J’ai fait à pied de longues routes,
Marchant la nuit, craignant les voix,
Plus rempli d’ombres et de doutes
Que la bête fauve des bois.
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
J’ai fait à pied de longues routes,
Marchant la nuit, craignant les voix,
Plus rempli d’ombres et de doutes
Que la bête fauve des bois.
vitre embuée
sur neige et glace mêlées
visage dans l’arbre
terre contre ciel
avenir en kaléidoscope
papier froissé
lettres cachées
naissance sibylline
d’un nouvel œuf
lignes verticales
autant de traces
pour avancer
sous les nuages
sur le chemin
de l’espoir
Texte de Luc Fayard inspiré de Madness, de Sandrine Hartmann
un jour le monde sera circulaire
tendre et rose et vert
les chemins se croisant
on se hélera d’une route à l’autre
en souvenir du temps
des longs sentiers creux
on marchera cote à cote entonnant
des chants d’amour et d’amitié
mais le temps ne s’arrête pas
il faut continuer de bâtir
pour parer les attaques
de l’horloge de la vie
tic-tac tic-tac tic-tac
Texte de Luc Fayard inspiré de Union Sacrée, de Sandrine Jarrosson
le soir tombe sur Lanzarote
la belle paresseuse
endormie comme une huître
les traits noirs des vagues
dessinent une portée de notes
de musique marine
d’un ciel au bleu qui se fonce
narcisses alanguis
trois nuages se pâment dans l’eau
transparent l’air empli de silence
laisse les amants entendre
leur cœur qui bat qui bat
au rythme d’un même soupir
Texte : Luc Fayard
inspiré par une photo de C.F., voir ici

J’aimerais que mes pensées se libèrent
J’aimerais que mes pensées se libèrent, entourent mon âme, fassent vibrer mon corps comme le vent qui danse dans les arbres et fait résonner la pluie sur le tapis de mousse.
J’aimerais ne pas juger mes mots avec dureté et venir comme sait le faire le loup/chien qui pose sa tête sur l’homme qui pourtant peut le chasser et l’aimer tour à tour.
J’aimerais que ma créativité s‘exprime sans contrainte et emplie de liberté comme le cri de l’orage qui résonne dans la montagne, la foudre qui tombe ici et là avec fracas.
Texte de Clémentine Ebert, inspiré par White Forest de Fatemeh Mohamadi
Texte écrit en Atelier de poésie
Cent et onze années, troublées, Mélangées, houblonnées
Cent et onze années cendrées, rouillées, Traversées
La blancheur lactique de tes bras
Tes bras qui faisaient
Comme des branches
Me rendaient extatique, enfant soudain,
Perdant mes mots, bal, bal, balbutiant
Quand nous dansions
Et que tu m’entrainais
De tes bras pratiques,
Des branches lactiques, extatiques
Cette mémoire me fait défaut désormais
Seul cet océan nouveau me fait peur
Reconnaitrai-je ton île ? J’oublierai alors
Ces trois balles que tu t’es tirées au cœur
Cent et onze années ont passé
Et ce voile goudronné sur mes souvenirs
Est la preuve même de ton existence
Car tout recto a son verso
Texte d’Othmane M., inspiré par A travers 111 (verso), de Chantal Fontvieille ; écrit en Atelier de poésie

Une première fois, elle saute
Par la fenêtre ouverte
Elle tombe et se relève
Elle remonte aussitôt
Et se jette à nouveau
Cette fois, elle tombe plus fort
Et se relève en sang
Pourtant, elle y retourne
Avec une obstination morbide
Elle se jette dans le vide
Heurte durement le sol
La tête la première
Un silence angoissant puis
Elle se relève
Part en courant
On dirait une possédée, une folle
Mais elle est bien vivante
Cette métaphore est violente
Mais peut-être l’avez-vous deviné ?
C’est la maternité
Texte de Clara Fayard inspiré par L’Ange Volé, de Bernard Gast ; écrit en Atelier de poésie

L’amère flamme ruisselant
l’oxyde fragile boisé
flot argenté du jour
dormant dans la vaste nuit
Fleure fœtus hermaphrodite
Des aromates sauvages
sont replongés en ma sève
Texte de Consuelo écrit avec le jeu des 20 mots : amer, flamme, ruisseler, oxyder, fragile, bois, flot, argent, jour, dormir, vaste, nuit, fleur, foetus, hermaphrodite, aromate, sauvage, être, plonger, sève

