Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Blog « Fleureter »
Amavero est un jardin de liberté, une passerelle, un espace vivant de poésie, d’art et de culture. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre ses univers. À lire, à regarder, à ressentir… pour s’y promener librement. © Tous droits réservés aux artistes pour les illustrations.
Amavero est un espace vivant de poésie, d’art et de pensée. Chaque jour, des mots, des images, des liens entre les deux. À lire, à regarder, à ressentir — librement.
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
je veux être chat
pour me glisser contre toi
dans ta longue nuit
je veux être chien
pour que tes doigts me caressent
dans le creux du dos
je veux être mouche
pour te titiller le nez
et que tu me chasses
Tu ne trouveras pas, lecteur, dans cet album de chansons, ma préférée. Elle se cache ailleurs, dans le vent dorant tes cils. Ce regard qu’elle aère… Il faut bien qu’une fois endormi, tu entendes ma chanson…
Je ne suis pas le chantre de la nuit. Je suis où tu ris, ton rire; là où tu pleures, la guêpe émerveillée de tes larmes. Tout le suc du monde sur tes lèvres. Il faut bien qu’une fois réveillé, tu chantes ma chanson…
Edmond Jabès, Le Seuil Le Sable, Poésies complètes, 1943-1988, NRF Poésie Gallimard
De tout, il resta trois choses:
la certitude que tout était en train
de commencer,
la certitude qu’il fallait continuer,
la certitude que cela serait interrompu
avant que d’être terminé.
Faire de l’interruption un nouveau chemin,
faire de la chute un pas de danse,
faire de la peur un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche…
une rencontre.
Fernando Sabino, poète brésilien extrait de « O encontro marcado » (Le rendez-vous convenu); parfois attribué par erreur à Fernando Pessoa. Cité sur FB par Emmanuel E.
ABI ABI
G AC CD MÉ OBI
É WQ RÉV É FUI
OJVMO MIL MR
ABI ABI
LN MA FY LHR LÉT
Abbaye, abbaye
J’ai assez cédé, aimé, obéi,
Et double vécu rêvé et fui
Ogive et émaux et miel et mer
Abbaye, abbaye
Hélène aima et fit grec et la chair et l’été.
Louise de Vilmorin, L’Alphabet des aveux









