Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.

Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.

1 404 artistes • 746 auteurs
publiés dans Amavero

  • phare de l’île

    Marie Leroy – Le phare de Guincho

    parfois le temps s’arrête
    le vent aussi
    ils font la pause
    entre deux tempêtes
    l’occasion de respirer
    et de regarder dans le ciel
    un nuage qui se rebelle

    la mer s’est vidée
    de tous ses bateaux
    une autre séquence se vit
    celle du silence
    de la réflexion
    mais attention
    la vie n’est pas ce que tu crois
    bientôt il faudra te courber
    sous les embruns à venir

    Texte de Luc Fayard inspiré par Le phare de Guincho, de Marie Leroy
    Voir nos deux autres galeries d’art (œuvres seules) : Art contemporain, Art moderne


  • cambrure

    Sculpture en forme de torse féminin, faite de matériau texturé et colorée en noir.
    Virginie Truchot – Cambrure

    cambrure de toréador
    hanches poussées vers l’avant
    fières impudentes          
    comme pour te dire    
    regarde         
    c’est moi    
    qui donne la vie    
    je peux aimer tous ceux   
    qui partagent leur cœur  
    empreint de compassion  
    car ils savent que je suis  
    le désir                  
    et la beauté     

    Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture Cambrure, de Virginie Truchot


  • métamorphose

    Virginie Ressy – La Mue

    la cigogne étonnée
    regarde la guêpe
    en mauvais état
    sur le plancher
    elle préfère les criquets
    aura-t-elle le temps
    de la manger
    avant sa métamorphose
    en vieille dame
    à talons hauts
    les vieilles dames 
    ne mangent pas les guêpes

    Texte de Luc Fayard inspiré par La Mue, de Virginie Huillard Ressy


  • nouvelles correspondances

    il y  a de la musique dans un tableau
    mais elle joue une drôle de partition
    polyphonique
    à la fois solo dans chaque recoin
    qui nous attire irrésistible
    et symphonie qui éclate
    dès qu’on embrasse l’œuvre 
    d’un regard de spectateur lointain
    puis les solos reprennent ici et là
    en suivant l’âme des yeux
    qui déroule un parcours non écrit

    il y a de la peinture dans la musique
    chaque note possède sa propre couleur

    do tout en majesté 
    en tenue de majordome
    noir pour s’imposer

    si tout au bout du chemin
    note si joyeuse
    blanc de robe de mariée

    la grave et dominant
    tous comptent sur lui
    vieux monsieur digne et las
    fronçant les sourcils
    marron foncé évidemment

    le ré résonne 
    comme un renouveau

    une renaissance
    bleu indigo

    mi c’est une note du milieu 
    mélange mixité

    prête à tous les arrangements
    violet composite

    le fa sonne et claque 
    comme le printemps 
    comme un drapeau
    vert d’eau

    enfin le sol terre à terre
    pilier de tant de création
    clé qui ouvre toutes les portes
    rouge comme le sang des artistes


  • enfer

    le corps est prégnant
    jamais l’âme ne pourra s’envoler
    l’homme est lourd de chair
    et quand il veut rêver
    il se voudrait léger dans l’air
    mais il a mal aux dents

    il se plaint œil vide dos voûté
    j’ai perdu dit-il la grâce de l’enfance
    oublié la puissance du silence
    l’homme ne s’écoute même plus
    il ne fait que bouger se gratter
    comme si sa pensée pouvait se lessiver
    d’un coup d’ongle négligent

    créature du paradoxe et du soupir
    filandre perdue dans l’infini successif
    il se tait les mots ne servent à rien

    nous voici blêmes et bleus
    sans bouée de sauvetage
    dans l’océan du non dit du non partage

    l’enfer c’est cela
    se contenter d’une telle vanité
    sans pouvoir rire ni pleurer
    sans même avoir peur

    Image créée par Starry AI pour illustrer le poème « enfer »

    Texte de Luc Fayard illustré par une image créée sur ce texte par l’IA Starry AI


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Une couverture de la Gazette d'Amavero avec des portraits de Nikolaus, un enfant, et de Barbara, une femme âgée, accompagnés de descriptions artistiques.
Une de La Gazette d’Amavero n°5 du 26 mai 2025