Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • sève

    Florence Tedeschi – La Forêt

    quand la forêt perd ses couleurs
    elle en prend d’autres
    et s’endort en apparence
    pour se réveiller 
    plus forte et verte
    les odeurs vont changer
    l’épicé deviendra feutré
    la mousse exhalera son humidité
    marcheur nos rêveries
    ne seront pas les mêmes
    elles suivent le même cycle
    mais ne se rétrécissent pas
    comme la sève l’hiver
    au contraire elles s’épanouissent
    aux couleurs de chaque saison
    et nous fortifient

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Forêt, de Florence Tedeschi
    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne


  • des poulies et des hommes

    Carine Cheval – L’Équipage

    des poulies et des hommes
    ainsi vont les vieux gréements
    coordination attention relais
    seul le marin ne peut rien faire
    il a besoin des autres
    au bon moment
    sur le pont en tek
    se dresse fièrement
    l’immense mat en spruce
    sur ces bateaux à l’ancienne
    tout est à la fois
    costaud et fragile
    une école de la vie
    et de la beauté
    hisse et haut

    Texte de Luc Fayard inspiré par L’Équipage, de Carine Cheval


  • enfant à la plage

    Marie Leroy – Contemplation

    le sable ça gratte
    les petits grains se faufilent
    entre mes doigts de pied
    c’est quoi toutes ces odeurs
    lourdes et grasses 
    j’ai quand même envie
    de respirer un grand coup
    là-bas j’entends les mouettes
    et leur drôle de rire rauque
    je vois la mer qui s’en va
    sous la poussée des vagues
    je suis indécis
    devant tant de vie
    mais je le sens
    sur cette plage
    je n’ai besoin de personne
    pour exister

     

    Texte de Luc Fayard inspiré par Contemplation, de Marie Leroy


  • fleur de lys

    Hélène Legrand – Le Jardin des Lys

    il y a quelque chose
    de charnel de fruité
    dans la fleur de lys
    qui s’ouvre et offre
    aux yeux du passant
    son abandon sa nudité
    sa promesse
    d’onctuosité mielleuse
    presque indécent

    ce fugace étalage
    de splendeur crue
    cet apologue
    de l’évanescence
    cachée derrière un voile
    qui mains ouvertes
    vous dirait
    carpe diem

    Texte de Luc Fayard inspiré par Les Jardins des Lys, de Hélène Legrand


  • ferme

    Capucine Minot – La Ferme

    il y a quelques années
    c’était une ferme
    pleine de bruits et
    d’animaux
    aujourd’hui
    un havre de paix
    de quiétude de silence
    mais les toits et les murs
    rappellent les temps du labeur
    et des mains calleuses
    le passé et le présent
    s’épaulent pour un futur
    d’équilibre et de bonheur

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Ferme, de Capucine Minot


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  • lexique

    lexique

  • liberté de la plume

    cette plume appartenait
    à un geai des chênes
    qui l’a déposée une nuit
    devant chez moi
    pour que je la trouve au matin

    deux centimètres de haut
    j’ai failli ne pas la voir
    depuis que je l’ai prise
    entre mes mains
    elle est entrée dans mon âme
    et ma vie a changé
    ma vision de la beauté
    mon symbolisme
    mon attention aux détails
    j’ai découvert
    le minusculement magnifique
    porteur d’envol et de légèreté
    de tournoiement aussi

    mais il a fallu
    qu’un petit animal
    perde un attribut
    pour que je gagne en émotion

    j’espère que cette plume
    n’est qu’une mue
    pas l’issue d’un combat
    un don pas une perte
    merci à l’oiseau
    qui m’a offert ce cadeau
    je lui promets
    qu’il portera ses fruits
    désormais mes mots
    seront ceux de sa liberté

    Texte de Luc Fayard inspiré par une plume de geai des chênes trouvée par Z.
    Voir la version illustrée.

    liberté de la plume

  • ode à l’oubliée

    ode à l’oubliée

  • partir

    barré par l’envol des oiseaux blancs
    le trait de lumière décoiffe l’horizon
    la mer désertée ne vibre plus du vent
    qui tourmentait le destin des passants

    il est temps
    de partir
    ailleurs
    où la peine
    serait douce
    à vivre

    je marcherai sur les sentiers embrumés
    respirant le souffle des frondaisons
    l’âme pleine de tableaux de rêves
    et de souvenirs aux reliefs embellis

    mais la pluie
    refroidira
    mon ardeur
    et le seul bruit
    de la nuit
    mon cœur

    l’aube verra palpiter la rosée
    et parvenu au seuil de la maison
    j’ouvrirai la porte sur l’espace sans fond
    et la refermerai sur mon ombre passée

    Texte de Luc Fayard; voir la version illustrée

    partir

  • Lucas Arruda : Untitled – Deserte Modelo (2021) – (montage)

    Lucas Arruda : Untitled – Deserte Modelo (2021) – (montage)

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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025