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Citation Amavero du jour
Les politiciens qui se plaignent de la presse sont comme les marins qui se plaignent de la mer.…, cité sur FB par Eric T. citant Telegraph… Lire
quand j’irai au paradis je découvrirai ce pays sans murs ni frontières où tout s’habille de couleurs allègres les chemins et les arbres les fleurs et les nuages même les anges sont bariolés et dansent en riant ils me tendront la main pour me faire entrer dans la ronde large tourbillon de sourires et l’on tournera tellement que les couleurs se mêleront à nos âmes éthérées
Couverture du livre « Poèmes courts sur des œuvres d’art. Volume 2 : Art moderne et contemporain » – Textes de Luc Fayard – Éditions Amavero – 2024
Duo œuvre-poème publié dans le beau-livre papier Poèmes courts sur des œuvres d’art. Vol. 2 : Art moderne et contemporain Éditions Amavero, Jouy-en-Josas, 2024 COMMANDER LE LIVRE
si le cercle est brisé vais-je retourner sur mes pas ou bien bâtir une passerelle
si les bouts scindés se relient atteindrai-je mon départ ou bien les traces d’un nouvel envol
si je franchis les traits de couleurs verrai-je le ciel s’éclaircir ou bien la terre sombrer
si la foule se presse en chemin se tiendra-t-on vraiment la main ou bien marcherai-je isolé
si trois notes franchissent la mer entendrai-je une symphonie ou bien le solo du désespoir
si je respire longtemps sentirai-je une forme d’énergie ou bien l’impermanence
dans l’infini du vide le cercle ne dit rien me dit tout je ne suis rien je suis tou
Luc Fayard récite son poème la ronde des si accompagné au violon par la musique composée et interprétée par Chantal Hannes. Partition disponible sur la page « partitions de poésique » .
Texte: Luc Fayard inspiré par Cercle – Ascèse VIII, 2007- Série: « Silencieuse Coïncidence », de Fabienne Verdier, à qui j’ai demandé une autorisation de reproduction mais qui ne m’a pas répondu; alors, en attendant , je l’illustre avec Disques de Newton, de Frantisek Kupka (que j’aime aussi beaucoup !). Et puis finalement non ! Kupka n’est mort qu’en 1957 si je puis dire (donc moins de 70 ans). En finale, j’ai choisi Auguste Macke et son tableau de 1912. Ouf Mais si vous connaissez Fabienne Verdier, transmettez-lui ma supplique ! C’est quand même son tableau que je préfère…
méfiant toujours aux aguets le singe pourrait être un enfant animal qui se souvient de la souffrance prêt à vivre à tout prix malgré la jungle et le noir il ravale ses pleurs jamais tu n’oublieras ce regard aveugle pénétrant qui te broie l’âme et t’interroges qui es-tu donc vivant moitié mort qui n’ose parler de toi
Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture « Singe » de Virginie Truchot
La goutte perle Sur le front Sur la feuille Sur l’herbe Et parmi Tous les affronts La goutte sonde Les yeux L’écorce Un brin Par manque De force La goutte tombe De peur De saison De joie Elle se découvre Goutte ronde
Texte de Malla inspiré par la photographie de Poppy’AR, lu par Poppy’AR ; musique : source Adobe Stock ID ASLC-2DA30D11-5B4143E85A
LEAR Blow, winds, and crack your cheeks! rage! blow! You cataracts and hurricanoes, spout Till you have drench’d our steeples, drown’d the cocks! You sulphurous and thought-executing fires, Vaunt-couriers of oak-cleaving thunderbolts, Singe my white head! And thou, all-shaking thunder, Smite flat the thick rotundity o’ the world! Crack nature’s moulds, all germens spill at once That make ingrateful man!
LEAR Soufflez vents, à crever vos joues ! Faites rage, soufflez, Vous trombes d’eau et déluges, jaillissez Jusqu’à inonder nos clochers, et noyez leurs girouettes ! Vous, sulfureux éclairs prompts comme la pensée, Avant-coureurs de la foudre qui fend le chêne, Brûlez ma tête blanche ! Et toi, tonnerre qui tout ébranle, Aplatis l’épaisse rotondité du monde, Fracasse les moules de la Nature, disperse d’un seul coup tous les germes Qui font l’homme ingrat !
Le Roi Lear (1608), acte III, scène 2. Traduction Jean-Michel Déprats
William Shakespeare : Blow, winds, and crack your cheeks ! Soufflez, vents, à crever vos joues (1608)
Il n’y a rien en nous. Il n’y a personne. Il n’y a en nous qu’une attente sans couleur et sans forme. Elle n’est l’attente d’aucune chose. Elle est en nous comme de l’air mélangé à de l’air. Elle ne ressemble à rien, sinon peut-être à l’extrême pointe d’une lassitude. Cette attente n’a pas toujours été là. Nous n’avons pas toujours été rien, personne. Dans l’enfance nous étions tout et dieu n’était qu’une part infime de nos domaines – quelque chose comme un brin d’herbe dans un pré.
C’est avec la fin de l’enfance que l’attente a commencé. C’est après notre mort que nous avons commencé à attendre.
(1951-2022). Une petite robe de fête. folio/Gallimard, 1991.
Parle laisse tomber une parole Bonjour j’ai dormi tout l’hiver et maintenant je me réveille Parle Une pirogue glisse vers la lumière Une parole légère avance à pleines voiles Le jour a la forme d’un fleuve Sur ses rives brillent les plumes de tes chants Douceur de l’eau dans l’herbe endormie Eau claire voyelles à boire Voyelles parures du front des chevilles Parle Touche la cime d’un silence heureux Et puis ouvre les ailes parle sans cesse Un visage oublié passe Tu passes toi-même allure de vent dans un champ de maïs L’enfance avec ses flèches son idole son figuier Romps les amarres passe avec la tour et le jardin Passent futur et passé L’heure déjà morte et l’heure à tuer Passent des éclairs qui portent dans leur bec des morceaux de temps encore vivant Volées de comètes qui se perdent dans mon front Parle Mouille les lèvres dans la pierre fendue qui jaillit inépuisable Plonge tes bras blancs dans l’eau féconde en prophéties imminentes
Le Tournesol in Condition de nuage (1939-1955) in Liberté sur Parole, nrf/Poésie/Gallimard, 2014. Mexicain (1914-1998). Prix Nobel de littérature en 1990.
Octavio Paz : Source
Camillo Innocenti : Nuit (1913)
Thomas Hart Benton : Night Firing of Tobacco (1943)
Andrew Wyeth : Pennsylvania Landscape (1941) – tempera sur panneau
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