il est lui même sans commencement; inaccessible à toute perception des organes des sens, étant l’intelligence, l’incorporéité mêmes, il succédera à ceux qui seront les derniers dans l’espace et le temps, et son existence sera toujours merveilleuse (1) !
2. Explorant, de ses mains puissantes, les abîmes ténébreux du monde (2), il opéra la création. Cet Être primordial, que les intelligences subtiles, que la foule des saints hommes, dès l’origine, ont adoré, n’est-ce pas notre unité-trine (3), dont la personne admirable est sans commencement , le maitre souverain de la vérité : Eloha (*) !
Prenant le signe de la croix + pour déterminer les quatre parties du monde , il donna le mouvement à l’air primordial et produisit les deux grands principes actifs de l’univers (4) : le sombre vide fut transformé, et le ciel et lu terre parurent; le soleil et la lune accomplirent leurs révolutions, et le jour et la nuit furent faits (**) !
3. Le grand ouvrier ayant ainsi achevé la création de tous les êtres (5) ce fut alors qu’il forma (6) le premier homme. Il le distingua des autres êtres en le douant de facultés supérieures : la bonté et la sociabilité. Il lui donna le commandement jusque sur les mers transformées (7) . Sa nature intelligente était semblable, dans l’origine, à l’onde qui n’a pas encore dépouillé tout son limon ; il était simple et sans orgueil. Son cœur, encore étranger à toutes les passions qui le troublent, n’avait originellement aucune concupiscence, aucuns désirs déréglés.
4. Mais il lui arriva que, trompé par les mensonges réitérés de Satan, sa nature pure et simple se corrompit en se revêtant d’ornements extérieurs. Avec le temps s’effaça ce qu’il y avait de bon et d’élevé dans cet état primitif de sa nature sincère et vraie, et il tomba ténébreusement dans l’erreur et le mensonge qui lui avaient été suggérés.
============================ (*) En chinois ce nom est transcrit 0- lo-ô, représentant exactement la prononciation syriaque du nom de Dieu propre à cette langue : Âlohâ, le même que Eloha en hébreu.C’est déjà ici une première preuve que les auteurs de l’inscription étaient Syriens. De plus, l’exposé succinct de leurs croyances, ou le symbole de leurfoi par lequel commence cette même inscription, et qui est remarquable sous plus d’un rapport, ne peut laisser aucun doute à cet égard.(**) « Et dixit Deus : Fiat lux, et facta est lux. Et vocavit Deus lucem diem, et tenebras vocavit noctem. Et factum est vespere, et factum est mane, dies unus. » (Genèse, ch. 1, § 3 et 5.) ======================
Anonyme (850, Chine) – Stèle nestorienne ou Stèle de Xi’an (850) – sculpture et gravure -cCalcaire ou pierre volcanique noire (hauteur 2,79 m) – reproduction
Désir et impuissance : beau, intelligent, original
Yasufumi : Château d’Aizuwakamatsu dit aussi Tsuruga – 1384 – Japon (2025) – photo
El-Greco (Domenico Theotokopoulos) – Vue de Tolède (1599-1600)
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